‹ Science sociale (volume 2)Chapitre 7 sur 55 · C1B9CB SOCIALE · texte numérisé non relu

C1B9CB SOCIALE

« A mesure que le teaips marche et <|o*aTec hi •^augmente le dégoût de ce qai est, et 1 attente de la mérité, an grand nombre d*eiprits, méaK parai eenx qai n^oat point cherché, le trosTcnt pins on ■oins illaminés. Tons seront des apôtres on des prosélytes, des soldaU on des<Ms de U/bi nsn- Tdle (1). Cette foi est défà née (3). EOe nt dans Fesprit de plnsievs ; cOe est attcndne pnr tons; car tons ressentent nne vagne ioqniétnde, dgnt die est Tobjet ignoré, et qn'cOe senle pent apn>ser. Ses ennemis sont nsés, divisés, méprisés. Us anciens che£s ne sont pbs, et malgré lenr ardenr à former des élires dignes d'cnx, ib n'ont pn faire, a?ec de rignovnnce etdn fanatisme, qmt dcn hoounes pins méchants qne redontaUes. La fbice dn parti n*a pins de netfs; c'est nne ■ppairnrc qni va tomber en ponssière an pirmici mnt, nn premier signe. Enfin les temps sont arrivés, et dcn choses sont detennes inévitables : qfne la loi nonvelle soit pabliée, et qn'cOe envahisse la so* dété..

Beeme MdepemdoMie^ extrait dn GUe da U mai I81S (Jocmor) %.

~ « Persnndé donc qne la religion de ravcwr ne sera pas la synthèse chrétienne, mais nne ^nthèse nonvclle, nons croyons qne le respect snper* stitieax qui s'attadM eneore à la rrligisn dn pnssé est nn des pins grands obstacles anx progrès de tont genre qne la sodété a à iaire. •

(1) Toate foi est éteîDle pour ne jamiis renaître; car, /oi et vérité iaeoatotable mot oontradicloires: et, la vérité aeale peut dèK>niiais régaer. Or, qoand ia tériU esi mme foi* detame néceuaire; et, qa'elle vieat à panltre;dle B*a beaoÎB, pour être rccoDooe : ni de foldat», ni de chefi, ■i de proiélytes, ni d*apétfes. Faut-il des soldats, pour faire avouer : que le soleil est lumineux.'

(1) Où est donc ion extrait de naissance.'

(3) Après 1830, Tauleur de cet article est entré dans le parti d«s per- Mentant les dierdieurs de la foi nouvelle. P^rquoi? parée qu'il voulait qu'une fok fut substituée à une foi; tl, qne vis^ %» de edui qui raisonne, il ne peut appartenir à une foi, de déraciner le scepticsHBe.

(4) Et , run des plus grands ofastades qui s'opposent a iceonnatt» : qie, la vérité est dievenne nécegaire; est de laisser croire : qu'une foi Bouvdle peut, dcsorauis. se substituer k une foi morte.

78 gCIIHCE SOCIALE.

— Quel moyen allons-nous employer, pour renver ser la seconde objection ? Dirons-nous : que, pendanC la période d'ignorance primitive, le monde est aussi heureux qu'il peut l'être^ pendant cette même période? Nullement. Nous dirons : qu'au commencement, 1^ monde est très-malheureux, plus qu'on ne se Tesi figuré jusqu'à présent; él, qu'il Test de plus en plus Jusqu*à ce que la vérité soit devenue nécessaire.

DîroDS-nous ensuite : que, cette série de malheurs blesse l'ordre moral, l'anéantit? Bien loin de là. Non t établirons: que, si le contraire existait universelle^' ment; ce serait la preuve : que, Tordre moral n'a auicune existence réelle.

SCItNCE SOCIALE.

C0MMKI!fÇ.4irr LE MORDE EST TRES-MALHECBE13X , PLUS JD'OII WE se l'est nOURE JOSQU'a PRESEin'; ET IL

i'est de plus en plus: jusqu'à ce que la vÉnrrÉ

DEYIENUE NECESSAIRE.

« J% tait, et oda m» tmtûi, qot si U foi antiqne règne encore dans tel oa tel pays séparé, la scieace n'y est point eacora arrWée, et que si la science y a fait «on entrée, la foi en a dispam; ce qui ne s'entend point, conne on le seat assez, d'an cbangcasent aabit, mam giadwt, talfaat nw antre loi de la natore qui n'admet point les êauts, comme dit Fécole. Toici donc h loi aassi sûre, •un flivmoDie fat son aalMw :

« Aucun E RELIGIOM, IXCErTt CVB, KB RUT

sunoBTBa L'iracuTK va. la icievcv.

• Cet otade est plu sàr qpM cdm de CaldbAt.

« La science est nne espèce d'acide qai dissoat tons les métaux, excepté l'or.

Jmi JOTC pnr rcIcrMMS

oootradira :

et la poi «b f alubbost jabau lIJKITÉ.

• TOTlaMda

randoi édifice ackère' de cravicr raer.

pcvpsEV scpiPES, ffRas lea protestante, afin q«eb fkm pav hiipériÉé(t).

deb tide

(OU comte de MaMn twlifie r q», le

M Si les événements contrariaient ce que f»' vance, j^appelle de tout mon cœur sur ma mémoin^ le mépris et les risées de la postérité. »

Comte de Maistee, du Pape, t II, p. 340» 241, 268.

—Avant d'entrer en matière, qu'il nous soit pennis de replacer sous les yeux de nos lecteurs : des principes que nous avons déjà établis^ sous d'autres formes ; mais , dont le fond ne peut être rappelé trop souvent.

Le droit, la justice, la société, Thumanité ont ex clusivement pour base d'ordre la religion ; qu'elle dé rive : soit d'une révélation faite par un être existan en dehors de l'humanité ; soit de la révélation humaine la révélation delà raison.

Ceux qui ne sont point d'accord avec nous sur cei principes doivent nous abandonner. Nous n'écrivoni point pour eux ; ils sont incapables de nous compren dre, avant qu'il ne nous soient ramenés : par l'excè du mal social.

A ceux q^ui nous restent, nous dirons :

De toutes les révélations divines qui ont domin< jusqu'à présent, la révélation chrétienne est la mieu: enchaînée, la plus propre à la conservation de Tordri pendant la période d'ignorance primitive^ nécessitan le monopole des développements de l'intelligence ; et si la révélation humaine ne peut surgir des ténèbre

une protestation contre le raisonnement ; et, qu'il fait partie de Tancie édiflee, devant crouler sous les coups de la science protestante : afin qu la place demeure vide pour la vérité. Du reste, et sauf cette erreur, 1 postérité dira : qoe, le comte de Maistre avait bien vu.

SCIKMCE SOCIALE. 81

Uosophie actuelle, nul doute que la religion le ne soit la plus propre à rétablir, au sein anité, Tordre par le despotisme.

i]ui ne conviendront pas avec nous de ces pro* ;, n'ont encore qu'à nous quitter. Ils sont it incapables de nous comprendre. Nous pré- [uatre lecteurs qui comprennent ; à des milli ne comprennent point, igion chrétienne n'est une^ n'est religion : que, lillibilité du pape ; et, qui plus est ; que, par sa e temporelle suprême. Quiconque, n'admet pas k]uences, n'est point chrétien, n'est plus sujet relation divine ; il a passé dans le parti prodans l'anarchie. Et, il ne peut rentrer sur le le l'ordre ; qu'en se soumettant, de nouveau, ité illimitée du pape ; ou, qu'en entrant dans ûigieuse absolue, dérivant de la raison ; unité, omte de Maistre dit : ne pouvoir être relative ipe.

eux qui n'adopteront point eesT propositions nt encore. I^ur défaut d'études préparatoires, lors d'état de nous comprendre ; et, nous n'é- : que , pour ceux qui sont déjà, à hauteur des ances acquises.

lous reste que les partisans de la révélation {, révélation pou>ant seulement être réelle : le est rendue incontestable vis-à-vis de chacun. s petit nombre, il faut encore : que, ceux e soumettraient point à suivre le raisoniieel, dans toutes ses conclnioDs, sans en excep- 11. 0

82 80IKNCB SOCIALB.

ter aucune, cessent de nous lire ; nous répétons : que, ce n'est pas pour eux que nous écrivons ; et qu'ils ne nous comprendraient pas.

Maintenant, nous disons comme le comte de Maistre :

— « Aucune mbligion, Excspii unb^ me peut suppoetse l'épeeuvi iib

LA flaERCB. »

— Nous ajoutons :

— a Et, la seule beligiok, qui puisse supporter l'épreuve oi la

SCIENCE, EST CELLE QUI DERITE : DE LA RÉVÉLATIOH HUMAINE; DE LA EÉVÉ- LATiOH RATIONNELLE. 9

— Ces prolégomènes admis, nous entrons en matière.

£n dehors d'une révélation divine, le premier couple, ou les premiers couples qui apparaissent sur la terre, sont, nécessairement, ignorants.

Si, pendant l'époque d'ignorance primitive, époque devant durer éternellement, disent les philosophes et les théologiens : puisque l'esprit, relatif par essence, ne peut connaître la vérité absolue ;

Si, pendant cette époque, l'honmie était aussi facilement soumis à la force, que les animaux auxquels les philosophes et les théologiens accordent le sentiment de l'existence ;

L'homme , alors , serait aussi heureux : qu'il es^'S possible de l'être dans l'ignorance.

Mais, il n'en est pas ainsi. L'homme, quelle que soi^^ son ignorance, raisoime^ proteste nécessairement coau-*

^-''ï', M réalité du ff^ *^^ ^'^"niao/té, étaJ./-

aucun aut^ '^^^^'^"aiité ,éeiie i' " ''^■^^"■ '•"•te e,r '"'^^^- '^"'«^««ei/e. «

loité. '* «"Vce est «„ JT ''^'-

£û commençant par la plus nécessaire, par la tion.

Faire accroire à Tignorance primitive : que, \^ sanction des actions , est : éternelle ; fatale ; impeh^^ SONNELLE ; qu'elle ne dérive pas d'un être semblabl^^' à l'homme, semblable quoique infiniment supérieur^ infiniment intelligent , infiniment puissant ; qu'elle ne dérive pas d'un être pouvant comme Vhomme puissant, PUNIR ou PARDoisiNER; qu'elle ne dérive pas, enfin, d'un ANTHROPOMORPHE; cst au-dcssus de l'intelligence de toute société primitive : puisque, même à présent; c'est, presque encore au-dessus de l'intelligence de la nôtre : malgré toutes les connaissances ac* quises.

Dès lors :

Établissement nécessaire, fatal, d'une divinité anthropomorphe.

Et, ne pouvant dire au peuple : que, l'homme avait fait Dieu semblable à lui-même ; le législateur fut obligé de dire : que. Dieu créateur de toute chose, avait fait l'homme à son image.

Mais, la sanction supposait : un sujet, sur lequel elle pût s'exercer ; SUPPOSAIT : l'immatérialité; c'est-àdire : l'éternité de l'âme.

Alors, et parallèlement à la sanction, il fallait établir : non pas l'immatérialité, l'éternité des âmes : ce qui eût été incompatible avec l'anthropomorphe créateur; mais, leur immortalité. Et, cette immortalité, lK)ur cette époque, ne pouvait être établie : que, par la révélation faite, par le Dieu créateur et capable de

8C1ENGB SOCIALE. 85

parler. L'immortalité des âmes fut donc socialement révélée : par le Dieu anthropomorphe.

Ce n'était pas assez : il fallait une règle incontestée pour chaque société : parce que, dit Rousseau, o le « législateur ne peut se faire obéir ni par la force, ni « par le raisonnement » {Contrat social^ liv. 11, ch. vu) ; ce qui est absolument vrai : pour V époque d'ignorance primitive.

Dès lors : l'anthropomorphisme , et la révélation , tant de l'immortalité de l'âme que d'une règle de conduite, durent s'établir : simultanément. Ce sont effectivement là : les points, qui sont les bases, de toute ï^vélation. Et, ici, il n'y a point hypothèse; et nous pouvons dire : dans un sens plus réel encore , que ne le disait Newton : il a fallu : que, ce que nous disons, . ait existé : sous peine d'anéantissement de Vhumanité, Quelles furent les suites, immédiates et inévitables, de cette organisation sociale, primitivement néces-

SilBE?

La négation de la puissance du raisonnement, quant à la démonstration, comme réalités : des dogmes, reconnus NÉCESSAIRES, à l'existence sociale. Accorder cette puissance au raisonnement, eût été en contradiction manifeste, avec la compression de l'examen ; et, la liberté d'examen détruisait l'ordre social, en démontrant : que, ses bases n'étaient : que , des hypothèses.

Delà compression nécessaire : de l'examen, du raisonnement, dérive : la nécessité du monopole des dé- ^eloppements de l'intelligence; et, de la nécessité du

86 SCIBnCB SOCIALE.

monopole des déyeloppements de l'intelligence, dériTe, nécessairement aussi : Texploitation des masses*

Mais, l'exploitation des masses aurait pu se trouver compatible avec un certain bien-être, très-'facile i procurer : du moment, que la compression des développements de l'intelligence était admise en principe. Il eût suffi, pour que ce bien-être des brutes fût accordé : que, les gouvernements eussent cru eux-mêmes, à la réalité d'une sanction morale, qu'ils avaient trouvé nécessaire d'établir.

Il ne pouvait en être ainsi.

Si, l'examen pouvait être comprimé che2 les esclaves, il ne pouvait l'être chez les maîtres ; car^ ils étaient MArrRES.

Que devait-il, alors, arriver : toujours nécessairement?

En dehors d6 l'immatérialité de l'âme, incontestablement démontrée par les connaissances acquises, et détruisant ainsi l'époque d'ignorance primitive ou de protestantisme; cette immatérialité, ou plutôt alors cette immortalité 4 ne peut être individuellement acceptée : qu'en qualité de révélée par la divinité anthropomorphe : une, infinie, créatrice, toute-puissante, etc., etc.

Et, où conduit , toujours nécessairement, l'examen de cette hypothèse ?

Au matérialisme : par deux chemins différents; par deux chemins absolument opposés ; et, les seuls qui, alors, puissent exister.

L'être anthropomorphe, existe, ou n'existe pas.

S'il existe , il est nécessairement créateur : car, l'éternité des âmes l'anéantit nécessairement : Qomme créateur.

S'il est créateur, l'homme est créé , l'homme est machine, le créateur est auteur du fonctionnement de la machine^ il est auteur de tout. Et, la considération du créateur, comme auteur de tout, anéantissant toute liberté ; la considération du créateur, auteur de tout, conduit : au matérialisme.

S'il n'existe pas, rien n'est changé : dans la conclusion de la première hypothèse. Il y a même plus, dit le protestantisme philosophique, il ne peut exister. Car, si Dieu est, il est infini, sans bornes, il ne peut agir en dehors de lui-même. Dès lors , la négation de l'être anthropomorphe, conduit au panthéisme, qui n'est encore : que, l'absence d'individualité réelle ; ou, le matérialisme.

Aussi, depuis l'origine sociale : tous les exploités ont été anthropomorphistes; et, tous les exploitants ayant examiné, panthéistes (i)«

Que devait-il résulter socialement, de cette identité de doctrine, quant au fond; n'ayant de diversité, que dans la forme; identité de doctrine, résultant nécessairement de l'ignorance primitive ; et, divisant le monde : en exploités crédules ; et en exploitants matérialistes ?

(1) Voyez, à cet égard, tous les sacerdoces et tous les philosophes indiens, égyptiens, grecs, romains et modernes. Le X* livre des Lois àt Platon est, un résumé : que. Ton croirait écrit dans ce siècle. Aussi, t^lalon finit-il par établir : une inquisition et la peine de mort. Celait jtttttM. Mais, atte Inquiritton ii*est plus powible.

g8 SCIENCE SOCIALE.

L'hypocrisie et l'immoralité des maîtres : l'hypocrisie, pour avoir de Tordre ; l'immoralité pour satisfaire les passions les plus effrénées; et, définitivement : la condition, aussi malheureuse que possible, des exploités ; dont le malheur alors , est , toujours relatif, est toujoui*s proportionnel : aux développements de l'intelligence.

Et, si encore les exploités avaient pu ne pas se plaindre ! les maîtres, comme des petits sultans dans leurs harems, auraient pu s'endormir dans la volupté ; et, ne rien exiger au delà , de ce que le calme permet de désirer.

Mais , s'il est possible d'avilir i'homme, il est impossible d'anéantir le raisonnement. Et, d'ailleurs, il se trouvait toujours, parmi les maîtres, quelques mécontents : ignorant eux-mêmes le mal qu'ils pouvaient se causer, en détruisant la crédulité populaire ; et, ceux-ci : soit par passion haineuse, soit même par bienveillance, protestaient en face du peuple ; et, faisaient ainsi trembler les maîtres, pour leur domination. Alors, réveillés par la crainte ; et, irrités de ce qu'ils avaient été interrompus dans leur léthargie voluptueuse ; ils se vengeaient, au centuple, des craintes que le peuple leur avait inspirées ; et, plus il y avait, chez le peuple, de développement d'intelligence; plus les attaques étaient vives ; plus les vainqueurs appesantissaient les fers des vaincus ; plus les vaincus avaient conscience : de leur malheur.

L'imagination ne peut rien se figurer de plus effroyable : que, des malheurs développant l'intelUgence ; et,

SCIENCE SOCIiLE.

des développements d'intelligence, qui aggravent le malheur. Il faut donc pardonner à l'ignorance, lorsqu'au premier aperçu elle ose affirmer : qu'une pareille situation humanitaire, devant nécessairement dorer des siècles et des siècles ; est incompatible avec l'existence de l'ordre moral ; avec l'existence de Téternelle justice.

90 tClBNC» SOGULg<

Sïy LE MAL MORAL N*EXISTAIT PAS ; CE SERAIT LA PEBOTE T QUE, L*ORDRK MORAL N A AUCUNE EXISTENCE REELLE.

« Les anciens disaient qae les initiés seols par^ tenaient à la vie heurease de'PÉIysée, et qae les aoires étaient plongés dans le Tarlare. Dans le langage de l'initiation, cela voulait dire sans doute que le reste serait appelé à de noavelles épreaves; car si on n'admettait pas un tel sens, il y aurait injustice. Servius explique, et il y était autorisé, que VEiiPER, la région inférieDre, c*est notre monde. Cette hypothèse s'accorde parfaitement, ainsi que nous venons de le voir, avec les idées antiques , avec les doctrines primitives et traditionnelles de répreuve et de leipiation. »

BALrjkMCBB, Palingênéne sociale, t. III des Œuvres, p. 105.

— « M. de Maistre a voulu justifier la Providence sous le rapport temporel. J avoue que cette justification me touche peu, et je dirais volontiers : Que m'importe le succès des méchants et les revers des bons ! n'ai-je pas la vie à venir? i

Id„ ibid,, p. 197.

•~- « Les États antérieurs Be la société, États où une partie de l'espèce humaine était dans des liens si durs, ces États entraient aussi dans les vues de la Providence. Les hommes qui naissent au sein de ces sortes d'organisations sociales sont soumis à une autre forme d*ezpiation, et sans doute cette forme fut nécessaire en son temps. . . . Il eu est de même des peuples encore barbares. li en est de même du fléau de la guerre. Il en est de même des innocents persécutés ou tués. Il en est de même des individus qui gémissent s-mu le poids d'une exclusion sociale ou d'un préjugé qui

les domine enz-néniet. U eieeft de ■ème dee mérites méconnos. II ea est de même de tontes les (njttstices Ugêkê on idégnlés. Il en est de miHi des calamités de toat genre qui pèsent sur quelqaes-nns ou sar des multitudes. Ce sont ton^Mihi des épreoTes on des expiations : h la fin WÊk m retrouTera; rien ne se perd dans le sein de Dieu (I). Je vois ionjonrs le perfeetionnement social contrarié par eêux qui devraient le diriger ou le hâter.,. Que sais-je si ce moment-ci ne sera pas signalé par une nooyelle expérience dn eMirs naturel des choses entravé par les pouvoirs destinés à le protéger? Qui sait si les gouvernements ne finiront point par ajourner pour lin temps les développements de Tesprit humain ? Nous croyons qu'ils manquent à leur mission. Us ne font peutêtre qu'obéir à une autre mission que nous ignorons, celle d'enchainer le nouveau Prométhée. . . . Que savons-nous si, maintenant, les psupLis

Page 1