‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 73 sur 79 · II · texte numérisé non relu

II

30ft SCKNGB SOCULE.

« L'Étet, m. «0 mot, doit être «tbée, «t les dk tsyvDfl A0M irréNfMox, aussi snperstîtieiix qu'ils le wWMimst : voflà iè principe régnant

« Qae la UbeHé des sectes soit nne nécessité dn ■OflKnty cela est érident et incontestable. . . Mais la qneslioa eeè ée savoir si ce principe de la liberté des ssetes est raisonnable en soi

« N<Mw rtveas gfsvement un Élat qui ne s*ocaapev cmnmo on dit, qne dn temporel , laissant le •piritnei an gmfwnement confus des dilTérentes seclMi qni wdiout s'établir.

« Biais oet état panrrait-il subsister? on pintét peat-iè sa conetToir? El n'est-ce pas la plus folle des absli action», la plus absurde de toutes les entités dmnériqoes anqoelles le langage humain ait jasMm donné nsûsance?. . .

f a»pt»il un seul acte de notre existence qui ne soit à la tbis matériel et spirituel ?... De- * pais que le ekristianisme est en décadence, on sup-

posa qaa les intelligences, restées isolées, se groupant et fomsBt des sectes diverses qui, également, ne dssveai paa s'ooeuper du gouvernement dviL Et il est oeasé que le gouvernement civil peut se oondnire sens avair un seul principe de religion et de moralité. Autant de suppositions absurdes.

« Snivon» an instant toutes les conséquences de cette distinction entre TÉtat et la religion, et pnm* ▼ona qu'elle coadait logiquement à la destruction de toute religion et de toute société.

« Pour réaliser Fidée de ceux qui ont fait de la liberté ainsi entendue un principe, il faodrsit que l'État n'e&t pas même le droit ni la charge d'enseigner à lire aux enfants. L'édueation reviendrait alors au père, à la famille. Voilà donc le père so«- ▼erain ; la famille est revenue à l'antique patriar^ chie : le père r^e, commande, instruit. Mais qoe fait cet bonme livré à lui-même ? 11 appelle nne seete, la secte particulière à laquelle il se rallie, pour régner et iostmire à sa place. L'enfant n'échappe donc à Téducation de la société qne pour

liûiii de vktimM humaines ont déjà été sacrifiées : sans que le dégageaeiftlda riattonniM ait aTancé d'un seul pas. Quand donc découvrinr-ton : que, la liberté n'est autre : que, la soumission ▼olontaire, sous le joog da la nÔMMi ; n'^est autre : que l'indépendance des passions?

8CISBKS MCIàUL 307

1« joug de Pigaonuice ptternelle oa àm la Mtcnot ùngae et étroiU de certains sectaivs. fit «M» iiilci que les eniants ainsi livrés à iMic iorle de ifai— et de principes contradictoi- Ms riiBaail «MBÎte uaturdlement entre eux une nriilniaMiiiiât!. . . . Est-il possible de préluder • retdra par mi ansi absurde chaos, et de songer à aifHÎMc Vé§alàié humaine^ en coromeoçant pai Uarer l'ÉdanaliiM à k plus monstrueuse inégalité?

«JD^owUé dm dsoit d^enseigner, TÉUt peut-il uraili éa dsMl de punir ? Non , évidemment , t-il paar paair un crit/Hum, quand il n'en a pas pour eoseigaar? Qu*une société ainsi décounue Matâenaa da Immt les crimes aa jugement d'un certaÎB aombre de ciioyens pris au hasard, et ayant n leur moralité et leur religion , je le vêtu : cW uaa UUrie dejtutire établie pour la B de taaa (i\ Mais si l*ÉUt doit être exclu de taate iaierveatiaa dans Tordre spirituel, la cou- •éqaeace aéraasaifa est que cet éUt laisse à ces jnrés à déterminer la peine, et ne se fasse pas mêoie juge de la pénalité par un code, en 1» laivsaai sealement juges du fait. Car de quel droit ai • bitrtz*vous les peines? You<i avez donc un prin- «ipa de jutioe distribatiye ? vous êtes donc pouvoir spiritaal ?

« Voas écrives m tête d'une constitution que laua les ctlayaaa soat égaux devant la loi : d'où titaanaas catie sègle, je vous le demande? C'est, me dilas-voas, qae les hommes sont frères et

égaux Qai vaas a dit cela ? Vous êtes donc

poavoir spirilaal (2) ?

(1) Partout, où le pouvoir spirituel n*est pas un et domioant; il ne peut exister qu'une loterie de^ justice. Les partisans du pouvoir temporel le savent bien. Mais, ils se disent intérieurement : le pouvoir spirituel révélé est irrationnel ; nous n'en connaissons point de rationnel ; or, nous ne voulons point de pouvoir spirituel^irrationnel; donc, nous na terwiw mmaê souAeIk» qu'au pouvoir tsmporel. Nous oppœeioos la foflw à ranarellia. Dcsgeiidanuis eldubiMicreauj^ feront jiokt) aOaixe. Voilà ^ ht libéfaliaaM»

(1) M. Lnavx m p— faitoimiit raison ; mais, il parle anUatir à des aveugles. Pa— ilWM>tt<w lé(pilitain»»pakson dépulîs,il a'emest paaufl» q«â p«ÎM« bflaer U isafetriiité, en d«bor& de la révélalioo ; et„ toute rêvélalimi». oomina âoflUJMirica, «si exclue da donain* de la loL Quaal au petél HMriirt d'ealBS aux» ^fù soui à hauteux de U scknce , ils dûivea t

308 scincB ftaaALB.

« Je vsb pktt Wmb. H D*ett ptt •éae poaftfe à l'État ée s*oocDper de ee q«*4» appcOe ki nl^ réU BAtéffîd«. Car qwl intérêt & cette Datare ne tenehe paa à «b principe spiritacly e« n'a pas nne oouéqneDce de cet ordre? Yovs Toolei, par I pie , exéeater dea rheming de ièr : qaQÎ de attentatoire, en apparence, an règne ipîritai bien! Yons ne le ponves pasnns envaUr largeacKt sur ce dooMine qni voua est interdit. En cfiet, ponr exécuter tm cbeoûnt, vona êtes oldi^éa de faire oae loi d*ezpnipriation forcée : atteinte aa prindpe de la propriété. Qa*est-€e donc «lae la propriété ? A-t-elle des limites ? Qodle loi a-t-dle snivie, et quelle doit-elle soivre encore? Yona voilà pouvoir spiriiiiel !

« Je ne sais ponrquoi , en f érilé , j*entre dsas tons osa déUils, eo voulant combattre le pr^agi de la distinction des choses spîritnettes et des ckofies matéridles on temporelles ; car ponr réfuter cet \ absnrde préjugé, il suffirait de se demander si Tacte peut se séparer de l'inidligeuee

«-La réciproque de toutes les propositions qae je viens de passer en revue est , par conséqueat , aussi évidente que ces propositions mêmes. Sî le pouvoir temporel ne peut faire un pus sans cnva> hir sur le pouvoir spirituel, rèciproqneaMnt les motes auxquelles on abandonne le pouvoir spiritud sont nécessairement pouvoir temporel on attentatoires à ce pouvoir. Si vous abandonnes, par exemple, TéducatioD aux sectes, c*est lear livrer l*État, on plutôt c*est leur donner à dévorer les lambeaux de rÉtat. Comment voulea-vons, en effet , qu'en bonune élevé par des jésuites, par exemple, ira homme soumis à la doctrine catholique, un homne sujet du pape par prindpes et par éducation, fasie un bon citoyen (1)? Sa conscience avant toat! Il

nier la fraternité. Car, la science dit : il y a plus de différence «itre. Newton et le dernier des Australasiens ; qu'entre le deTuier des Anstrilasiens et le premier des singes. Pour la science actuelle, les singes soni nos frères et nos égaux. Faites avancer la science ; ou, reculons vers une révélation ; il n'y a pas d'autre moyen de sortir de Vanarchie.

(1) Il y a ici une erreur. Cet homme ne pourrait faire un bon ôtoyen français ; c'est vrai. Mais il ferait un très-bon citoyen chrétien. Il est cependant vrai : qu'il ferait aussi un très-mauvais citoyen du globe. Or,

8C1BMCE SOCIALE. 309

est sajet du ptpe. PersooDe, dit l^Évongile, ne peut servir à la fois deux nuUtres» être à Dieu et au diable.

« Tout ce que vous pouvez espérer de mieux de cette division qui pose d*nn côté une société sans . religio», et de l'autre «ne rdigion ou toutes sortes ' de religions sans réalisation politique et civile, c^est rinertie au lieu du mouvement, la satiété qui produit le désordre, la destruction de tout principe un peu énergique, leffacement des ftmes, Fanéan* tifsement de toute vertu, une iudiiTérence complète pour tout ce qui n'est pas jouissance matérielle et plaisir des sens.

•> La conséquence dernière et nécessaire de cette distinction est la négation positive et Tannihilation systématique de TÉtat. On doit dire et on a dit : « Puisque tÉiai ne peut avoir aucun dogme ,, à n quoi bon VÉtat î JLaissons la tociété des tudivi* « dus livrée à elle-même ; Vordre nailra tout « SEUL du jeu des inléréts, » C*est , en effet, ce qu'ont soutenu certains raisonneurs fort peu philosciphes.

M Épicnre, qui ne voyait dans le monde que le hasard des combinaisons diverses des atomes, se RKCUSAiT quand il s'agissait du gouvernement de la société. 11 ne poussait pas Tinconséquence jusqu'à se passionner pour l'ordre qui pouvait sortir de la fatalité. Il laissait ceux qui n'étaient pas auâsi sages que lui s'abandonner follement au des* tin : il se contentait de se mettre en sûreté; il se réfugiait dans la retraite, mais il ne se faisait pas législateur. De nos jours, de prétendus législateurs ont voulu appliquer l'épicuréisme à la société. On a dit : Abolissons toute reUqion et tout ira bien. Chacun se fera sa religion , chacwi se fera sa morale. Ne proclamons aucun principe. La SO' ciété collective ne pourrait exister qu'avec uno religion, Bk bien! qu'il n'y ait pas de société col* Uetive; qu'il ng ait que des individus. Que h gouvernement soit tout au plus un gehdauiui

4ÎQ dehors du globe, considéré comme cité ; rien n^est plus possible : que l'anarchie. Personne ne peut servir deux maîtres » être à l'humanité et à une nation. Humanité, nation, famille, individu doivent avoir désormais le même intérêt ; ou sinon : anarchie; et, toujours anarchie.

310 SCIBliC£ MCIAIJC.

é de mmimêmur la Set égale entre Usj halianh*

« La dodrinede riDdividualisme est ainsi ^arae à la sotte de cette opinion, qu'il y a deux pouvoirs distincts, deax ordres dîsUncls : le spirituel et le

•• Mais qaalies sont les conséquences de cette doctrine de l'individualisme? Les plus tristes qu'on poisse voir. Point de lien entre les booimes, point de sociélé véritable, point de nation , point de patrie, point d'égalité , point de liberté; une horrible •oorchîe de toutes les opinions, une lutte alFreose de tons les égoasmes; ralhéisme le plus ignoble auprès de la superstition la plus stupide; rinégalilé de conditions la plus révoltante en iace du principe de Fégalité des hommes ; des tyrans et des esclaves ; des riches qui regorgent et des tra» voiilottrs qui meurent de faim. Voilà doue oe que devient «ne sodété livrée follement aux combinai*» sons du hasard. L*athéisme religieux a entraîné ratfaéiswe social. Tout cela a abouti à cette ■askBe que certains hommes ont aujourd'hui dans le cœur et sur les lèvres : « Il ,ny a dans le m monde qne des imbéciles et des /ripons; et noms « préférons ce dernier rôle, »» Ah ! misérables, tsisei-fons. Si le peuple venait k vous entendre (t)!»

PitHEE Lbeocx , Encyclopédie nouvelle y article Ooi.va,

— « L'équilibre européen , rEOsÙMa iirsoix- BLE, tant que les peuples de l'Europe ne se sentiront pas unis par un but commun; jusque-là, pleii^ de défiance les uns envers les antres, livrés à leur individualité , hostiles contre tout pouvoir qui ne s*as80cie pas à leur destinée (qu'ils ignorent mis qu'ils cherchent), les membres de cette grande famille européenne ne se sentiront pas , oorame au temps de la fraternité spirituelle des chrétiens, liés par un même devoir, par une même loi morale. »

SxposêHon de la doctrine de Sautt-Simost. Première année, 3« éd. Paris, 1 831 , p. 1 00.

(1) Cette citation de M. Leroux est admirable. Ceux qui, par euxmêmes, ne seront point portés à la relire plusieurs fois, feront bien de ne pas continuer à nous lire : ils ne nous comprendraient pas. Et, que l'on n'aille point inférer de ceci ; que, nous adoptons les théories de M. Leroux : elles sont souvent fort erronées.

— En même teoqiB que, dans ehaqtie cîroondcriptioD^ TaMtel deipolâqae s'écroule ; toute astorité cmUeêiable foé sa fene. Et l'anardiie, MmnwMméf^ d'abord, devient Uenlât génénle; jusqu'à ce que la société paisse s'établir : sur l'autorité isiamUêtable; sur l'autel de la ¥érité ; sur Tautel de la liberté.

La chute d'un despotisme de seoond ordre, pouvoir $piriiuely entraioe nécessairement, quoique non instantanément, la chute de tous les despoftismes qui lui sont surbordonnés , pomnnrs temporels. Car, chacun de eeux-ci doit se faire pouvoir tpirikiiel; et, suocombe comme tel.

Gommait, en effet, un pouvoir spirituel quelconque, dominant les pouvoirs temporels, pourrait-il résister?

Le protestantisme, par l'action incessante de la presse, s'étend de plus en plus. Il pénètre dans les masses. Et, aprèa avoir renversé, moralement, tout «fespotisme collectif; il finit : par devenir individuel. Le protestantisme, pour aussi longtemps qu'il dure, rend ainsi socialement impossible : toute espèce d'autorité.

La chute de tout despotisme de second ordre, résultant de l'anéantissement de la foi, doit ainsi, pai* ses conséquences nécessaires, amener la destruction de l'ordre; c'est-à-dire : l'anarchie.

Tel est le tableau : de la chute du despotisme de oeceiid ordie en général ; de la chute du despotisme ronaîn chrétien en particulier; et, de l'état, nécessairement anarchique, de notre société actuelle.

Mais, va-t-on nous objecter :

312 SClBHGS SOGIALK.

fl Puisque, dans notre civilisation, le despotisme de « second ordre est tombé depuis longtemps ; et, que le

• raisonnement incontestable , catholique, unÎTerael , « seul consensus omnium réel et possible, n'est point « encore socialement établi , en pouvoir spirituel auto- « rite de second ordre ; comment , si cet état social de « raisonnement ou de liberté est encore à naître,

• Tordre peut-il encore exister , au milieu de nos so- « ciétés ? Car, enfin ; malgré la conclusion afifirmaot : « que, la chute de tout despotisme de second ordre « cause nécessairement l'anarchie ; nous ne sommes « pas encore en état d'anarchie. >

Le présent, comme déterminé ou fini, n'a rien d'absolu, rien de réel : pas plus que le point mathâna* tique, le point matériel, ou l'élément d'une courbe considéré comme une droite. Le présent, est relatif au mouvement^ le présent, est une période qui peut embrasser : la durée d'un univers, d'un globe, d'une civilisation, d'une nation, d'une famille, d'un individu, d'un jour, d*une heure, d'un instant.

Si, maintenant, nous parlons du présent, seulement par rapport à la durée de notre humanité ; que seront, dès lors, deux ou trois siècles ?

A peine, cependant, un pareil laps de temps s'estril écoulé : depuis, que notre despotisme de second ordre est tombé.

Pour juger d'un présent, ainsi relatif, voyons: si, depuis cette époque, l'ordre social a diminué progressivement; et, jusqu'où cette progression décroissante peut aller : avant de passer, par zéro, absence d'or-

SaBNGB SOCIALE. 313

dre. A cet égard, le passé et ravenir seront nos ordonnées.

A peine, notre despotisme de Tautel ou de second ordre s'est*]] trouvé renversé ; que, les trônes, despotismes de premier ordre, se sont aperçus : que, si Tordre social devait pouvoir être maintenu : un nouveau despotisme de second oi-dre, soit apparent, soit réel, devait être établi.

Ne pouvant néanmoins, à cause de l'indestructibilité du protestantisme appuyée sur Tindestructibilité de la presse, rétablir le despotisme unitaire réel : V Autel dominateur essentiellement basé sur la foi; les trônes despotiques de premier ordre essayèrent : de lui substituer un despotisme unitaire apparent. Ce ne pouvait être, dès lors, qu'un fantôme d'autorité, au milieu de la civilisation dite européenne. Aussi, lui donnèrentils le nom : théoriquement absurde et pratiquement illusoire : d'ÉQViLiBRE européen.

Prouvons d'abord : que, la dénomination d'équiUbt^e européen est absurde et illusoire. Nous verrons ensuite : si, ce fantôme d'autorité est susceptible : de servir de base à l'existence de l'ordre.

Théoriquement, la dénomination d'équilibre euroropéenest absurde, c'est-à-dire irrationnelle; car, tout équilibre suppose : deux forces égales et directement opposées.

L'équilibre européen suppose donc : une force directement opposée aux forces dissolvantes de la société ; et, toujours égale : à la résultante de ces mêmes forces.

Or, «0U8 to«t despdtîaiiie de «eoend œdre, oatte force, directement opposée aux forces dissolvantefi de la société, est eKcIuâveneRt : «fie f9i toiîmmne protégée par Mne inquiiiàion; et, danfi' l'kjpotbèae, toute foi commune, protégée par une inqoisttèOB, se trouve irrévocablement détruite. VéqvàUbre eurapéeo est donc impossible ; et, cette, défiominatiea «st irratkHinelle ; c'est-à-dire : absurde.

D'iailleurs, où prendre le point d'appmy nécessaire à tout équilibre, lorsque les forces égales et •directement oppmées ne sont point supposées exister abetmctivement dans Tei^aoe. Preadra-rt-^n cet np^mi dans les opinions individuelles, seul recours possible : dès, que la foi, constitoaut l'opinion oomimuie, se trouve détruite ; et, que l'incontestahilité^ qui seule en debars de la foi peut constituer la commuttauté de pensées, n'est point encore : socialement établie ?

Mais, V opinion des individus, alotrs nécessairement représentée par le système caniéléanisie des luâ^rités, est incapable : de servir de point d'appui ^ à aucune autorité stable.

En effet :

L'équilibre européen, primitivement établi par les trônes despotiques, sur le système représentatif dit dos majorités au milieu des rois ; système, dans ce cas, évidemment appuyé sur la seule force brutale ; et, dont ensuite a dérivé : le système représentatif, dit des majorités au milieu de chaque peuple ; est viaiABu:, sous le rapport du point d'appui, comme la force brutale elle-même. Sous ce nouveau rapport, la dénomi-.

eOSUCB BMIAIE. StS

nation S^-éqmHbre twrvpém est doue encore : ab- «nrde. Nous afRcms ymt : qoe, pratiquement, eette même dénomination est en outre : liHiisoire.

Tout pouvoir politique, quant à sa pratique, c'est-àdire quant à son exercice, doit se trouver personnifié : d'abord, dans un individu réel, représentant sa résultante, son unité d'action ; ensuite, dans une série déterminée d'individus réels, représentant sa durée ; personnifications qui, sous peine d'anarèhie, doivent, l'une et l'airtre se trouver à l'abri : de tout protestantisme capable de leur porter atteinte.

Or, l'équilibre européen, considéré sons le rapport de majorité et de force brutale au milieu des rois, est une pure abstraction ; qui, comme autorité, ne peut être personnifiée : ni pour le présent; ni pour l'avenir-, sans susciter un protestantisme général. Et, il en est de même, sous le rapport des peuples, pour leur système de majorité : dérivant, si stupidement, de ce prétendu équfttbre.

L'équilibre européen, ou phis généralement la pondération des pouvoirs, ou plus explicitement le système des majorités ou de la force brutale : tant, relativement aux pois, pour les circonscriptions de civilisation; que, relativement aux peuples, pour les circonscriptions nationales ; se trouve donc être : une autorité basée sur une valeur pratiquement illusoire . Et^ dès lors, cette autorité ne peut renfermer en soi : aucun principe d'ordre.

Examinons, maintenant ; si, ce prétendu équilibre des pouvoirs au milieu des nations; système, dont

316 8GIBNCE SOGULE.

l'utopie des majorités, au milieu de chaque peuple^ est le dérivé nécessaire ; a conservé Tordre despotique, au point de vigueur où il l'a trouvé.

Depuis, l'établissement du prétendu équilibre européen, comme despotisme général de second ordre ; les despotismes partiels de second ordre : tels que ceux de l'Espagne sur leurs domaines d'Amérique ; de l'Autriche sur l'Allemagne ; de la France sur une partie de l'Europe ; ont disparu ; et, n'ont laissé d'autre trace : qu'une haine véhémente et générale, contre cette sorte de domination.

Au milieu de chaque nation, l'autorité de Tautei despotique, formant seule alors opinion commune; autorité, seule réelle comme soutien de trônes despoti' ques, a déjà disparu ; pour faire place chez les peuples : à Topinion individuelle, au milieu des familles; à lopinion variable des majorités, au milieu de chaque peuple ; au protestantisme enfin, antipode, par essence, de toute espèce d'ordre.

Le droit de primogéniture, relatif à l'hérédité de la propriété, a disparu : aux États-Unis depuis 1776;

SCIBNCS 80CULK. 317

en France depuis 1789 ; en Belgique depuis sa réunion à la France.

Bientôt, ce droit aura complètement disparu en Espagne et en Portugal. Probablement, avant un quart de siècle il n'y en aura plus de vestige sur notre ancienne civilisation. Or, c'est, précisément, ce droit qui sert de base au despotisme nobiliaire, soutien le plus vivace et même unique : de tout trône despotique.

L'esclavage qui, depuis l'origine de la société, avait été considéré comme étant de droit social ; est, aujourd'hui , généralement reconnu : comme antisocial , en théorie. Il est vrai : que, jusqu'à présent, il ne s'est agi que de l'esclavage domestique. Mais , dès que l'esclavage politique^ encore admis dans le droit social , sera généralement reconnu : être, en réalité, infiniment plus oppressif, envers leô individus et envers l'humanité, que ne l'est l'esclavage domestique (et, chaque jour, la société approche davantage de l'époque où cette vérité sera généralement reconnue) ; le maintien de l'ordre , par le despotisme , nécessairement appuyé sur Tesclavage politique , du moment que l'esclavage domestique devient impossible; deviendra lui-même : impossible.

L'aliénation du sol et l'hérédité de la propriété foncière, bases essentielles de l'esclavage politique, social

oa eoUectif; et, par conaé^tfit, du monopele dos développements de rintelligence *, commençait i èfcre géttérakneirt attaqpées ; et , déjà y eeM/t alîéBation et cette hévédité, ne sont pkft, et ne peuvent pl«s 6tre : rtUionnellemnd défendues. Le seul Ihesoîa d'ordfe les

appiiie donc encoie : par ignorance, par seatiment, par préjugé. Mais, dès qu'il sera démoatré, conune nous le ferons aille«rs(l), avw une coi^plèÉe évidence : que, cette aliénation et cette hérédité, loin d'être nécessaires à l'existence de Tordre réel, sont, au contraire, devenues incompatibles , même avec le seul maintien de l'ordre apparent, qui existe encore ; elles tomberont nécessairement et avec l'approbation générale : dès, que l'excès de mal social aura fait reconnaître : le besoin dé les anéantir.

Enfia, k système représentatif, dit des majorités, dérivé nécessaire de l'équilibre européen , commence à se trouver honni : même par ceux, qui, hier encore, s'en déclaraient les partisans les plus fanatiques. Déjà même, toute espèce d'ordre, sous l'utopie représentative, apparaît impossible à ceux qui se croient les plus intéressés à éviter l'anarchie. Et, ne s'imaginant point : qu'en dehors des systèmes de minorité et de majorité , il puisse exister, comme base d'ordre , le système de la totalité ou du raisonnement rendu incon-

(1) Voyez: Qu*es('Ce que la science sociale? et noira Économie poimçHe,

SClfiMlB 806IALB. [i(9

testable vis-à-vis de chacun; ils veulent rétrograder vers le système des minorités, sans penser : qu'ils vont se replonger, dans l'anarchie ; par la voie même ^qu'ils prennent : pour Téviter.

Telles sont les pertes qu'a subies l'ordre despotique, depuis l'établissement du prétendu équilibre européen : protestantisme des rois, dont le système des majorités, protestantisme des peuples, est le dérivé nécessaire. La seule énumération de ces pertes prouve : que , la possibilité , pour le despotisme , tant sous la souveraineté des rois que sous la souveraineté de& peuples, de maintenir l'ordre au milieu de la société , diiiunue progressivement ; et, qu'il faut être bien aveugle , peur ne point voir, dans un avenir prochain , le moment : où., une pareille progression , tant pour le système d'équilibre européen , comme despotisme de second ordre ; que, pour les systèmes dits représentatifs, comme dtespotismes de premier ordre ; doit passer par zéro*

L'objection relative à ce que nous ne sommes point eneofe en état d'anarchie, malgré la disparition du despotisme de second ordre, se trouve donc éliminée. Et , l'examen de cette objection nous a montré , en outre, ridentité : entre le système dit équilibre européen; et, le système dit représentatif; comme appartenant tous les deux : au système des majorités ; à la sente force brtrtale ;' et, comme tels, également absuvdea et ilLuAoirea»

3i0 8C1S1ICB SOCIALE.

GOMUEIIT li'ORDRE PfiUT-IL s'jÉTABlilR AU MILIEU SES CI VILISATIONS y TOUTES MAUTTENAST EN GORTACT? UH NOUVEAU DESPOTISME DE 8EGOND ORDHB BST-IL POS- SIBLE?— NON. POSITION, RELATIVEMENT A l'ÉTABUSSE- VENT DE L*ORDRE, DE TROIS ALTERNATIVES GONSTIIUANT UN TRILBIIME RÉEL.

« n n'y a plos aujoard* hoi de Fraaçaii, d*Anemaods, d^Espagnols, d* Anglais nêaw; qnoî qi'oo en due, il B*y a que des Européens. Tes* ont ks mêmes go&ls, les mêmes passions, les mêmes moeurs, parée qu'auciui n'a reçn de formes sationales par aue oonsCitolioo partienlière. Tons dans les mêmes circonstaoces feront les mêma choses ; tons se diront désintéressés et seront fiipons; tons parieront du bien pnblic et ne pase> inontqa*à enx-mêmes{ tous vanteront la médiocrité et vondroot être des tynms; ils n*OBt d'ambîtioa qoe pour le luxe, ils n'ont de passion qne celle de Tor : sftrs d'avoir avec loi tout ce qui les lotCf tons se vendront an premier qui voudra les payer. Qne leur importe à quel maître ils obéissent, de quel État ils suivent les lois ! Pwirvn qn'ils troavmt de l'argent à voler et des femmes à oorrompre, ils sont partout dans leur pays. «

Rousseau, ContuUraiimu mr le gomoermemeiU de Pologne,

— « Depuis le qninsième siècle jusqu'à ce jeer, l'institution qui unissait les nations enrepéeuei , qui mettait un frein à Tambition doi penpfei et des rois, s'est successivement aflàiblie; ék est conq>létement détruite anjoord*bui, et une guore générale, une guerre effroyable, nue guerre qui s'avance comme devant dévorer toute la popuktion européenne, esiste d^à depuis vmgt ans, et

SCBKB SKULB. 3S1

SAivr-Smoa, Letire

dini, vaÉS^boad dcmài, ci gfrlgMcfoii pis. Qm-

La Messais, iIfludL ei Jfmrw., p. 41.

— « La dnae ai cenèe^Mi tad parles A«^»»» de rinde oa par Icars Iribataicts; aa aeid pv let Cosaqaes,evaBi-svde deb Raane; les iettes liriUaBJqacs et let escadres aaiériraiaes Tépiest da côté de rOcéaa; les Espagads da fffm^sr cl des Pbilîppiaes, qai se soaricaacat des fslioas, tieanent sor elle les yeax entr'oaverts. Le geare vieai d'cairer ea posifMÎoa de apafeaa»

»yeas de ooasiBoicatîoa qai raecoarôsseat les distaaces daas aae proportioa iacspéiée. Le9 deux dviUmUiam» tte UtnUromi pas m êe Jaimdre et a se mêler. Ce sinaA i.s njB% csabd vjut de

L'aiSTOiEE Dc L'unce amAtnc. »

M. Micau. CaETALiem, Lettre» »mr i'jimé' riqne du Nord, iolrodactioa (1833) (I),

— A défaut de la foi, qui ne peut être rétablie ; à défaut de Y équilibre euroj)éen , abstraction despotique , absurde et illusoire ; à défaut du système des majorités, extension des nations aux individus de cette même abstraction despotique, absurde et illusoire ; est-il possible, au milieu de notre civilisation, d'établir, comme autorité dominatrice , un autre despotisme de sec^ind ordre ?

Non. Nous avons vu : que, tout despotisme de se* cond ordre devient, de plus en plus, impr>ssible ; à me* sure : que, les communications s'étendent, par le pro-

(I) Ea 1843, cette prophétie était réalitée.

SCS MltMl MCMU.

testantisme ; et, que le protestantisme s'étend, par les

Or, nous allons voir : que, par suite de Textension des communications et au protestantisme, notre civilisation européenne va bientôt achever d'engloutir : toutes les astres dvilisatioiis ; c'est-à-dire : rhumanité tout entière.

Dès lors, il est impossible : qu'un même despotisme de second ordre^ maintienne Tordre, au milieu de rhumanité réunie; puisque, cela n'a pu exister : au milieu de la seule civilisation européenne, même seulement considérée dans ses anciennes limites.

Comment donc, lorsque toutes les civilisations sont une fois en contact, l'ordre peut-il s'établir : au sein de l'humanité ?

Pour le savoir, nous allons poser et discuter trois alternatives , renfermant , sous le rapport d'existence sociale, toutes les conditions possibles; et, dont Tune doit, ainsi, exister nécessairement. Si donc, deux de ces alternatives viennent à se trouver éliminées, par la diseussion; la troisième existera nécessairement. La nier, alors, serait déclarer : que, l'existence de l'kumanité, sur notre globe, est devenue impossible.

Voici ces alternatives ; et, préalablement : les conditions auxquelles elles se rapportent.

tt Lorsque , toutes les civilisations sont en contact ; « et , que les communications ne peuvent plus être « anéanlies ; il faut nécessairement :

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« Ou, que l'une d'elles devienne : despotisme de « second ordre ;

« Ou, qu'une anarchie générale devienne perma- « nente : au sein de l'humanité ;

« Ou, que le raisonnement réel : puisse régner; « puisse devenir : autorité universelle. »

Les deux premières alternatives complètent : tout ce qui peut se rapporter au despotisme ; au règne des préjugés ; la dernière se rapporte : à la liberté ; au règne de la vérité.

PRElfITÉRE ALTERNATIVE :

« An «rilieu des civilisations en contact indestncveti- « Me ; l'une d'elles, peut-^elle devenir : despotisme de « second ordre ? »

Nous avons déjà résolu cette question , dans l'hypothèse du contact de toutes les civilisations. Il ne nous reste, ici, qu'à examiner : la réalité du contact. Voyons, dès lors : quelle est l'action de notre civilisation, sur toutes les autres. Et, dans le cas que cet examen nous amène à conclure : que, la réunion desfractions humanitaires, en une seule civilisation, soit

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devenue inévitable ; nous tirerons, de cette oonclusion, la conséquence : qu'il y a impossibilité, que l'une des fractions s'établisse , en despotisme de second ordre, au sein de l'ensemble.

Les différentes civilisations, qui, maintenant, existent au milieu de l'humanité , sont les suivantes :

Nomades ;

Africaines ;

Musulmane ;

Indienne ;

Chinoise.

Nomades.

Les Russes, eux-mêmes, entrés depuis peu dans notre civiUsation, encore nomades en partie, se trouvant, par conséquent, en contact immédiat avec d'autres nomades ; détruisent ou fixent : ceux qui leur appartiennent; et, ceux qui les avoisinent. Il n'est pas jusqu'à l'Américain des États-Unis, le peuple qui se prétend dépositaire du germe de la liberté du monde, qui ne les fixe ou ne les extermine. Les peuples nomades et les peuples fixés cessent donc d'appartenir : à des civilisations isolées.

Africains.

La traite des nègres est encore en pleine vigueur : malgré tous les efforts faits pour l'abolir. Nous sommes loin de vouloir la justifier ou la soutenir. Cependant, à côté des tristes exemples d'inhumanité qu'elle a

scieucb sociàlb. 3SS

offerts, elle a eu quelques effets utiles : par les communications qu'dle a ouvertes. La traite donc , ainsi que les conquêtes de FËgypte et de l'Algérie, ont établi des rapports, qui, progressivement, nous soumettent cette civilisation ; ou plutôt, cet ensemble de pe* tites civilisations. Les peuples africains ont cessé, ou cessent, d'être barbares ;ih deviennent sujels.

Musulmans.

Les progrès de l'envahissement de notre civilisation frappent tous les yeux. Un Moniteur à Constantinople ; des écoles et des examens y relatifs pour l'admission à toutes les places de l'empire ; des chrétiens dans les mosquées ; des odalisques au bal ; des monnaies à l'effigie du souverain ; une charte, et la lumière du gaz hydrogène qui fait pâlir le croissant ; sont des témoignages qui parlent d'eux-mêmes.

Indiens,

Par la domination anglaise , leur civilisation nous est complètement soumise.

Chinois.

L'année 1843 a vu se fondre la civilisation chinoise au sein de la nôtre. Tout d'ailleurs était préparé pour son assujettissement. Déjà, ils avaient besoin de recourir à nous pour les i nstruments d' astronomie et de physique; des bâtiments à vapeur sillonnaient leurs

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mars ; le protestaAtrâme, sous la foeme la plus tembi» pour toute autorité étjiejigère, le diriaftiaiuane , a» trouvait introduit chez eux depuis loBg;tMq»; et, il s'y dév«k)|qpera nttMleiiaBt, avec d'autant phia^de tapi*dite : que, le pvoteatantisine général va s'y adjoindre : avec teujbes les forces qu'il s'est aequises , <dMa noiift, depuis quatre sièeke. L'en^ire eUnoîs est évide» ment le dernier trâne^ dont V Autel chinois pourra se servir : pour représenter un despotisme de second ordre.

Relativement à la civilisation chinoise, une objection se présente ; et, nous devons la résoudre.

La presse, dit-on, existe en Chine depuis un grand nombre de siècles. Comment se fait-il donc, silaprerae détruit tout autet' despotique, que le despotisme âe second ordre, soit resté possible en Chine?

La presse, en caractères nmbiles, tels qu'ils sont nécessaires à la prompte communication des idées, a-t» elle existé en Chine, avant de se produire chez noos? ou même aussitôt que chez nous ?

Voilà, d'abord, des faits douteux.

Ensuite, les signes chinois , pour la langue scientifique, ont été choisis de manière : qu'il faut la vie d'un homme, pour apprendre à les connaître et à les combiner : difficulté , qui doit être attribuée , au moins quant à sa conservation : aux intérêts de l'Autel chinois.

^'ailleurs, lorsque la presse vient à paraître aiiaiîa d'une humanité,, ou d'une fraction bumaaitairey avant que les ooiuiaîesatteea soient arrivée» au point : fa!iiBe régit» d'aetîeAv ayant une sanctien nécetfsainey powse

èUM îaeoBtMtaUeittiuit dénootrée à chaque individu; l'aiiaccbia|.réraltani alors des effets de la p;cesae^ porte néuGâSBairemaot la société à Tabolitiou de la presse ; ou^ tauL au moins, à sa soumission la plus absolue au despotisme le plus absolu : lequel , peut seolemeut exister : lorsque la totalité du sol appartient : à une seule famille.

La presse a donc pu exister en Chine ^ et, se trouver ensuite détruite : quant à ses effets sur les comnmnicaliû». U en serait de même chez nous : si^ la* condition de démonstration incontestable, que nous venons d'in^qutr, ne pouvait déjà avoir une existence réette. C'est ici, que se présente la question de savoir : si^ les communications entre les civilisations sont indestructibles, ainsi que nous l'avons établi.

A cet égard, mms venons de reconnaître : que, la presse pourrait se trouver anéantie, quant à son pouvoir de maintenir : différentes civilisations^ en état de comnmnication ; et, les différentes familles au sein de chaque civilisation. Gela serait possible : dans le cas où V anarchie pourrait, avant la découverte du raisMAement réel, se trouver portée à un tel pdnt : que, lliumanité tout entière, c'est-à-dire ses gouvemantSy vinssent à reconnaître unanùnemetit la nécessité : d'afléantir taut^ communication , et tout moyen de cniianmcaJUon entre un certain nombre de fractions humanitaires, ainsi qu'entre les familles qui les composeraiani ; puisi, par suite, de ramener tous les peuples à l'état d'aJbcutisa^nent : oà^ se trouvent, maintenant, les- masses chinoises •

3S8 SCIENCE SOCULB.

Voyons, les principales difficultés, qne cette néoes* site deyraît vaincre ; et, par ces difficultés, nous jugerons : de l'état d'anarchie , auquel rhumanité devrait se trouver conduite : avant d'adopter, unanimemenij de pareilles mesures.

Les principales difficultés sont :

L'anéantissement de la presse ;

L'anéantissement des autres moyens de communication;

L'établissement de fois nouvelles ; ou, le rétablissement des anciennes.

La prise de possession du sol, par une seule famille, dans chaque civilisation;

L'abrutissement général des masses.

Anéantissement de la presse.

Avant d'écouter ce que iious avons à dire, sur Tsméantissement de la presse, a-t-on bien réfléchi : à une difficulté qui domine toutes les autres; et, que nous n'avons point énoncée , à dessein , pour faire voir : combien, il est facile de se tromper, en faisant une énumération. Cette difficulté prédominante est celle : de partager l'humanité, en un certain nombre de frac* lions déterminées, sans qu'aucun pouvoir unitaire puisse présider à ce fractionnement. Et, cette difficulté existe réellement : puisqu'aucun despotisme de second ordre ne peut dominer, au sein de l'humanité.

Mais laissons cette difficulté, dont la solution, à elle seule, est plus difficile : que, la découverte du raison-

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nement réel ; et, admettons : qu'un miracle Ta résolue. Ce ne sera pas le seul miracle dont nous aurons besoin, dans le cours de cet examen.

Pour que la presse soit anéantie, au sein de toutes les fractions humanitaires, miraculeusement déterminées; il faut : un moyen commun, nouveau miracle; ou, laissera chacune, le soin de déterminer elle-même : son moyen d'anéantissement.

Si ce second miracle est évité, il faudra établir un juge et une sanction pour savoir : si, chaque fraction obéit à la convention. Autre miracle nécessaire.

Puis, avec la meilleure volonté possible, comment chaque fraction, c'est-à-dire ses gouvernants, s'y prendront-ils : pour anéantir la presse, au sein de leur circonscription ?

Pour y arriver, il faut un pouvoir spirituel, un despotisme de second ordre, devenu incompatible avec l'existence de la presse. Nouveau miracle nécessaire.

Et, la noblesse qui va prévoir : qu'elle sera soumise à un sacerdoce, ne laissant plus exei'cer aucune espèce d'hérédité, toute espèce d'hérédité étant incompatible avec le gouvernement réellement absolu ; et, la bourgeoisie qui va prévoir : qu'elle deviendra peuple; et, le peuple qui va prévoir : qu'il deviendra brute; et tous, qui devront consentir à l'anéantissement de la presse... Nouveaux miracles ! en nombres indéterminés.

Anéantissement des autres moyens de communication.

N'oublions pas le miracle perpétuel , nécessaire

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poui* qu'uoe dvâtsaiioa ne dief d^ point à tromper le» autres, en fingnaat d'anéantir ce (pi'dk Teut conserver; sachant : qu'en conservant sea moyens eUe pourra vaincre tes autres : ce qui donnera les mojreDs aux vainqueurs d'avoir'uoo foule de richesses, mobile suffisaol. peut eux : imMt matéiialiste se moquant de ce qui peut arriver après lui ; et, chaque fraction étant alors : nécessairement matérialiste.

Maintenant, àTabride ce miracle perpétuel, il faut anéantir, quoi?' La boussole, la vapeur, la po«dre à canon, les chemins de fer, les télégraphes^ les machines ;. enfin : les sciences,, les arts, rindostrie et le commerce. Autres miracles.

Etablissement de fois nouvelles.

Ici, le positif est encore plus difficile que le négattL Toutes les espèces de Sois sont tombées, quand eSes avaient tout au monde pour les^ protégea; et, il faut en établir de nouvelles : quand , tout an monde est contre cet établîssen^ent. Autres mirades. 11 en £aiidfia dix mille pour empêcher : que , chaque fraction ne. reçoive les nouvelles chartes reUgîeuses de toules les autres; ce qui, en les divert^ant toutes, lea^ rendra tj^ès-propres à croire : quia ab$urdmn;^^^a im-^ passibile.

Prise de possession du sal par um seule fmniUe. £n dehors de la possession du sol, par une seule

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famille, tout absolutisme est absolument impossible. Voyez l'anciemie Turquie ; voyez la Chine actuelle ; \ oyez rhumanité. Essayez donc d'attribuer la possession du sol, dans notre cÎTilisation occidentale, à un pape héréditaire ; et , ne soyez point appuyé sur des niiraeles; vous verrez : comment vous réussirez.

Abrutissement général des masses.

Ceci, nécessite : la réunion de tous les miracles possibles ; et, nous demandons pardon à nos lecteurs : de les avoir trainés, aussi longtemps, dans de pareilles absurdités. 11 est, cependant, plus absurde encore de prétendre : qu'une fois les différentes civilisations en contact, il est possible d'établir dans leur sein. Tordre social : au moyen d'un despotisme quelconque.

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