‹ Science du bien vivre, ou monographie de la cuisineChapitre 12 sur 88 · EE SAVOIR VIVRE» — MAXIMES ET PENSEES · texte numérisé non relu

EE SAVOIR VIVRE» — MAXIMES ET PENSEES

e bien vivre m’avait été défini d’une manière si précise et si rigoureuse , que , peu soucieux d’encourir les reproches de plagiaire, je me hâtai à mon retour de transcrire sur mes notes une partie de la conversation que j’ai rapportée dans le chapitre précédent. Tout en me félicitant du hasard heureux qui m’offrait l’occasion de donner à cette définition la sanction de l’expérience, je m’applaudissais de la nouvelle circonstance qui me permettait de satisfaire à l’exigence de mes lecteurs et de leur transmettre, sans beaucoup d’efforts, — on a déjà dû remarquer plus d’une fois que je me pique moins d’originalité que d’une certaine exactitude de reproduction, — de leur transmettre, dis-je, sans beaucoup d’efforts les opinions d’autrui, et de donner ainsi à ma Monographie tout le développement que comporte son sujet.

Toutefois, j’en étais au regret de n’avoir pas recueilli tous les renseignements que pouvait me fournir l’homme bienveillant et spirituel qui, m’enlevant la responsabilité d’une définition périlleuse, me laissait cependant dans un embarras dont mes propres forces ne suffisaient pas pour me tirer.

En effet, mon habile interlocuteur avait défini le bien vivre, et n’avait glissé qu’en passant sur une autre règle de la vie, tellement

inhérente à la première, que sans l’une, l’autre ne se comprend plus : savoir vivre est le corollaire immédiat du bien vivre; il en est le complément obligé. Définir l’un et négliger l’autre, c’était faire preuve d’inhabileté , d’impéritie , c’était laisser inachevée une œuvre dans laquelle mon amour-propre se trouvait fortement engagé, et l’amour-propre du plus humble auteur a, je dois en convenir, une certaine dose de susceptibilité.

Je serais volontiers allé trouver mon conseiller; mais cette démarche m’obligeait à un aveu dont, pour mon chatouilleux orgueil, le remède eût été pire que le mal. Cependant je tenais à une définition. Vingt fois j’avais inutilement taillé mon crayon, et ma pensée rebelle ne produisait que de vains mots. De dépit, laissant de côté mon bureau, je feuilletai sans succès tous les dictionnaires, et j’en étais arrivé à biaiser, à prendre un mezzo termine qui, en mettant à couvert ma susceptibilité, me fournissait un moyen de transaction où j’esquivais la difficulté sans trop compromettre mon importance, lorsqu’une de ces idées qui nous arrivent, comme l’ancre de salut au vaisseau naufragé, vint remettre à flot mon esprit battu par les vagues du découragement.

Nous étions au lendemain de la fête que j’ai décrite ; j’avais entièrement abandonné mon travail , et m’étais réuni à ma famille et à quelques amis venus pour prendre le thé avec nous. La conversation, d’abord enjouée et égayée par certaines anecdotes du jour, devenait languissante, sans doute par l’effet de la préoccupation de mon esprit, lorsque ma fille

— c’était tout à fait de sou âge — proposa un tour de jeux innocents. Chacun applaudit à la proposition de l’enfant; mais pour se conformer à une règle invariable établie par ma femme, ce fut celle-ci qui désigna le jeu. Celui du secrétaire , choisi par elle , m’ayant fait remarquer une assez grande facilité d’expression dans les rédactions qui furent lues à haute voix , je crus pouvoir tirer parti de la cir-

constance, et ayant été appelé par ma fille pour fixer les conditions dont l’exécution permettrait le rachat des gages, je m’arrangeai de telle sorte que j’exigeai, contre leur remise, une nouvelle rédaction dont je déterminai vaguement le sujet, mais dont la pensée se rattachait essentiellement au savoir vivre dans la spécialité de la table.

Les pénitences donnèrent un nouvel attrait au jeu, et j’en prolongeai tellement la durée, que bientôt je me trouvai en possession d’une foule de pensées que je transcris ici, et qui se rapportent si bien à mon idée principale , qu’elles viennent merveilleusement au secours j de mon insuffisance et me permettent de com- | bler une lacune qui ne laisse reposer sur moi que la responsabilité de la publication, mais qui m’a préservé des douleurs de l’enfantement.

Voici le dépouillement de l’urne aux pénitences :

oeil du maître est la clef de 'h l’ordre et de l’économie.

Les usages se perpétuent, les pua, mots qui les ex- '^r' ° priment chan-

gent seuls : le savoir vivre, le bon ton, la bonne compagnie, ne sont pour les jeunes gens de notre époque que ce qu’était pour nos pères la civilité puérile et honnête.

Le coup d'œil bienveillant, l’aimable sourire de la maîtresse de la maison et de sa fille sont

En cuisine, comme en tout, ni trop ni trop peu.

l’heureux pronostic d’une cordiale et douce hospitalité.

Savoir faire les honneurs de chez soi, c’est savoir oublier qu’on en est le maître.

En cuisine, qui veut la fin veut les moyens : la première règle de la durée du bien vivre consiste dans le maintien de l’équilibre entre le revenu et la dépense.

Regardez à deux fois avant d’inviter un convive ; mais n’oubliez pas que dès que vous l’avez reçu, il est plus que votre hôte, il est votre ami.

La parcimonie et la prodigalité sont les deux plus grands ennemis du bien vivre.

L’affabilité ne s’apprend pas : c’est une expression naturelle du cœur qui se revêt de toutes les formes de la grâce.

C’est à une prudente économie qu’il faut demander les moyens d’orner la table d’une parure inusitée, aux occasions où le cœur doit trouver, dans la libre allure du festin, le plaisir d’une douce expansion.

Quand les femmes cessent d’être naturelles, elles cessent d’être affables.

Nos mœurs progressent : on ne demande plus à boire , on demande à rire.

Le convive le plus élevé par sa position sociale, le convive du rang le plus modeste, ont les mêmes droits à l’affabilité de leurs hôtes.

Rien n’aiguise l’esprit et la saillie comme un bon dîner.

Ce ne sont ni les leçons du maître à danser, ni les jeux à la madame , ni l’affectation guindée du pensionnat, qui donnent à l’affabilité les

Rien ne dilate le cerveau, rien n’enfante la gaieté comme les vins de la côte de Nuits , comme la mousse pétillante de l’aï pris modérément.

formes attrayantes, qu’enseignent seulement la bienveillance et la candeur.

La euisine est la pierre de touche de l’hospitalité.

a Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas », disait un grand homme. « De l’aimable gaieté à la folle ivresse, il n’y a qu’un doigt de vin », a dit le plus expert des gourmets.

L’administration domestique est la pierre angulaire de la prospérité de la famille.

« Peu et bon », dit le sobre. « Beaucoup et bien », dit le gastronome.

Le plus vif aiguillon de l’appétit, c’est la joyeuse humeur de l’amphitryon.

Offrir deux ou trois fois la même chose, ce n’est pas savoir faire les honneurs de chez soi, c’est devenir importun.

Laissez à vos convives le choix des vins que vous leur faites servir. Votre insistance sur tel ou tel crû n’est ni convenable ni de bon ton.

Proscrivez de votre table un mets dont le silence unanime a proclamé la condamnation.

A de certains intervalles, faites reparaître celui qui a enlevé tous les suffrages.

Récolter abondamment dans le champ de la variété, c’est moissonner à pleines mains dans les domaines du plaisir.

Jeune fille, si un convive indiscret s’écarte des préceptes du savoir vivre et franchit les limites des convenances, parlez -lui de votre mère, de votre père : le nom de la famille est la sauvegarde de la décence et de la pudeur.

Le convive qui ne sait pas observer les règles du savoir vivre doit éviter les réunions de la bonne compagnie. Sa place est à la taverne ; elle sera plus lard au cabaret.

La table n’est pas le champ clos de l’intem-

pérance; elle est une lice aimable ouverte à l’appétit.

Il est rare qu’après une heure consacrée au festin , l’ingénuité et la fine saillie ne percent pas même chez l’homme le plus discret.

L’homme spirituel reconnaît les prévenances du festin par l’originalité de ses reparties.

A table, l’œil de la maîtresse de maison doit avoir la vivacité de celui de l’aigle et la douceur de celui de la colombe.

Il ne faut pas dire : « Mon premier service ne sera que passable ; le second en dédomma-

géra mes convives. » Etablissez le crescendo, — d’accord, — mais pour accroître le ravissement.

Discuter le menu est affaire importante ; mais le faire exécuter dans toutes les règles de l’art, c’est comprendre l’immense étendue de ses devoirs.

On prise volontiers le mérite d’un bon dîner ; on ne prise pas assez l’intelligence qui a présidé à son exécution.

Rien n’embarrasse un dîner comme la politesse qui offre, et la politesse qui refuse. Prenez et passez.

Acceptez le partage d’un fruit ; mais ne l’offrez jamais.

Tout ce qui compose chaque service doit être sans réserve à la disposition des convives ; mais pour ceux-ci, ce serait ne pas savoir vivre que d’en provoquer la circulation.

Les cris et les gros rires sont aussi déplacés à table que ceux qui demandent qu’on leur fasse passer du bouilli et de la volaille.

Ce qui assure à la France une immense supériorité en civilisation , c’est son culte pour le bien vivre.

Il faut distinguer le bon vivant du viveur i le premier est de bonne tradition, le second est de mauvais ton. On n’est bon vivant que par occasion ; le viveur l’est toujours.

Le viveur est aussi éloigné du bien vivre que le Hottentot de la civilisation.

Le viveur aime à manger seul : c’est le cachet de l’égoïsme.

compagnie sont des égards réciproques que se doivent les convives.

Les usages adoptés par la bonne compagnie ne sont point des entraves à la gaieté du festin ; ils n’en proscrivent que les excès.

Le grand art de la maîtresse de maison consiste à traiter ses convives de manière à faire disparaître entre eux l’inégalité des rangs.

Ceux qui se plaignent des formes de la bonne compagnie ne sont pas des pères de famille.

Les habitudes de la table de famille sont les rudiments des usages adoptés par la bonne compagnie.

Ce qui prouve l’excellence de nos mœurs et le degré de notre civilisation, ce sont les formes exquises adoptées pour les usages de la table par la bonne compagnie.

Le viveur n’est que la charge du gastronome expert.

Si la place d’honneur est offerte au convive dont le rang social est le plus considérable, cette distinction n’est qu’une déférence et ne constitue pas un droit.

Le savoir vivre est au bien vivre ce que l'esprit est au jugement.

Quoiqu’on parle à voix basse à table, il ne faut jamais que ce qui y est dit soit de nature à ne pas être entendu par l’ouïe la plus délicate.

Les formes adoptées à labié par la bonne

Il est permis , il est nécessaire qu’une aimable gaieté assaisonne le repas. Il est du plus

mauvais ton que les éclats de voix et les rires bruyants s’y fassent enleudre.

Les discussions politiques ne sont pas seulement, à table, un anti -digestif; elles en éloignent la gaieté.

Chacun a- ses faiblesses; mais l’amphitryon et la maîtresse de maison n’en doivent plus avoir aux jours de réception. II faut que ceux qui s’asseoient à leur table se croient chez eux.

Acceptez le moins possible à dîner chez ceux qui réservent quelques-uns de leurs plats entiers et ne les font pas tous découper.

La vanité jointe à la parcimonie est une dette payée à l’étiquette; ce n’est plus un acte d’hospitalité.

Défiez-vous de ceux qui parlent de leurs dîners, qui vantent leurs vins : c’est l’orgueil de Diogène qui perce à travers les trous de son manteau.

L’esprit de la maîtresse de maison consiste surtout à faire briller celui de ses convives.

N’offrez jamais d’eau, et n’acceptez de vin que raisonnablement.

A table, gardez-vous du blâme; mais soyez circonspect pour la louange. S’extasier mal à propos, c’est faire souvent un sot compliment.

Une muette adhésion a plus de mérite qu’une approbation trop laudative.

Savoir placer ses convives à table, c’est faire preuve de goût et d’esprit. Le voisinage d’un aimable vieillard n’est point à dédaigner pour la jeune fille; celui d’une femme qu’a mûrie l’expérience est souvent pour le jeune homme une heureuse leçon.

« La gourmandise est , a-t-on dit , le vice des âmes sans étoffe. » Ne vous conduisez jamais de manière à donner à penser que vous avez l’âme dans l’estomac.

Si l’exactitude est la politesse des rois, elle est pour les convives un impérieux devoir.

e moyen employé pour obvier à l’inconvénient de ma propre insuffisance ayant réussi à mon gré , je ne me suis fait aucun scrupule de la reproduction des pensées que l’on vient de lire. Je ne les offre ni comme des aphorismes ni comme des maximes auxquelles le nom de leur auteur donne une grave autorité; je les crois convenables, propres au sujet, et c’est seulement sous ce double rapport que je les présente, étayées du faible appui de ma responsabilité.

J’ajouterai cependant à ces pensées , dont certaines dénotent l’habitude et l’observation de la bonne compagnie, quelques réflexions qui tendront, sinon à justifier l’aspect moral que je me suis proposé de présenter, au moins

le désir de demeurer fidèle à mes engage-

inents.

Les progrès du savoir vivre sont manifestes, et l’on ne saurait trop répéter quelle heureuse influence exercent les usages du bon ton , les formes d’exquise politesse. Leur propagation de plus en plus répandue nivelle les positions sociales, et tend à faire disparaître les nuances tranchées qui séparèrent longtemps ce qu’on

appelait la bourgeoisie de ce qu’on nomme encore la noblesse. On sait vivre dans le commerce et dans l’industrie, dans la robe et dans la finance , comme on savait vivre autrefois dans les salons des gentilshommes. La distinction dans les manières, la réserve dans le maintien, le choix dans l’expression, ne sont plus le partage d’une classe qui longtemps en eut le privilège exclusif.

Depuis cinquante ans, la bonne compagnie a reculé les bornes de son empire : l’éducation s’est posée la régulatrice de règles dont l’observation devient générale; les femmes les ont adoptées avec un tact tellement admirable , qu’elles les ont partout imposées. Aussi les festins et les réceptions d’un quartier longtemps renommé par la grâce de son urbanité, par le charme de son affabilité, et ceux des autres quartiers qui semblaient plus spécialement affectés à la finance, à la magistrature et à la bonne bourgeoisie, n’offrent- ils plus à l’observateur le moindre contraste. Le savoir vivre ne s’est pas seulement étendu sur tous les points de la capitale, il s’est répandu sur chaque partie de notre territoire ; il n’est pas un endroit le plus reculé de nos provinces qui ne soit de son domaine.

Il est vrai que cette transition si remarquable, que celte heureuse invasion du savoir vivre

dans les usages du bien vivre a ses contempteurs et ses opposants : là où règne une aima-

ble décence, on veut trop souvent voir une pruderie étudiée ; là où la conversation se revêt des formes polies du langage, une affectation ridicule ; là où la prudente réserve met un frein à une licence condamnable, une barrière à la franche gaieté.

Mais les époques de transition sont fertiles 'en opposition. Elles causent tant de déplacements, elles heurtent tant d’opinions, qu’il est seulement permis au temps de ramener à une loi uniforme ceux que la perpétuité d’antiques usages ont rangés sous l’empire de la succession traditionnelle des faits.

J’assistais tout récemment à un dîner où le ton exquis de la maîtresse de la maison indiquait combien elle possède les préceptes du savoir vivre , où la riche et splendide ordonnance du couvert annonçait la science du bien vivre. Mon voisin de gauche à table était un homme du monde, initié aux formes et aux habitudes de la bonne compagnie : tout ce qui se passait sous ses yeux lui semblait si naturel et si ordinaire, que ni la recherche des préparations ni l’élégance du service ne parurent en l ien le surprendre. Mon voisin de droite , au contraire, quoiqu’il occupe dans la société une honorable position, qu’il soit habitué à tout le confortable de l’aisance, est un de ces convives sinon louangeurs du passé, au moins grands amateurs du facile abandon qui caractérisait le dîner de nos pères. Ce dernier s’applaudit de mon voisinage. Nous nous connaissions de vieille date. Je devins le confident de ses remarques et de ses observations , faites cependant avec assez de réserve pour n’être entendues que de moi :

— Les bonnetiers, me dit-il, doivent rendre grâce au savoir vivre.

— Et pourquoi? répondis-je.

— Il fallait notre époque pour faire admettre l’usage des gants pour le service de la table.

Comme je jetais les yeux sur la carte du service placée près de moi :

— A quoi bon, me dit mon voisin, cet emprunt fait à nos restaurateurs?

— A guider notre choix dans l'exquise pro- ^ fusion du luxe culinaire que vous voyez déployé.

— Inutile précaution! Je mange de tout.

— Vous plaisantez?

— Je parle en conscience, et l’homme de bonne conscience est toujours homme de bon estomac.

Le service commencé, mon voisin de droite y fut tout entier. Je ne sais si, comme il se l’était promis , il mangea de tout ; mais ce dont je suis convaincu , c’est qu’il mangea toujours.

Quoique peu versé dans le savoir vivre, à part son étonnant appétit, ou peut-être par une conséquence naturelle de sa grande faculté digestive, il ne commit aucune autre inconvenance, et se tira de sa position en homme qui aime à se rendre un compte exact de toutes les libéralités de son hôte.

Un autre convive attira mon attention. Celuilà en était encore aux rudiments du savoir vivre; mais on pouvait distinguer à ses regards, à son maintien, à ses mouvements, qu’il cherchait à se conformer aux usages de la bonne compagnie. Placé à côté d’un àrliste spirituel, aussi remarquable par les formes du bon ton que par l’élégance du langage, il cherchait à imiter celui-ci; mais plus ses efforts tendaient à se rapprocher du modèle qu’il s’était choisi , plus aussi il y avait de gaucherie dans ses manières, de ridicule prétention dans sa tenue. Quelquefois cependant, la force de l’habitude l’emportant sur la contrainte qu’il s’imposait, notre homme redevenait lui , et se laissait aller à quelques-unes de ces bévues que Delille reprochait si plaisamment à l’abbé Cosson. Ainsi je l’entendis dire à un des gens de la maison, en élevant un verre à la hauteur de son épaule droite : « Garçon, du château Mar gaux! » A un autre moment, je le vis tirer de sa poche une riche tabatière d’or, la présenter à son voisin , y introduire ses doigts à plusieurs reprises et la déposer ensuite avec complaisance à côté de son couvert. Au second

service , je remarquai qu’il demanda jusqu’à trois fois du même entremets. Mon voisin qui mangeait toujours et de tout eût été incapable d’une semblable inconvenance. Mais ce qui mit le comble à la maladresse de notre novice en savoir vivre, ce fut cette dernière particularité : la maîtresse de la maison s’étant levée de table, chacun de nous suivit ce mouvement, même notre ignorant du bon ton ; mais au lieu

d’offrir le bras à la dame placée près de lui •pour la conduire au salon, il se rapprocha précipitamment de sa place et se hâta d’avaler le champagne dont son verre était encore rempli.

Puisse notre Monographie tomber dans les mains de ce singulier convive; puisse-t-il s’y reconnaître et profiter de la leçon indirecte qu’il m’a fourni Poccasion de lui donner!

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