‹ Science du bien vivre, ou monographie de la cuisineChapitre 1 sur 88 · FEU ANTONIN CARÊME · texte numérisé non relu

FEU ANTONIN CARÊME

Monsieur

Permettez -nous de publier sous vos auspices la Science du bien vivre , ce code des règles d'une société polie, expérimentée dans le confort de la vie de notre temps. Les souvenirs qui se rattachent à votre nom et à ceux de vos amis seront pour ces règles une sanction ; on croira à des conseils, à des principes que l'école que vous représentez a consacrés.

Il ne suffit pas de préciser les principes qui dirigent le goût et les convenances , il faut encore leur donner autorité ; cette autorité , vous la puisez dans les traditions de vos aimables et illustres amis; nous nous sommes inspirés de leur esprit, Monsieur : aussi seronsnous heureux si vous trouvez que nous avons quelquefois réussi, et qu'en passant de la cuisine au salon, nous nous sommes montrés dignes de comprendre les maîtres que votre élégant et riche recueil des Classiques de la table a su interpréter avec tant de vivacité et de charmes d'esprit.

MM. de Talleyrand , de Cussy ; quelques praticiens illustres, MM. Carême, Laguipierre, et aujourd'hui MM. Plumerey et Étienne, ont fixé les lois de l’art de bien vivre, dont nous avons tâché de

reproduire les heureux préceptes, tout en nous adressant aux modestes fortunes ; puisse-t-on trouver dans nos avis un reflet de leurs douces leçons.

Votre suffrage, Monsieur, donnera quelque valeur à nos intentions ; il prouvera que notre publication a un but d'utilité , et qu'elle peut être acceptée par ceux qui aiment à voir allier au bon goût les formes exquises des convenances.

Veuillez recevoir l'expression de nos sentiments distingués.

Vos très -dévoués,

Paul BEN et A. D.

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