AVANT LA NAISSANCE DE LA PRESSE
« lastniite par rexpérience, et pur la tradition uniTerselIe des peuples, la sagesse antiqne avait compris qn'ancane société hamaine ne poatait ni se former, ni se perpétuer, si la religion ne présidait à sa naissance, et ne lai communiquait cette force divine , étrangère aux œuvres des hommes, et qui est la vie de toutes les institutions daim* blés. Les anciens législateurs voyaient en elle la loi commune (1), rource des antres lois (2), Ja base y l'appui (3) , le principe régulateur (4) des États constitués selon la natare et la volonté de l'intelligence suprême (5). « En tonte république bien ordonnée, dit Platon, le premier soin doit être d'y établir la vraie religion, non pat une rt' liffion fausse ou fabuleuse, et de veiller à ce que le souverain y soit élevé dès Tenfance (6). » Ces maximes , partout admises comme une règle immuable, furent aussi partout le fondement de l'organisation sociale : de là Fimportanoe, quelquefois excessive à nos yeux, qu'on attachait non-
Ci) Arist. Rhetor, lib. L
(2) Cic. de Legib. lib. Il, c. 1.
(3) Religio vera est Ormamentum reipublicœ. Plat. lib. IV, de Leg,
(4) Omnia religione moventur. Cic. V in Verrem.
(5) Cic. de Legib. lib. II, cap. 4 et ô.
(6) Prima in omni republica bene constituta cura esto de vera religione, non autem id falsa vol fabulosa stabilienda, in qua summus magistratus a teneris instiluatar. Plat., lib. il, de RepubL
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sealement aux croyances publiques, mais aaz pins petites oérémonies da cnlte; de là rmiioD intime des lojs religieuses et des lois politiques dans U constitation de chaque cité, qnelle que fftt la forme de son gouyemement ; de là enfin le pooToir tonjours si étendu du sacerdoee dAz les nations, soit civilisées, soit barbares : et il fitnt bien qu il y ait en cela quelque chose de nécessaire , de conforme à la nature de l'homme et de la société, puisque aucon temps ni aucun lien n*o(Tre d'exception • ce fait primitif et permanent. »
L'abbk ns UL MszTNAis, De la r^j^n, de., p. 17.
L'ordre.... C'est Tunivers ; c'est la vie; c'est tout.
L'absence d'ordre.... C'est la mort; c'est le néant.
L'ordre social , n'a de base possible que la religion.
Toute religion, inculquée par l'éducation, et non justifiée par l'instruction, constitue le despotisme.
L'absence de religion, c'est l'anarchie.
Pendant toute l'époque d'ignorance sur la réalité du lien religieux, l'ordre, la vie sociale , la vie humanitaire, n'a de durée possible : que, par le despotisme.
SCIENCE SOCIALE. Si 7