‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 53 sur 79 · DOUAITE QUI REND LES PEDPLES JALOUX ET E5SE · texte numérisé non relu

DOUAITE QUI REND LES PEDPLES JALOUX ET E5SE

MIS LES UTTS DES AUTRES ; Ics quatre dnqiuèsKS des guerres , a toutes lu époques , ont eo pour cause première la douane. Et, avec une exaltatioo toujours croissante : Oui, vous ètes-vons écrié, si pour mettre fin à ce! odieux régime il fallait Ter> ser mon sang jnsqu^à la dernière goutte, je tendrais la gorge avec joie et ne demanderais que le tenp» de rendre grâce à Dieu de m*avoir'jugé digne da martyre.

te Et moi je me disais dans cet instant solenoei: Qu'il y ait dans chaque département un profesMor comme celui-là , et la révolution est sauvée. » M. pROUDHOir, Lettre à M, Bianquiy p 34-

(1) Séance du 15 avril 1841.

âCICNCC SOCULLB. $1

Emptritme.

« Les impôts (sons l'empire romain) sont levés

avec plus d'ordre Les douanes, ce poison si

doux et si fatal en même temps à Tindnstrie moderne , sont organisées sur le pied le plus rigoureux, non pas à titre de protection, mais comme moyen de revenu; les matières premières y sont sujettes, ainsi que les marcbandises. On remboursait les droits en cas de réexportation faute de Tente ; mais les douaniers, il faut l'avouer, n'étaient pas plus tolérants que les nôtres Néron voulut un jour supprimer cet impôt pour se rendre populaire, mais le sénat lui représenta qne si celui-là succomT?ait on attaquerait bientôt tons les anti-es, et l'empereur se rendit à ces tristes raisons. L'histoire nous a conservé un de ces tarifs, et la connaissance que j'en ai prise ne me permet pas de douter qu'eu fait d'absurdité, nos douanes l'emportent de beaucoup sur celles des anciens. »

Blânqui , Histoire de réconomie poiitique , 1. 1, p. 77.

« Chez nous le fisc n'hésite jamais à sonmeiln les citoyens les plus honnêtes à des mesarcs texatoires. Nous avons laissé prendre à notre administration des douanes des habitudes indignes d'one nation dvilisée. H est inexplicable que Too ait imposé aux Français, qui se croient le peuple le piss policé de la terre , des règlements en ?erto desquels/par exemple, leurs femmes et leurs filles soat personnelleffient TÎsitées et palpéa dans de nies réduits par d'ignobles mégères. Ces scandaleuses brutalités du fisc n'ont aucune excuse, car elles ne produisent rien au trésor. Elles ont pour objet d'empêcher la contrebande sur des articles dont , malgré trois lignes de douanes, la oontrebude inonde le marché ; et la contrebande, on le ssit, est fiiite en grand par des chiens , et non par les poches des voyageurs. On estime que, sur les fi«otières du nord , le nombre de chiens qui entrent annuellement chargés de contrebande est de 5 à 600,000 ; 6 à 7,000 seulement sont saisis ptr h douane. »

M. Michel Chevalier, Lettre» sur tÀmUriftt du nord, note 48.

— Empêcher les peuples limitrophes de communiquer entre eux, de confondre leur langage, de comparer leurs situations ; les porter à se haïr mutuellement ; les empêcher en même temps de se reconnaître réciproquement comme esclaves ; ce serait donner au despotisme un nouveau moyen de diviser pour continuer de régner : et, par conséquent, un nouvel appui dont la force serait presque incalculable. L'établissement des douanes est la solution de ce problème.

SCIENCE SOClÀlliK.

En effet :

Sous prétexte de s'assurer de robéissance à des lois, que les despotes peuvent rendre aussi iniques que possible, il n- est point de vexations qu'un des despotismes limitrophes, ne puisse faire subir à ses ^voisins. Et, comme ces vexations ont^ pour instruments, les sujets opprimés qui les exercent les uns sur les autres ; les haines particulières , entre les habitants des frontières limitrophes, se communiquent aux masses ; et, deviennent ainsi : des haines internationales.

Les douanes sont, en outre, un excellent moyen d*imposer les prolétaires au profit des propriétaires; et, par conséquent : d'obliger le prolétaire, à employer tout son temps pour subsister.

Or, le despotisme consiste essentiellement : dans le monopole du développement de l'intelligence ; et, ce monopole ne peut se maintenir : qu'en enlevant tout loisir aux esclaves, qui sont les travailleurs exploités.

L'établissement des douanes : qui enlève, aux exploités, une partie des moyens qu'ils auraient de développer lemi* intelligence ; et, qui en même temps excite le fanatisme patriotique, les haines internationales; est donc un des meilleurs moyens de conservation : que, le despotisme puisse employer.

Disons, néanmoins, pour le prouver ailleurs : que, Tanéantissement des douanes, tant que les nationalités ne sont point anéanties , serait essentiellement anarchique. En époque d'ignorance, tout ce qui est contraire au despotisme, est favorable à l'anarchie.

94 saafiiKX sociale.

Histoire.

« Dans un pays, cVst par Fimpôt qo*«i arrack au travaiUeor, sotu prétexte du Hem de rÉlai, le fruit de ses sueurs ; dans on antre, c'est par les privilèges, en déclarant le traTail objet de concession roy^y et en faisant payer cher It drait de s*y livrer. Le même abus se reproduit soos des formes pins indirectes, mais non moins oppresi' vas , lorsque , par le moyen des domaua , TÉtat partage avec les industries privilé^^iées les béoéficea des taxes imposées à toutes celles qui ne le ioal pas. »

Blâxqui , Btsloire de l'économie yoUtiquc, ijitradliclion, p. xi (1).

(0 Depuis que rhistoire existe, elle témoigne : que, les masGesooI toujours été exploitées. Pendant toute Tépoque dMgnorance sur h mlitc du droit, cette réatitè doit être basée sur une hypothèse ; et Thypothcse ne doit pas pouvoir être examinée par les masses , sous peine de mort sociale. L'exploitation des masses permet à Thamanité de rÎTre : jusqu'à ce que la réalité du droit , doive et puisse être démontrée. Les millions de volumes qui ont été écrits, à cet égard , n^ont pu dire autre chose ; et, s'ils ont dit autre chose, ils se sont trompés.

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FAITS HISTORIQUES RELATIFS AUX DOUAIfES.

«• Les doaanes existaieut à Rome avant le règne de Néron. »

Blaitqui , Histoire de réconomie politique, pag. 9.

— Ouvrez tous les traités d'économie politique ; suivez les cours dos professeurs enseignant cette prétendue science, dont le but est encore à trouver et les éléments à coordonner ; et vous verrez : que, rétablissement des douanes, considérées comme obstacles aux communications entre les populations^ remonte pour ainsi dire aux temps fabuleux.

Dans un des prolégomènes de la science sociale, intitulé : YÈconamie politique^ source des révolutions et (tes utopies prétendues socialistes , nous traitons très en détail, de l'échafaudage monstrueux nommé économie politique ; lequel, en résumé, n'est autre : que, l'art d'exploiter les masses, au profit des propriétaires.

Du reste, établissons, dès ce moment, pour être démontré en son lieu :

Qu'au matériel les douanes sont YuUimum moriens

du despotisme ; comme la foi Test à l'intellectuel. Mais, qu'avant d'arriver à l'époque d'ordre réel, nous verrons également : la destruction des douanes et de la foi, conduit inévitablement à l'anarchie.

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