II
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oublier : que, jusqu'à présent rien n'a distingaé, d'une manière absolue^ la raison du préjugé. Dès lors , raisonnons : dans les limites de ces hypothèses.
Si, dans une'soeiété, il y a des maîtres et des esclaves ; s'il y a des castes relatives à la naissance ; s'il y a des classes relatives aux deux propriétés absolument différentes, l'une naturelle et l'autre acquise ; il y aura dans cette agrégation d'individus, diverses agrégations secondaires, au sein desquelles une seule sera réellement associée; si, par associati<m, on entend, implicitement, ou explicitement : une réunion, établie dans le but du plus grand intérêt possible, de ceux qui la composent.
Alors , chacune des agrégations pourra paraître payer un impôt ; il se pourra même : que, les unes payent un impôt, et d'autres point ; il se pourra encore : que, celles qui ne payent point d'impôt, profitent de l'impôt de celles qui en sont frappées ; et il sera possible encore : que, la classe exploitante paraisse payer exclusivement l'impôt ; et, que ce soit celle qui paraît ne rien payer, qui paye tout : ainsi qu'il en est dans les pays où existe l'esclavage domestique ; ainsi qu'il pourrait en être : dans les pays oh le sol serait complètement aliéné ; et qui, cependant, se diraient libres, et soumis à l'égalité , sous le rapport de l'impôt.
Dans ces différentes hypothèses et mille autres analogues, l'impôt est toujours relatif. L'impôt, fe revenu social est seulement absolu, est seulement un : lorsque la société est basée sur la justice ; lorsque la société est réellement une, est absolue enfin, est indé-
SOBIVCE SOCULC* liS
pokhate d68 pr^ugés , des passions, Hbre ou ezela-
smHDMit souoBse à la raisoQ. Akâ, quand méme^
ALORS : l'impôt, ou le revenu social, proTî^idrait : soit
de la ^(^pnété foncière ; soit de la itchesse mobilière ;
soit même des lésultats immédiate du travail ; rimpât
n'en serait pas moins \m, absolu, 'oomme af>parteiiaQt
à une BociéAé wnt. Jl n'en sera pas moins complexe,
rdatif : si , màme ne provenant en apparence que de
la terre; il y a^ dans l'agrégation, des maîtres et des
esclaves* il y aura , inkit^ : impèt illusoire payé par
les maîtres ; imp6t réel payé par les esclaves.
Nous n'avons pas encore rép<mdu à la question :
rmpôt dûit^U être juste ou injuOe?
Tous nos prétendus philosophes, nos philanthropes
de profeasion, vont s'imaginer: que, cette question
est sUipide de nsaveté; et, déjà ils ont prononcé:
l* impôt doit être jmte.
Et, s^ii kur était demandé : y a-t-il plusieura jus-
tHîes ? que répondraient-ils ?
Probablement, si néanmoins ils daignaient répondre,
ils diraient : il n'y en a qu'une.
Nous sommes loin de décider aussi promptement.
Auparavant exsmiinons.
Voyons d'abord : si, pendant l'époque d'ignorance
irânitive; pendant l'époque où une révâation est encore
nécessaire, par absence de démonstration rationnelle de
la réalité du lien religieux; l'impôt peut être un; peut
être ahsoln ; peut être numis an rai sonnement absolu ?
Partout où l'impôt est un^ mi absolu, eBtjusée d'une
niamère absolue, est rationnel d'une manière incon-
testable, abstraction faite de temps, les développemenU de l* intelligence ne peuvent être monopolisés^ Teiamerest