CONVENTION
Id., ièid., p. 190.
— « Le monde religieux, je' le sais) est en ffavail d'une nouvelle unité (2). Mais celte unité future ne consiste point dans ttttfe reconstruction éphémère du passé. »
/d, ihid., t. U, p. 400.
— Supposons : que, la science soit parvenue à dé- »nlrep :
l) Cet à la fin, appartient au panthéisme indien* Tout anthropomorime conduit nécessairement au panthéisme : un peu plus tôt, iin pén B tard.
l) Et, quand donc y a-t-il eu unité religieuse? Cette unité appartient â?etiîr : une fois quelle existe \ elle nt itnpérisBable.
Oâ SCIENCE 80C1ALE.
Que, la série continue des êtres est une absurdité; qu'il n'y a d'êtres réels , d'individualités réelles , que des âmes , se manifestant : par des organisatitas;
Que, partout où il y a : âme, unie à une organisation : ayant un centre de mémoire , il y a : humanité ;
Et, que la sanction des actions, commises selon une règle dérivant du raisonnement, sanction qui lie : le bien-être ou le mal-être des individualités d'une vie à une autre, selon la conformité des actions avec la règle; est, elle-même : éternelle, immuable ^ nécessaire , FATALE ;
' Suppositions, toutes nécessaires : pour que l'ordre moral puisse exister ;
Quelles seront, alors, les conséquences logiques de ces mêmes suppositions, devenues des vérités ?
Si l'âme est immatérielle : elle est éternelle.
Si l'âme est éternelle : elle a été, éternellement, unie à des organisations successives ; en dehors desquelles, elle ne peut : ni agir; ni mériter ; ni démériter.
Si, les âmes ont été, éternellement-, unies à des organisations : elles ont, éternellement, mérité et démérité.
Si, les âmes ont éternellement mérité et démérité : elles doivent, éternellement, être punies et récompensées : sous peine d'anéantissement ; sous peine de perdre la liberté.
Les âmes ne peuvent être pimies et récompensées qu'unies à des organisations : punies dans des mondes
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où il y aura plus de mal, que de bien ; récompensée:; que dans des mondes où il y aura plus de bien que de mal ; et toujours : dans des mondes où il y aura bien et mal. Car, partout où il y a liberté, il y a mérite et démérite ; et, devant la justice étemelle, synonyrae d'ordre moral, le mérite et le démérite ne s'équilibrent point ; il faut : que, le bien soit récompensé ; et, que le mal soit puni.
Pour que l'ordre moral existe , il doit donc y avoir :
Des mondes d'expiation : où, le mal surpasse le bien ;
Des mondes de récompense : où, le bien surpasse le mal.
Et, si le bien existait seul, dans l'infinité des mondes : l'ordre moral ne pourrait y exister.
Supposons : qu'il n'y eût pas d'autre monde que le nôtre ; que^ dans ce monde unique la vérité vînt frapper l'homme primitivement, nécessairement ; et, que les tendances de passions, fussent toujours et nécessairement, conformes à la tendance de raison.
Dès lors :
Plus d'ignorance primitive;
Plus de nécessité d'anthropomorphisme ;
Plus de possibilité de maudire Dieu, comme auteur du mal ; et, de le maudire, en raison des développements de l'intelligence : jusqu'à l'arrivée à la négation de Tordre moral ;
Plus de possibilité de rendre ce monde un enfer, où la nécessité rationnelle de maudire Dieu, de nier Tordre moral, est le plus grand des supplices ;
Plus de possibilité d'arriver au matérialisme, qui est pour les Dations, se maudissant elles-mêmes, le supplice des individus maudissant Dieu.
Et, si du sommet du mal moral nous descendons à la matière, nous dirons :
Plus d'exploitation sociale possible. Car, tous connaissant la vérité, l'-organisation de la propriété devient instantanément conforme à la justice.
Puis, impossibilité de mal faire : puisque les tendances de passions, et la tendance de raison, sont nécessairement identiques.
Et, quel serait le résultat de cette utopie de bien mo- . rai universel, qui pourrait encore être un enfer : si, les souffrances, par l'organisme, y étaient chroniques et perpétuelles ?
Que, rhumanité serait anéantie. Car, le mal moral n'existant plus ; la liberté n'existerait plus. Et, en de- « hors de la liberté, la réalité de l'homme disparaît. Cette vérité est tellement inhérente au raisonnement : que, les révélationistes eux-mêmes ont été obligés : de donner anx anges la liberté; ont été obligés : d'en faire des hommes, capables de bien et de mal; capables d'adorer ou d'exécrer Dieu.
C'est, qu'en dehors de l'homme, en dehors de la liberté, il ne peut y avoir, en fait de moral : qu'illusion; NÉANT.
Ainsi, en dehors du'mal moral, point d'ordre moral, point de réaUté : néant.
Cette vérité admise ; et^ le raisoimement ne peut la
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rejeter ; tout ce qui se paaee, chez nous, est bien ; et, Tordre moral : existe.
En effet : il est visible alors : que, notre monde est on lieu d*exi»ation; où, le mal est la régie; où, le hicoi est l'exception.
Faudrait-il même s'étonner : si, l'excès du mal était inhérent à notre globe : pour toute sa durée ?
Non sans doute : car, alors, ce ne serait qu'un lieu de passage, dans lequel, une ou plusieurs Ties expieraient : des crimes commis en d'autres globes.
Mais, il n'en est pas ainsi. Car, nous voyons : que, depuis l'origine sociale le mal va en empirant sur notre globe, ne fût-ce que par le développement de Tin* telligence qui fait sentir, de plus en plus, l'exeét da mal : toujours relatif i l'absence de la vérité. Aussi. Yoyona-nous approcher le nuMuent : où, par exeéa de mal social, l'humanité ou le mal social doit 4iqttraitte. Remarquons bien : que, la disparition du mal so- «îai n'anéantit point le mal moral, ce qui serait anéantir rhumanité ; mais, en faisant disparaître les maux dérivant de l'ignorance sociale, la connaîsaaoee de b Yérité rend aux individus : la plénitude de leor liberté.
Mais alors, diim-tron, sans a^oir écouté ce qiK noos venona d'énooœr : la terre deviendrait un paradis. C'est là une utopie.
Encore une fois : Tordre OMMral existe oo n'exista pas.
S'il axiale, l'homme pmfifié doit rentrer : dans U Ulénitadn de aa Mbarté. El, cela ne ftmt èên : qu'au
sein d'une société libre ; d'une société exempte d'injuslice.
En effet : en dehors de cette société, la domination du raisonnement est infiniment plus difficile. Et, eda csl juste. Car, jusqu'à ce que l'homme soit réint^, il doit nécessairement contribuer au mal social, nécessaire ]>our le punir de ses fautes antérieures.
— Et alors,- comment donc les hommes dcYeniu libres, en notre monde, seront-ils punis ou récompensés ?
— D'où sont venus les hommes qui ont peuplé notre monde? Et, où sont allés : ceux qui vivaient avec eux ; et, avaient mérité d'être plus récompensés qQ6 punis?
Les méchants iront dans un monde où règne encore rignorancc primitive. I^s bons : dans un monde oà règne la vérité.
Et, si les mondes sont infinis, les oi^anisatioos aussi peuvent varier infiniment. Les mondes les ploi heureux sont ceux : où, les tendances d'organisation et les tendances de raisonnement se rapprochent le plus de ridentité, sans pouvoir jamais l'atteindre ; les plus malheureux sont ceux ; où, les tendances d'organisatioi diffèrent le plus des tendances de raisonnement, sans que celles-ci puissent jamais se trouver anéanties; sans que jamais, dans les unes ou dans les autres, b liberté puisse cesser d'exister.
Et cela, pour le mal moral , exclusivement. Car, il csl encore des organismes : où, les sou^rances peu- ^cul être presque continuelles; et, où
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rent aussi être presque continuelles. Combinez ces lents, d'après le binôme de Newton; et, vous ez : que l'infinité des mondes est nécessaire à la tion.
insi, dès que l'âme est démontrée être étemelle, latérielle :
but est éternellement bien : dans tous les mondes dbles;
out globe cesse d'être une patrie ; itrbomme, sous la sanction de la justice étemelle, econnaît : maître de l'univers, n'en est pas ainsi, sous le système désespérant de thropomorphisme. Ou il faut accuser Dieu, et c'est duire au matérialisme ; ou il faut dire qu'en ce ide : tout est bien ; tout est juste ; et, c'est la ne absurdité, conduisant ainsi à la même consénce. Le philosophe professeur, conseiller d'État, listre, etc., a pris ce dernier parti. Voyons com- Qt il va le soutenir.
- (E Messieurs, tout est parfaitembivt juste en ce monde; le bonheur i malheur sont répartis comme ils doivent l'être : le bonheur n'est lé qu*à la \ertu, le malheur n'est imposé qu'au vice. Je parle en id, sauf les exceptions, s'il y en a. Vertu et bonheur, malheur et
, (butes choses qui sont dans une harmonie nécessaire
eest la loi : elle est de fer et d'airain, elle est nécessaire et univer^ ; elle s'applique aux peuples comme aux individu;. »
(V. Cousin, Introduct. à l'hist, de la philosoph,, p. 284.)
—Quand un système, philosopliiqueou religieux, n'a 18 que de pareilles bases ; ci , que l'examen ne peut ni. 7 *
sein d'une société libre ; d'une société exempte d'injustice.
En effet : en dehors de cette société, la domination du raisonnement est infiniment plus difficile. Et, cela esl juste. Car, jusqu'à ce que Tlionmie soit réintégré, il doit nécessairement contribuer au mal social, nécessaire pour le punir de ses fautes antérieures.
— Et alors,- comment donc les hommes devenus libres, en notre monde, seront-ils punis ou récompensés ?
— D'où sont venus les hommes qui ont peuplé notre monde? Et, où sonl allés : ceux qui vivaient avec eux ; et, avaient mérité d'être plus récompensés que punis?
Les méchants iront dans un monde où règne encore rignorance primitive. Les bons : dans un monde où règne la vérité.
Et, si les mondes sont infinis, les organisations aussi peuvent varier infiniment. Les mondes les plus heureux sont ceux : où, les tendances d'organisation et les tendances de raisonnement se rapprochent le plus de l'identité, sans pouvoir jamais l'atteindre ; les plus malheureux sont ceux ; où, les tendances d'organisation diffèrent le plus des tendances de raisonnement, sans que celles-ci puissent jamais se trouver anéanties; sans que jamais, dans les unes ou dans les autres, la liberté puisse cesser d'exister.
Et cela, pour le mal moral , exclusivement. Car, il est encore des organismes : où, les souffrances peu- Acut être presque continuelles; et, où les jouissances
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peuvent aussi être presque continuelles. Combinez ces éléments, d'après le binôme de Newton; et, vous verrez : que l'infinité des mondes est nécessaire à la solution.
Ainsi, dès que l'àme est démontrée être étemelle, immatérielle :
Tout est éternellement bien : dans tous les mondes possibles ;
Tout globe cesse d'être une patrie ;
Etl'bomme, sous la sanction de la justice étemelle, se reconnaît : maître de l'univers.
Il n'en est pas ainsi, sous le système désespérant de l'anthropomorphisme. Ou il faut accuser Dieu, et c'est conduire au matérialisme ; ou il faut dire qu'en ce monde : tout est bien ; tout est juste ; et, c'est la même absurdité, conduisant ainsi à la même conséquence. Le philosophe professeur, conseiller d'État, ministre, etc., a pris ce dernier parti. Voyons comment il va le soutenir.
^ « Messieurs, tout est pabfaitembivt juste en ce monde; le bonheur et le malheur sont répartis comme ils doivent J'êlre : le bonheur n*est douoé qu*à la vertu, le malheur n'est imposé qu'au vice. Je parle en grand , sauf les eiceptions , s'il y en a. Vertu et bonheur , malheur et
vice, foutes choses qui sont dans une harmonie nécessaire
Telle ett la loi : elle est de fer et d'airain , elle est nécessaire et univer^ ttUe; elle s'applique aux peuples comme aux individu;, n
(V. GoosiNf Introduct. à l'hist, de la philosoph., p.2S4.)
— Quand un système, philosophique ou religieux, n'a plus que de pareilles bases ; et, que l'examen ne peut m. 7
plus être comprimé ; ce système est bien près de s'abîmer : dans l'absurde.
Résumons cet épilogue.
Primitivement, le despotisme est nécessaire.
Tout est bien, dans tous les mondes possibles.