BOURSIERS DES FACULTÉS
publics dans les coocoars d'agrégation : TÉtat fiie d'aOIears chaqne année le nombre des agrégés dont il a besoin poor ses lycées. Il ne saurait y avoir plétbore à cet égard. Qaant aux boursiers qui obtiennmt le grade de licencié, la plupart doivent trouver un emploi dans les collèges communaux. 0 y a quelques années, rappelons-le, il y manquait trois mille licenciés, nécessaires|ponr remplir les emplois de professeurs. Or, à peine quelques centaines de boursiers ont-ils été pourvus, qu'un phénomène singulier s*est produit : on cessa de leur donner un emploi dans les collèges. Les maîtres de ceux-ci, pourvus josque-li d'une délégation provisoire, en raison de rinsuRtsance de leurs grades, avaient reçu subitement l'investiture d'un titre définitif.
Heureusement, le recrutement des professeurs tiœndés, arrêté ainsi momentanément, a repris depuis, et rien ne prouve qu'il ne suffise pas à absorber tous nos boursiers, quand ce service aura pris une règle définitive. S'il en reste quelques-uns, il est facile d*ailleurs de leur donner un emploi fructueux pour l'enseignement secondaire. Pourquoi ne pas utiliser les plus capables comme professeurs surnuméraires et dédoubler avec leur concours les classes trop nombreuses denos grands lycées. Sans créer pour cet objet des chaires trop onéreuses au budget, telles
que celles de professeurs définilifs, pourquoi encore ne pas établir dans nos principaux lycées de vrais el sérieux maîtres répétiteurs des classes supérieures, rhétorique, philosophie, mathématiques : maîtres chargés non plus de surveiller seulement les élèves, mais de les aider efficacement dans leurs exercices; chargés, en un mot, de jouer vis-à-vis d'eux le rôle de frères aînés, qui les dirigent dans leurs éludes el leur apportent le concours de celte instruction supérieure, puisée pendant leur séjour dans les Facultés?
Au bout opposé de Téchelle des études, on a déjà introduit des instituteurs primaires, et des femmes pourvues de diplômes, non sans un extrême profit pour réducation intellectuelle et morale des petits enfants qui fréquentent les classes inférieures des lycées. Pourquoi ne pas faire une chose équivalente pour les classes supérieures? Ce devoir n'aurait rien d'humiliant ni de pénible pour les boursiers parvenus au grade de licenciés. Ils ne sauraient d'ailleurs s'y refuser : c'est le prix du double service qui leur a été rendu.
On dit que des essais ont déjà été faits dans cette voie : ce serait la solution tant cherchée du problème des maîtres d'études.
. Si l'on veut bien continuer à chercher dans celte direction, avec la ferme volonté d'arriver à un résul-
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Ut.les nofnbreoi lycées de France offriront lous les délMucbés nécessaires, avec grand proGt pour leurs élèTes, et l'on résoudra en même temps les quelques difficollés que peut oEbir le Dombre des boursiers d'ensei^emenl sopérieur.
En tout cas, oe demandons jamais aux pouToirs publics de restreindre ou de mutiler les institutions dues k leur libéralité. Tante de saroir les perfeclion- KT et en tirer le parti le plus utile pour la culture natitMule.