CHAPITRE VIIL
SECOND MOTEIS DESPOTIQIJE : DIVISION DES UKGCES.
« C*est Dieu , noas dit la rdigion , qni , %rt\xt tenant avec notre premier père , lai apprit îi pir* 1er ; c*est Dieu qui , pour punir ror;^ucfl des pte» miers bomnes, selon les uns , pour les forcer à 9t répandre, selon les antres, divisa le langage fi produisit la multitude des idiomes.
« Mais, se demanda la philosophie, Dieo, <(■ Doas a donné la parole, o*a-t-îl pu faire parler ki bétes ? Qui nous dit que les animaux u*ont i(ùA une langue dont ils se servent entre eax , et qM nous n*entendons pas ? Qui nous assure qa'ssbS' fois ils ne parlèrent pas la nôtre? Et la qoeitipss pourquoi, de tous les animaux, l*homme est leiOil qui parle, est encore ubscare en philosophie. • PaouonuK, Création de tordre, p. 61.
— « Descartes est le premier que U smtt it êeg prvfondeê médiiaiioMt ait conduit à nier fé^ des Mes, rAa*D0XE auquel il a donné diM ^ monde nne vogue extraordinaire. Il n'aurait jM" donné dans cette opinion ( I ) , si la grande léoli de la distinction de rdme et du corptt q-i'fl**' premier mise dans son plus grand jour (2)» j^
(1) Pour Descartes, ce notait, en effet, qu'une opinioD. Or» avons vu H que, lui-même déclarait : qu*il était impossible de piw*' ver : la réalité de cette proposition.
(2) Lui-même déclare : que, sans Pidée de Dieu, il lui est impoiBU'* de distinguer Pâme du corps. Voilà, une belle base philosophique!
n Dans rtuuMB de b philosophie de Descartet.
SCISNCB SOCULB. 347
CSe qnl a été dît fur ForigSoe des laoguef .
« L'homme n-t-il inTpnfc son Innjrnpe, dit M. ProïKlbon, ou hîfn l'at^il reçu tout furmé p.ir inspirntion divine? La ps\cliolo^ie, \mv l'urgane de CniuiillMC et de M. de Buoald , sVtit prononcée tour à tour pour les deux hypoilicses; puis, par l'orgaue de Rou»scau, elle s'est déclarée en ce point scepti(|ue.
« Or, TaïKi'y'îe comparée des langues montre que la parole est un ins- (md de noire e^ipëce... •
—Comment un instinct? L'homme élevé dans Tisolement parle donc? L'expérience et le raisonnement : le raisonnement sur les fnils; et, le raisonnement sur les idées : disent le contraire. M. Proutlhon entend-il, ftirparler^ les cris de l'organisme? Alors, les animaûy, les plantes, les minéraux, les \enls, parlent. Avec une pareille indétermination, dans la valeur des expressions, il n'y a pas moyen de s'entendre. Et, en quoi donc, Tanalyse comparée des langues montre-t-elle : que, la parole est un instinct? L'analyse comparée montre : précisément le contraire.
— « ...un inslinct de noire espère, continue M. Proudhon^ postérieurement développé et cultive par la réflexion ; »
— La réflexion est donc un être ? Toujours l'emploi do figuré pour le propre. Y a-l-il des êtres; des êtres réels; des êtres, qui fassent usage de la réflexion, du
32g saui» sociÂU».