TOLOI^TÉ ET LOI NATURELLE
H L*eipérience nous apprend dans le fait, aree toote TëTidence possible^ ce qui, k première Tve, parait absurde , que la société prépare le crime et que le criminel est seulement Tinstrament qui Faccomplit. »
(QcFTELET, Sur rkomme.)
A loules les époques, les penseurs^ el, positîvemenl, dans la plupart des cas, les plus profonds et les plus inslruils d'enlre eux, se sont déclarés plus ou moins contre la liberté de la volonté humaine, et se sont mis par Ik en opposition avec une des opinions les plus comoiunes de la vie journalière qu'aucun raisonnement philosophique ne paraît pouvoir renverser. En effet, qu'y a-t-il qui paraisse au sens commun plus naturel et plus indispensable que de croire que les actions des hommes, aussi bien lorsqu'on les prend isolément que lorsqu'on les observe dans leur ensemble, dépendent de leur option entièremont libre, et que les hommes auraient aussi bien pu s'en nh ilonir que les exécuter ? El cependant lorsqu'il pénètre prorondément dans l'enchaînement intime de ce qui se passe dans la nature et dans l'histoire, le penseur apprend de plus en plus le contraire et reconnaît qu'il y a des lois et des nécessités là où un coup d'œil superficiel ne lui faisait voir que le hasard ou l'arbitraire. En effet, il n'en est des lois du monde moral pas autrement que des lois