‹ Science et philosophieChapitre 11 sur 60 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

portance. Cette façon de procéder lui était d'ailleurs coutumièr.e ; pendant longtemps, il assuma tous les ans la lourde tâche des examens oraux d'entrée à TEcole, tandis que le second examinateur de mathématiques ne voyait son tour revenir que tous les trois ans ; en même temps, il revisait chaque année les épreuves écrites du concours pour les bourses de licences. Lorsque les deux concours réunis représentèrent une charge plus que doublée, il se laissa, difficilement, persuader de consentir à une répartition plus équitable : ce ne fut pas sans regret qu'il s'y décida, car il n'ignorait pas que les examens étaient mieux faits par lui que par tout autre, et savait mieux que personne que la qualité du recrutement de l'Ecole normale, c'est pour ainsi dire toute TEcole normale. Il tint à faire les examens une dernière fois en juillet igioet n'hésita pas à violenter sa nature au point d'user de dissimulation : pour empêcher les siens et ses collègues de peser sur sa décision, il ne la leur fit connaître qu'après qu'elle eut reçu la sanction officielle, et rien ne put alors le décider à la modifier. Il opposa d'ailleurs toujours la même résistance à ceux qui auraient eu une grande joie à le soulager partiellement dans son service : « Mon cher ami, vous êtes bien gentil, et je sais que je puis compter sur vous ; je vous promets d'y recourir dès que j'en ressentirai le besoin; mais, fort heureusement, je suis encore capable de faire mon devoir et je dois en donner l'exemple. »

On ne pouvait que s'incliner et peut-être fut-il plus heureux d'avoir pu se dire à ses derniers instants qu'il avait été jusqu'au dernier jour le bon ouvrier^

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x\près avoir parlé du mathématicien, du pro-

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