‹ Science sociale (volume 2)Chapitre 25 sur 55 · OPINION · texte numérisé non relu

OPINION

« On ne s'est pas tonjoars l>orné. Dieu en aA jage! à anéantir des livres oa des monuments; 3 s fallu verser le sang humain par torrenlSfet le motflMriyr a voulu dire à la fois victime et témoin. Noos «vons que depuis les pythagoriciens, tous é^pf^b en un jour, jusqu^aux albigeois anéantis d^nn serf coupf ou n*a jamais été avare de ces sortes d*esécitions où le génie de la plus féroce cruauté empnnle des armes sacrilèges à la superstition ou an ùmêtisme du prétendu bien public (I). Les collèges da druides ont ainsi péri, ainsi les bardes. L^éodle d'Alexandrie a fini misérablement, et la belle et avante Hy patfaie ne trouva pas grâce devant un pnpk furieuY. De notre temps les Turcs ont tué jasqa*aa dernier des Walialis. La vérit^ ou ce qu'on enà la vérilé pourrait avoir d'autres voies pour trîoMpher (2). La persécution n*éteint pas les crofaaces (3) ; un principe n*est pas étouffé dans le

(1) Il est bien étooDant : que, jamais philosophe n*ait voulu reoosnaître : que, Tordre public; le bien public; repose, exclusivement: sor Tintolcrance : soit de la force; soit de la raison. Et, il n'en est aucia qui, parvenu au pouvoir, ne soit immédiatement devenu : plus intolérant, que ceux qui Pavaient précédé. Et, cependant, il est imposable: 40 les accuser tous de mauvaise foi.

(2) Voilà une immense erreur. La vérité peut triompher sanseD^ ployer la force. Mais, alors : c'est le besoin, qui est aussi une force,qn la fait triompher. Quant, à ce qu'on croit la vérité; la force, seule, |W^ l'introniser. Le christianisme, n'est parvenu à la domination : qB*ci faisant répandre des torrents de sang.

(3) Autre erreur. La persécution n'éteint pas le protestantisme; e'i^ à la vérité, seule, que peut appartenir cette victoire. Mais, la peiwei*

ion, judicieusement employée, éteint les croyances. Dire que I^tbcrd Calvin ont reproduit les vaudois et les albigeois, c^est dire : qu'on <

ftClBHCE SOCIALE. 327

Même lorsque, comme dans les faits qoe je viens de citer, on veut épuiser tout celui des bomlnes qui professent la doctrine suspecte ou condamnée : Tislamisme reprodnira on jour Ja secte dont il se croit si bien débarrassé (I), comme Lotber et Calvin ont reprodnit plus tard les vaudois et les albigeois. »

Bju.LAVcat, PaHngénéêie êodalt , t 111, page&4.

— « J^imagine qu'une intelligence étrangère à notre globe, y vient pour quelque raiitoo tuJfisanU^ et s'entretient avec quelqu'un de nous sur Tordre qai règne dans le monde. Parmi les choses coriea- SCS qu'on lai raconte, on lui dit que la corruption et les vices dont on Ta parfaitement instruite, exigent que rbomrne, dans de certaines circonstances, meure par la main de Tbomme ; que ce droit de tuer sans crime n'est confié parmi nous qu au boarreau et au soldat. L'un, ajoutera-l'0:i, donne la mort am coupables convaincus et condamnés ; et ses exécutions sont heureusement si rares qu'un de ces ministres de mort sutBtdans une province. Quant aoz soldats, il n'y en a jamais assez : car iU doivent tuer sans mesure, et toujours d'bonuétes gen«. De ces deux tueurs de profession, le soldat et rexécoteur l'an est fort honoré, et Ta toujours été parmi toutes les nations qui ont habité jusqu'à présent ce globe où TOUS êtes arrivé; l'autre, au contraire, est tout aussi généralement déclaré infâme : devinez, je vous prie, sur qui tombe fanatlième?

« CertaincaMnt le génie voyageur ne balancerait pas un instant : il ferait du bourreau les él'jges que vous n'avez pu lui refuser l'autre j'Hir, Monsieur le comte , malgré tous nos préjugés, lf»rsque vous padiez de ce gentilhomme comme disait YolUire.

m C'est un être soUime nous dirait-il, c'est la pierre angulaire de la société ! Puisque le crime est venu habiter votre terre (2;, et qu'il ne peut être

reprodoît fiar le gland qu'il porte. Avec des Bgunrs, il n'est pas de

jses : qa*on ne puisse justitier.

1) Uislamisme ne reproduira rien du tout. L'islamisme meurt, comme

ort toute révélation sa r-ratioonelle. Une ré%élatfon sur-rationnelle ,

«Ht rincompressibilité de l'examen ; c'est , la végétation des pôles,

prcaenee du soleil de la torride.

3) 11 parait : que, le crime habite partout; même au cîel : puisque

arrêté que par le cbâtiment, ôtez da mowk Ya^ cuteur el tout ordre disparait avec lai. Qodb grandeur d^âme, d^aillenrs ! quel uoble désiotémsement ne doit'On pas nécessairement snppaRf dnus 1 liomine qui se dévoue à des foDCtioos li Rt^ prctables sans doute, mais si pénibles et li ontraires à notre nature ! Car je in*aperçois, dfpws que je suis parmi vous, que lorsque vous êtes i!e sang-froid, il tous en coûte pour tuer one poole. Je suis donc persuadé qne Topinioti renviroonede tout Tiionneur dont il a besoin, et qni lui est èk à si juste titre. Quant au soldat, c*est, à toat prendre, un ministre de cruauté et d*injastice. Conbia y a-t-il de guerres évidemment jnstes, et coaAk» uy en a-t-il pas d'évidemment injustes ! Cosbioi d'injustices particulières, d^horrenrs et d'atrocitcs inutiles! J'imagine donc qne Topinion a trèsjis» temcut versé parmi nous autant de honte sar h tctc dn soldat, qu elle a jeté de gloire sur orile àe rexécntcnr impassible des arrêts de la justice imveraine.

« Vous savez ce qui en est. Messieurs, et coabien le génie se serait trompé (I). »

Dm Maistrb, Soirées de Saint-Péienhvf, t. II, page 7.

— <• Dans Télat de famille, les pères domt exercer nn pouvoir monarchique, d^ieadaatde Dieu seul, snr la personne et sur les biens de km fils, et à plus forlt raison sur ceux des homan qui s'étaient réfugiés sur leurs terres, et qui étaiest devenus leurs sereUcurs. Ce sont ces premiers nwnarquesdu monde que désigne l'Écriture saiotees les appelant patriarches^ c*est-à dire plèrts et jvw-

Jcs anges voulaient détrôner Dieu*. So tigure-t-on un monde : où» te crime, le mal, ne pourraient exister? Quel est le fou, qui voudrait babilcr : cet empire du néant?

(1) De Maislre en conclut : que, la guerre est une institution dinne; et, que les soldats sont les ministres de cette justice. Sans cela, dit-il, 1* génie aurait raison. Si, le génie de de Maistre u* avait été digne d€S p^ tites maisons de Tunivers, il aurait dit : une race, qui a besoin de soldats et de bourreaux , habite évidemment : un lieu d*expiation. Elle > manqué au raisonnement. 1^ justice éternelle la condamne : à déiiisonner; et, à faire ainsi son propre malheur : jusqu'à ce qu'elle te soit punie, des crimes qu'elle a commis.

SCIBNCE SOCIALK. 339

•B préjugé qu'on avait contre Timmortalifé de Tâme des bêlei (1), ne lavait rorcé7>our ainsi dire à s'y jeter (7). L*opiniou des maciiiites sauvait deux grandes objections, Tuue contre I immurtalilé de lâmc, Taulre contre la bonté de Dieu (3). Admettes le système des automates , ces deux difficultés

OlSPARAISSaVT.

« Noos avons conduit notre recherche jusqu'à Texistence AviRSE de Tâme des bétes (4), c'est àdire d'un principe immatériel joint à leur machine. Si dette dme n'était pas spirituelle, nous ne pourrions nous assurer si la nôtre l'est, puisque (5) le privilège de la raison et toutes les autres facultés de Fàine humaine ne sont pas pins incompatibles Afec l'idée de la pure matière, que l'est la simple àeiisation (0), et qu'il y a plus loin de la matière nlTjnée, subtilisée, mise dans quelque arrangement que ce puisse être, à la simple |>erception d'un objet , qu'il n*y a de celte pcrcf ption simple et divecteaux actes réfléchis du raisonnement (7).

(I) Il parait : que, l'encyclopédiste n'a pas ce préjugé; et, qu'il est certaio : que, l*àme, des bétes : est, de même nature : que , a^Ue de llionuiie; ce qai, par la série continue des êtres , donne aux cruches : ^inm identiques à celles des hommes.

(2} Cest4i-dire : qu'il faut, que cela soit vrai; ou, que le matérialisme •oit une réalité.

(3) Noos nous inquiétons peu de l'objection, contre la bonté de Dieu ; tu, n Dieu existait; il n'y aurait pas d'âme possible. Mais, nous aimons à constater : que, ces messieurs ont reconnu : que, Tàme des bétes est ioeompatible avec l'âme des hommes.

(4) Si, cette existence est avérée; Tâme des hommes est une immatérialité qui n'est immortelle : que, par la volonté de Dieu; ainsi que le diaeoi ces Messieurs. Et, comme il leur est facile de prouver : qu'une volonté divine est une sottise ; ils en font conclure : que, Tàme de l'homme est mortelle ; comme, l'àme de la bête.

(&)Ëooatez : lepuUque; il est curieux!

(6) C'est très-vrai ! Ainsi, si les bétes ont des sensations ; l'âme des fcnnynfi»^ ne v&ut pas mieux ; que, l'âme des bétes. Est-ce là, ce que vous

vonki prouver ?

(7) Cela, est une vérité : qu'un fou seul peut contester. Il faut donc, <n conclure : que, les bétes n'ont pas de sensation, n'ont pas de sensibilité; ou, que l'âme des hommes ne vaut pas mieux : que, l'âme des

Dans le cours du présent livre; et, relativement à Texamen de l'opinion ; nous ferons usage de cette division, que nous croyons suffisamment déterminée, tout en reconnaissant : que , jusqu'à ce que la vérité soit incontestablement démontrée ; il n'est aucun individu , faisant usage du verbe ; qui n'appartientne , en même temps : aux deux classes.

La classe rationnelle se divise : en matérialistes et religieux.

Pour, les individus de la première division ; et, pour autant qu'ils raisonnent conséquemment ; il est aussi indifférent , du moment qu'ils font abstraction des intérêts terrestres, au nombre desquels il faut compter les répulsions organiques ; il est aussi indifférent, disons-nous : de tuer un homme ; que, de tuer un lièvre.

Pour, les individus de la seconde division.; la vie de riionmie est inviolable; et, quiconque tue : soit surim champ de bataille ; soit sur un champ de duel ; on, condamne à mort : sur un tribunal ; ou exécute sur nn échafaud ; est également un assassin, ou tout au moins : un séide imbécile ; s'il n'est un monomane meurtrier.

Mais, remarquons : qu'il est, pour ainsi dire, impossible : d'effacer le résultat de l'éducation ; et, que tel matérialiste rationnel, qui, en théorie ne fait aucun cas de la vie d'un homme ; se refusera, en pratique, de prononcer une condamnation à mort ; tandis, que tel rationaliste religieux, condamnera à mort; si, son éducation lui a fait croire : que, la peine de mort est la seule base : qu'il soit possible de donner, à la société.

La classe sentimentale se divise : en religieux et

SCIElfCB SOGiÀLB. 341

le priucipe but Irqud il roule le soit aaMÎ ; savoir, que tout ce qui est immatériel (1) est immortel (2) ; et qa*aacaae substance aVst anéantie (3) ; mais ce principe sera réfuté par lexemple des bêles; doue la spiritualité de Tâme des bétes ruine les preuves de rimmorlalité de Tàme humaine (4). Cela serait bon si de ce raisonnement nous concluions Timmortalité de Tàme humaine (5) ; mais tV n'en est pas ainsi, La parfaite cerlilude que nous avons de l'immortalité de nos âmes ne se fonde que (6) sur ce que Dieu Ta révélée ; or, la même révélation qui nous apprend que l'âme humaine est immortelle , nous apprend aus^i que celle des bétes D*a pas le même privilège (7). Ainsi, quoique l'âme des bétei soit-spiriluelle , et qu^elle meure avec le corps (8) , cela n'obscurcit nullement le dogme de Timmortalité de nos âmes (9), puisque ce sont là deux vérités de fail dont la cerlilude a pour fondement commun le témoignage divin (10).

(1) Vous savez : qu*immatéricl , est pour lui : ce qui D*a pas de parties.

(2) Vous le voyez. Ce qui n a pas de partie peut mourir.

(3) Voyez- vous rencyclopcdistc, qui se moque du lecteur chrétien, sur )e ridicule qu'il y a de croire : aux aoéantissemcnts ; et, par suite, aux créations?

(4) Cet argument est incontestable. Vous allez voir : comment il est réfuté.

(5) Vous le voyez, cet argument serait bon, s*i1 n*y en avait un meilleur pour prouver : que, la raison qui nie l'immortalité delMmeatort; et, tria seulement : parce que Dieu, dit: que, la raison est une sotte.

(6) Remarquez ce qur ; et, vous verrez : comment on fait, pour plaider le jmir, dans l'intention : de faire conclure le contre,

(7) Vous le voyez : c'est, par privilège; par injustice; que, l'àme des èommes est immortelle. Et, comme à cette époque, les privilèges éÉDent déjà en horreur : pour ceux, qui n'en avaient pas; ou, n'en avaient paa ases; on profitait de ce mot : pour, rendre ridicule : l'immatérialité de l^roe.

(8) Quoiqu'elle n'ait pas de partie, ce qui est très-curieux.

(9) Gomme, l'essence d'un dogme est d'être obscur ; il est évident : que, rien au monde ne peut l'oltscurcir.

(10) Si, après ce l)eau raisonnement, vous n'êtes pas convaincu : de Vimnortalilé de l'âme: c*est, que vous serez un homme de peu de foi- Mais, comme l'auteur était certain : qu'il ne serait lu, que par des hommes de peu de foi; il était bien certain : que, ceux qui le liraient,

334 SCIENCE SOCIALB.

loppement intellectuel ne doit-il pas, au contraire, porter plutôt le nom : de développement d*ignorance au point de vue théorique; et, de développement d'anarchie, au point de vue pratique?

Nous le répétons : la peine de mort est devenue impuissante, pour aider le despotisme : à maintenir ^o^ dre au sein de la société.

Quelques mots, encore, sur le supplice : que, MM. les philanthropes proposent de substituer à U peine de mort ; supplice auprès duquel celui des auges (1) eût été une grâce reçue avec bonheur. Noos voulons parler de remprisonnement solitaire. Un officier général qui, dernièrement, a été visiter une de ces tortures brevetés par le dix-neuvième siècle; a reconnu : que, pour- éviter cette mort atroce, les condamnés se livrent à la masturbation avec fureur â connaissance de cause. Il était digne, du dix-neuvième siècle, de faire adopter ce genre de suicide. Si, jamais un homme, dit honnête, peut, non-seulement ne pas approuver, mais encore ne pas avoir en horreur, le protecteur de pareilles infamies ; nous regarderons le nom d'honnête homme, comme la plus grossière des injures.

Sous une pareille loi pénale que deviendront les voleurs ? Des assassins.

Terminons par un dernier exemple de la philanthropie du dix-neuvième siècle.

(1) Ce supplice consistait : à renfermer le condamné entre deux atfçe^ desquelles sortaient la tête et toutes les extrémités. On les ondoyait de miel, on nourrissait le supplicié d'eau mielleuse, et on le faisait éèforer, vivant : par, les insectes d'une zone brûlante.

qo on ne comprend pas, sinon en disant : Dieu l'a Toulu aiusi?»

D Ar.KMBi>.RT, Éléments de p/tiloso/.hie. Encff^ eUfédie mélhotfique, arlicl e Ame,

— m L ubjtxtion prise des rouiTrancrs des bétes est la plus redoutable de toutes celles que Ton puisM Tnire coutre la spiridialité de leur âme; die est d'un si grand poids, que les cartésiens ont cm la pouvoir tourner en priuve de leur seutiment (!}, seule capable de les y retenir, malgré le« embarras insurmontables où ce sentiment les j 'tte (2). Si les brutes ne sont pas de pures madiiurs, si elles sentent, si elles connaissent, elles sont susceptibles de la douleur comme du plaisir ; dies sont sujettes à un déluge de mnux , qu'elles goufTrent sans qu'il y ail de leur faute , et sans Vavoir mérité, puisqu elles sont innocentes et quMIes n'ont jamais violé Tordre qu'elles ne connaissent point. Où est en ce cas lu bonté, où est l'équité du Créateur? Où est la vérité de ce principe, qu'o.i doit regarder comme une loi étemelle de l'orrirc : jS'ow* un Dieu juste on ne peut être misérable sans l* avoir mérité (3; ? Mais.ve qu'il y a de pis ddns leur condition , cVst qu'elles soufflent dans cette vie sans aucun dédummagcment d;iiis une autre, puisque leur âme meurt avec le corps; et c'est ce qui double la difficulté. Le père MalL branche a fort bi( n repoussé cette objection dans sa défense contre les accusations de M. de la Ville.

*• Je réponds d'abord (^i)

(1^ Yis-fi-vis de la raison, il est évident : que, si les botes souffrent, fu*ii y ait un Dieu, ou qu'il n'y eu ait pas ; Tordre moral, e^t : la plus ciioimc des sollisis. Tour que, vi>-à-vis de la raison, l'ordre u.otal pai«e exister; il faut : que tout soit bien, absolument bien^ sans l'ombre d'une seule exception. Une seule ombre, d'exception lécllc, âuflirait : pcHir, anrantir Tordre moral.

()) La flêmonstration, de Tautomatisme, ne peut laisser : dans l'ombre d\.neDib^irras. Dénionsl ration el embarras : soit incompatibles.

(i) Et, les enfants d'Adam, sortant dis mains du créaluur; out;ils mérité : d'être malheureux dansée monde ; t-t, d'être brûlés dans l'autre? S-M.t Tordre ri'*eL axicDieu ou sans Dieu, on ne peut être malheureux , tans ravoir mérité. La fol.e ou la mauvaise loi, peuvent seuls : le nier.

(4) Voyez celle réponse à Tori^iual. Elle est, pour Tioeptie et le ri-

sont bienlôt obligés de les quitter, autant pour se soumettre k VwUform géuéral que parce que les vèlemeals deviennent intolérables dans celte atmosphère brûlante. Ceux qui, par ivresse ou par résistance, ne peurent ou ne Yculent pas descendre» sont poussés du haut de l'échelle , et toabcnl en roulant sur la télé de leurs compagnons. (( Le régime du silo est le pain ci Teau.

tf La seule occupation , la seule distraction des condamnés au sUo^ d'échanger entre eux le récit de leurs méfaits, et de se livrer à toutes les aberrations de leur nature corrompue. Qu'un jeune soldat entre au lits avec un sentiment de dignité humaine, avec un reste de moralité, il nt à jamais perdu.

a La barre, — On soumet à la barre les hommes sur lesquels U peine du silo est inefficace, ou ceux qui sont assez dépravés, assez endurcis pour se la faire infliger, afin d'éviter une corvée on d'y retrouver leurs cooipagnons de débauche.

<( La barre est une traverse en fer ou en bois plantée horizontalcmeiil sur des piquets à trente centimètres du sol , et à laquelle on attache les condamnés par les pieds. Voici quelle estTatâtude de T homme coudamoé a la barre : Un des pieds ou les pieds sont tenus à la barre au mojeu d\innenux rivés, dans une position plus élevée que la tcle. L'homme» cojuché sur le dos* ou sur le ventre, est (Xposé^ couime dans le ftlo,Ie jour aux ardeurs du soleil, la nuit au froid ou à l'humidité. Ceux qui u^ subissent pas docilement un semblable supplice sont l'objet d'un rafliuement particulier : tantôt on croise les deux pieds sur la barre , tantôt on lie les deux mains derrière le dos, et les pieds restant attachés à la 6arrrt les patients ne peuvent plus se retourner ni changer de position; tantôt enfm, Tun des pieds étant détaché de la barre, on ploie la jamhe sur la cuisse pour attacher le pied avec les deux mains : et le coudamné*i|ni veut lutter contre les souffrances d'une telle position ne peut faire uu mouvement sans se déchirer les chairs. Si ce châtiment ne suffit pas, ^' le condamne n'est pas dompté, comme on dit, il en est un autre plus affreux encore : c'est la m'apaudinc,

« La crapaudine, — Le mol indique assez quel est ce genre de supplice' le bras gauche et la jambe droite sont liés derrière le dos et s'entrecroiscB^ avec le bras droit et la jambe gauche. Ainsi paré en quelque sorte» l'homme soumis au supplice de la crapaudine est couché tantôt sor k ventre, tantôt sur le dos. S'il se débat, s'il lutte pour changer de positif* on le dompte bienlôt en combinant la suspension avec la crapaudine, châtiment inventé depuis peu de temps dans quelques provinces de rAIgéri^* c'est ce qu'on appelle le clou,

c( Le clou. — Le supplice du clou consista à suspendre à un clou Oft' une barre, par la corde ^ réunit derrière le dot les pieds etletnuÂB'r rhomme déjà soumis à la crapaudine, et qui ne la supporte pat docile meut. Ainsi suspendu , le condamné respire à peine, et bientôt te ilBg

8C1BHCB SOCIALB. 345

longtemps : que, ranthropomorphisme existe ; une révélation est ]a seule base sociale possible. Aussi longtemps : qu'une révélation, est la seule base sociale possible : Texamen doit être comprimé; le monopole des développements de l'intelligence doit exister; et, la liberté sociale , ou la soumission sociale à ce qui est ordonné par la raison , reste .: impossible:

Aussi longtemps* : que, le doute sur l'origine du langage existe ; il ne peut être démontré : que, les àni-

Page 1