CHAPITRE I
DE LA NÉCESSITÉ DU DESPOTISME AYANT LA NAISSANCE DE LA PRESSE, DE SES DIVISIONS ET DE SES PÉRIODES, AINSI QUE DE SES MOYENS DE DURÉE.
u Voilà ce qui força de toat temps les pères des nations de recourir à Fintertention du ciel) et d'honorer les dieax de leur propre sagesse. » J. J. Rousseau, Contr, toc,, Uy. H, ch. 7.
He I* néoMÊM du daipolifnie atabI 1a naissanM de te pfis>.
« Veri Deî tgnoratio est samina omiûam ramm*
poblicanim pestis ilaqae omnis societatis fim-
damentnm contait, qni rdigio&em oonTellît. »
Plato, lib. X» de Legih,
« En matière de religion , il n'y a rien qui s'ajoste mienx atec le génie grossier des peuples, qne de lear représenter le ciel comme semblable à la terre. C'est par là qne les fantaisies et les caprices des poètes sar le mariage des dieax , sur leors conseils , sur leurs divisions , sur leurs intrigues, passèrent si aisément pour des articles de foi panni les Grecs, et ensuite parmi les Romains. On ne poutait pas élerer Thomme jusqu'aux dieux; on abaissa ceux-ci jusqu'à l'homme, et Von forma par ce moyen le point de rencontre et le centre d'unité. »
Batlx, Dict, hitt,, art Nestoriut,
220 SCIEN€R SOCIALE.
OBIGI5E DE L'hUBIANITÉ.
L'évidence des faits, généralement reconnue par les savants, et même admise par les révélationistes qui, depuis plus d'un siècle, s'attachent, par des interpré« tations, à conformer la Genèse à la Bible, démontre :
Que , antérieurement à toute organisation , notre globe a été à l'état igné ;
Que, ce n'est que postérieurement à l'état igné, qu'a eu lieu l'apparition des eaux ;
Que, les êtres organisés ont ensuite apparu, dans l'ordre de leur complexité d'organisation, en commençant par les plus simples; et cela, en vertu de forces inhérentes à notre matière ; apparitions que 1» révélationistes ont nommées créations ;
Que, l'homme est apparu le dernier, ajffès une foule de catastrophes géologiques, qui déjà avaient fait disparaître un grand nombre d'espèces : tant phytologiques ; que, zoologiques.
SCIMGB SOCfAU. 221
OBÏGUSm DE "Lk SOaETE.
Psr la division des sexes, Tunité physiologique humaine est composée de deux individualités. Aussi longtemj^s qu'il n'y aurait, sur le' globe, que des individus d'un même sexe, rhumanité physiologique n'existerait pas; il n'y aurait que des monstres.
Par la division des sexes, l'état de non-isolement, est inhérent à notre nature physiologique.
L'état de non-isolement, inhérent à notre nature physiologique se nomme : famille.
Voyons : si, une famille Bst une société.
Le mot société est exclusif à des êtres capables de raisonnement, bon ou mauvais. Partout où il n'y a point raisonnement, il ne peut y avoir : que, rapprochement causé par des tendances exclusivement organiques.
Mais, il ne suffit pas, pour qu'il y ait société, que des êtres capables de raisonnement, soient en contact; il feut encore qu'il y ait entre eux, raisonnement, communication d'idées. Cette communication est Vessence sociale.
Une preqiière famille est une société, si l'essence sociale lui est inhérente.
222 SCIBNCB SOCULK.