CHAP. XXII. — DE L'ENFER
Ils feront l'aveu de leurs crimes; mais l'arrêt de leur condamnation est irrévocable, lxvii, 8-11. Les infidèles,
au milieu des brasiers de l'enfer élèveront vers le
ciel leurs cris plaintifs : Seigneur, retire-nous des flammes; nous ferons le bien que nous avons omis. — N'avonsnous pas prolongé vos jours, leur répondra-t-on, afin que celui qui devait suivre la lumière ouvrît les yeux? N'avez-vous pas reçu un apôtre ? Subissez votre sort. Il n'y a point de secours pour les infidèles, xxxv, 33-35. Les réprouvés crieront aux bienheureux : Répandez sur nous de cette eau (1) et de ces biens dont Dieu vous nourrit. On leur répondra : Cet avantage est interdit aux infidèles. Ils se sont laissés séduire par les charmes de vie mondaine. Nous les oublions aujourd'hui, parce qu'ils ont oublié le jour du jugement et qu'ils ont rejeté nos oracles, vu, 48, 49. En vain s'efforceront-ils de s'arracher des flammes. Ils y demeureront ensevelis, et leurs souffrances seront éternelles, v, 42. Un héraut prononcera au milieu d'eux ces mots : Malédiction de
Dieu sur les impies! Ils ont écarté leurs semblables
de sa loi ; ils se sont efforcés d'en corrompre la pureté ; ils ont nié la vie future, vu, 42, 43.
(t) Voyez l'évangile de saint Luc, chap. xvi, v. 24.