III
les comités dans lesquels l'élévation de son esprit et de son caractère et sa parfaite connaissance des hommes ont rendu des services éminents. En 1907, il fut élu membre libre de l'Académie des Sciences, au fauteuil laissé vacant par Brouardel.
Telle fut sa vie publique ; je croirais trahir sa confiance en parlant ici de sa vie de famille : ce que je pourrais en dire, tous ses amis le savent, et les autres n'ont aucun intérêt à le savoir. Qu'il me soit donc permis d'offrir simplement à M"° Jules Tannery et à ses enfants Thommage ému de ma sympathie dans le malheur dont ils peuvent seuls connaître toute l'étendue.
C'est les principes des mathématiques et la façon de les exposer qui m'ont surtout préoccupé ; je me suis particulièrement appliqué à méditer les fondements de l'analyse; j'ai essayé d'en approfondir les principes ; j'ai tourné mes efforts vers l'enseignement, la coordination et la divulgation des vérités acquises, bien plus que je n'ai cherché à en découvrir de nouvelles.
Si l'on prenait à la lettre cette appréciation, on risquerait de se faire une idée singulièrement incomplète de l'influence exercée par Jules Tannery sur les progrès de l'analyse mathématique.
Nous ne pouvons étudier ici ses mémoires originaux ^ ; à côté d'eux, il conviendrait de citer
I. Il suffira d'en citer quelques-uns pour donner une idée de la variété et de l'étendue de ses travaux.
Sur les équations différentielles linéaires à coefficients variables (Thèse de Doctorat; Annales de V Ecole normale, 2» série, t. IV.).
Sur l'équation différentielle linéaire qui relie au module la fonction complète de première espèce. — Sur quelques propriétés des fonctions complètes de première espèce [Comptes rendus de V Académie des Sciences, t. LXXXVI).
Sur une équation différentielle linéaire du second ordre [Annales de r Ecole normale, 2° série, t. VIII).
Lettre à Weierstrass [Mojiatsberichte der Ahademie der Wtssenschaften i^u Berlin, 1881).