‹ Science sociale (volume 3)Chapitre 102 sur 102 · ENTRE LA LIBERTÉ DES ACTIONS; ET. LA FATALITÉ DES ÉVÉNE- MENTS · texte numérisé non relu

ENTRE LA LIBERTÉ DES ACTIONS; ET. LA FATALITÉ DES ÉVÉNE- MENTS

Avec , le matérialisme de la prétendue science actuelle ; les mots : liberté, égalité, fraternité; sont complètement vides de sens rationnel; même, à supposer : qu'alors, la raison pût exister : plus qu'illusoirement;

Avec, l'immatérialité desâ'nes; les mots : liberté , égalité, fraternité ; ont un sens rationnel aussi clair ; et plus clair : que, des propositions géométriques.

Avec, le matérialisme; pas de droit rationnel possible, autre que celui de la force; même, à supposer : qu'alors, la raison pût exister plus qu'illusoirement:

Avec, l'immatérialité des âmes; le droit éternel et la sanction éternelle , sont aussi clairs et plus clairs : que , des propositions géométriques.

Avec, le matérialisme; dont, la conséquence sociale est nécessairement : l'anthropomorphisme pour le peuple; tant, que l'examen peut être comprimé; avec le matérialisme, dis-je; tout droit, autre que celui de la force ; droit nécessaire, cependant, à l'existence sociale ; est : nécessairement inventé. Alors, l'examen est nécessairement comprimé; et, la conséquence nécessaire, de cette compression nécessaire, est l'aliénation du sol : soit à un seul ; soit à plusieurs individus. Et , la conséquence nécessaire de cette aliénation , est l'existence : du paupérisme; de l'esclavage des masses; sous toutes leurs formes possibles; et, avec toutes leurs horreurs;

Avec, rimmalérùililé des âmes; dont, la conséquence sociale, nécessaire, est l'anéantissement : de tout matérialisme; et, de tout anthropomorphisme; la réalité du droit, et de son éternelle sanction, est socialement démontrée, vis-à-vis de tous et de chacun. Le droit, alors, brave l'incompressibilité de l'examen; et, le sol, ainsi que les capitaux acquis par les générations passées, peuvent entrer à la propriété collective : sans nuire à personne; et, en faisant le bonheur de tous.

Ce, que je viens d'établir : est clair, précis et incontestable.

Maintenant, j'ai fait mon devoir. .le n'attends rien de bon de l'ignorance actuelle . décorée du nom de science ; je n'en attends rien : que, des injures ; des calommes et des persécutions. Mais , ces injures , ces calomnies et ces persécutions seront encore un bonheur pour moi : le bonheur de celui qui s'acquitte de ce qu'il doit : aucune souffrance, ne pouvant être imméritée, sous le règne de l'éternelle justice. .J'ai, d'ailleurs : outre le bonheur d'avoir rempli mon devoiç; celui, d'être assez heureux pour n'avoir rien à craindre, ni pour le présent, ni pour l'avenir : de ce qui concerne les nécessités physiques ; ni même de ce qui concerne les besoins moraux rationnels. Je n'ai donc besoin : ni d'argent; ni d'honneurs; ni de gloire; ni de dignités; et, de quelque part que ces prétendus biens pussent m'arriver ; je remercierais quiconque voudrait m'en accabler. J'ai peu de temps à vivre ; et, je veux consacrer, le reste de ma vie, à la tâche que je me suis imposée. Rien, donc, ne doit m'en distraire.

Si, maintenant, la société lit mes œuvres : tant mieux pour ellel Si, elle ne les lit pas; si, elle les laisse croupir dans la poussière, je n'en aurai d'autre peine ; que, celle d'être certain : qu'elle a encore à expier ; puisqu'elle méprise la vérité. Mais, toute expiation a un terme. Si, je ne puis être utile à la génération actuelle ; j'aurai été utile à sa postérité.

CoRTAiLLOD. tanloii (le Ncuchàtel (Sitissk), 7.2 septembre 1857.

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