‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 12 sur 79 · CITATIONS ET OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

CITATIONS ET OBSERVATIONS

— « En hUtoire naturelle, c'est par des analogies que nous arrivons

à la v&ité. n

(Auguste Saint-Hilaibs, 6 avril 1840.)

— Nos lecteurs savent déjà qu'il est impossible d'arriver à la vérité par des analogies.

Colins, commentaire.

— • Dès Je berceau de la science, le panthéisme existe. »

(GBOFFaoT Saint-Hilaire, 29 avril 1835.)

— Le panthéisme, clairement énoncé, consiste essentiellement : dans Tunité de nature ; dans la série continue des êtres. On y arrive d'une manière incontestable, en prenant des analogies pour des identités. En procédant de cette manière, on arriverait également à prouver que le blanc est le noir.

Voici du reste comment M. Cousin, ministre de rinstruction publique, etc., s'exprime dur le panthéisme que lui-même, probablement sans le savoir, a professé toute sa vie .

— c Parlons sans détour : qu'est-ce que le panthéisme? Ce n*est pas nn athéisme déguisé comma on le dit ; non, c'est un athéisme déclaré. j>

(Victor Cousin, des Pensées de Pascal, avant-propos, p. xuii.)

— a Gall a fait faire un pas immense vert la \énié^ en tissimUanl tous

les êtres à une même force, »

(BéaiaD, iO avrU 4838.)

— - « Il y a en nous un principe de nos actions que nous sentons, mats que nous ne pouvons définir. On Tappelle force,

a Ces paroles d'un métaphysicien célèbre, de CondilloCj sont la lîase

de toule philosophie. »

(Valktte, 2 décence 1836.)

— « Les anciens ont supposé une âme, force régulatrice de l'univers.

Aristote a supposé tr«Î9 ftmes. Il est inutile de -supposer des êtres i«té-

rieurs. G*est faire comme les païens qui mettaient des naïades dans les

chênes. »

(BÉiAftD, 10 avril 1838.)

— u Les anciens croyaient que les substances électriques avaient une

âme. »

(Becqusrbl, 15 avril 1839.)

— « Descartes avait placé l'âme dans la glande pinéale, et avait appelé les petits pédoacuK» qui y sont adjoints les rônes de rame. »

(SntBS, 25 novembre 1839.)

— « Selon Van-Helmont^ le principe de la vie perd le nom d'dme et devient archée, L'arehée est placée à l'orifice du cardia. Il y a ensuite des arclié(*s secondaires relatifs aux divers organes. II y a trouble pathologique lorsque les archées secondaires ne s'entendent pas enire eux. L*arcbée de l'utérus est le plus turbulent. »

( BisEAM) , 10 atirti 183^. )

— (( Barthez sépara l'âme pensante du principe vital. C'était inutile, puisque c'était vouloir expliquer la vie par l'âme, l'âme par la vie, et que

LES FORCES PSYCHIQUES SONT LES StalS QUE LES VOECBS VITALES. »

(Floorens, 15 octobre 1839.)

— a La question de savoir si les deux forces y les deux principes qui sont dans l'homme, appartiennent à une même unité existant dans la |irofondeur de l'être , est une question coiirLBTBiiE5T iiffloLUBLE. »

(JouFFROY, 26 décembre 1837. }

— Si ^ en présence de rincompFessibilité de l'examen, cette question est insolable, que la société se prépare à mourir.

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— > € LlnsUnet ëe camalité est inhérent à l'homme. Nons appeloitf loia c$ qui met la maHère en tnaiwement,

c n y a des gens qui mettent les forces en dehors de la matière. Ce sont les aiiHmstei. Pour d'antres, les forces sont inhérentes à la matière. »

t Les anciens , plutôt poêles que naturalistes , mettaient les forces en dehors de la matière. Us admettaient une âme générale^ et c'étaient des parcaUes da cette âme qui donnaient la vie aux animaux et aux plantas. JtfSn» agitât molem,

« Dans ce cas , c^est toujours uhx wèmk fobcs qui préside anx mouvemenlB des difiérents êtres. De là les trois âmes des anciens.

c Hippocrate changea le mot. Il appela NAinas Tàme universelle, m

— Remarquons bien : que, le mot nature, employé aaas éj»thète , caractérise : les unitaires ; ceux qui ne reconnaissent qu'une seule nature; les panthéistes ; les matérialistes; les partisans de la série continue des êtres.

— > c Mettra, eontinua le professeur , au sein de chaque organisation un ouTrîer qui la dirige » c'est acc<»der une naïade à chaque fontaine.

• iPamcelse, au lieu d'âmes , substitue les astres. Il £Nit ôtre fou pour avoir de pareilles idées.

c Van-Helmont a imaginé un archée général et des archées secondaires ponr chaque orgaae. Â cet égard , M. Pariset dit que le plus tarhnlent des archées est celui de l'utérus.

c Tout cela est h|f pathétique* *

c Descartea rapporte la vie i la matière. Buffon dit que c'est le pas le plus hardi qui aifc été lait dans la science. »

(BfiBiBn,!! ai;n718é0.)

— Et, Buffon a raison. Mais, Descartes ne confondait point la sensibilité avec là vie.

— H Au dire des philosophes modernes , la physiologie doit renfermer la thé<4ogie. Nous donnerons i cette science une importance plus modaste. c Une FoacB siciàTB... v

— NiM» v€»là dans l'occulte \ c'est-à-dire : au sein de l'ignorance.

« Entratae, continue le professenr , les corps les uns Ters les autres. Cette force est gékèralx, la physique s^en occupe. »

— Nous voilà en plein dans le panthéisme.

— a 11 est des êtres , continue le professeur , qui paraissent soumis à une modification particulière de cette force. Ces êtres se nomment obga-

MISÉS, VIVANTS.

a Qu'est-ce que la vie ?

« La vie est un arrangement particulier de la matière nommé organi' sation,

« Généralement , les êtres vivants proviennent de parents. Ce caractère n*est cependant point absolu , puisqu'il y a des génér<Uions spontanés, »

— C'est évident : par l'apparition successive des différents organismes sur le globe. Le panthéisme consiste : à rendre Thomme, l'intelligence, le résultat de cette spontanéité matérielle.

— a La vie , continue le professeur , a des âges. La mort est la fin du dernier &ge , ou la cessation des fonctions de la vie.

« il la mort, l'individualité spécialb rentre dans V individualité oéké-

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