‹ Science sociale (volume 4)Chapitre 77 sur 79 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

« I] n'y a pent-ètre pas an homme Téritablement religieux en Europe qoi n*atteade qadqjBe chose d>xiraordiaaire; or, dites-moi, Messiean, croyes-Toas qae œt accord de tons les honBci paisse être méprisé? N'est-ce rien que ce cri général qui aDDonce de grandes cboses? Attendei que rafHnité natnrelle de la reJigion et de la sdence les réunisse dans la tète d*un seal homme de génie. L'apparition de cet homme ne sannit être éloignée, et peut-être eziste-t-il déjà. Celnî-là sera fiimeux et mettra fin an dix-huitième siècle qoi dure toujours. Alors toute la sciemse changera de face ; Te$pnt, Umgtempê dtîrémi et ouStié, reprendra sa place, •

Comte di Msans.

— « Je vois tons les États de TEurope courir à leur ruine. Monarchies , répuUiqaes , tontes ces nations si magnifiqnement instituées , tons ees beaux gouTernements si sagement pondérés, toabés en décrépitude , menacent d'une mort prochaine. »

J. J. RocssxAUy Considératient sur U gomeer^ nement de Pologne,

— « Il est impossible de ne pas leoonnaitiè qoe la force a souillé le berceau de tous les pouvoirs du monde, quelles qu'aient été leur nature et leur Jorme,

u £h bien ! Messieurs, cette origine>lk penooae n'en veut; tous les ponvoirs, <^uéls qu*il s soient, Is

reoient : il n*y en a aacoii qui Tenille être né an KÎn de la force.

«« Ce seul fait prouve, Messienra, que Tidée de la force n'est pas le fondement de la légitimité politique, qu'elle repose sur une tout antre base. Que font, en effet, tous les systèmes, par ce désaveu formel de la force? Ils proclament eux-mêmes qu'il y a une autre légitimité , vrai fondement de toutes les autres, la légi limité de la raison, de la justice, du droit. >•

GuizoT, Histoire de la ctvilitaUon en Europe, p. 73.

— M Nous, les apôtres de la fraternité des peuples, nous n'avons pas encore fait pénétrer dans les relations de classe à classe le principe de la fraternité des hommes. Nous bouegeois, fils s*ArFRAKCHis, uous croyous que les prolétaires, FILS D*ESCLAVEs, toHt cTuHe outre nature que NOUS. Nous avons encore au fond du coMr un reste de vieux levain païen. Nous ne professons plus avec Aristote qu'il y a deux natures distinctes, la nature libre et la nature esclave; mais nous faisons tout comme ai nous étions nourris de cette doctrine, »

MfCBiL Chevalibe, conseiller d'Etat, professeur d'économie politique au Collège royal de France , Lettre xxix sur F Amérique du Nord.

— «■ Aujourd'hui il est universellement reconnu que la bourgeoisie domine en France. L'aristocratie est repoussée du pouvoir on se tient écartée. Les artisans et les petits cultivateurs commencent à peine à lever la tète. Les prolétaires ne comptent point, »

M. Chevalier, lettre xxxii.

— « U y a un abîme entre le bourgeois d'une part, le paysan et l'ouvrier de l'autre. Le bourgeois ne sent rien de commun entre loi et le prolétaire. Il est convenu de regarder ce dernier comme une machine qu'on loue, dont on se sert; et que l'on paye tout juste pendant le temps qu'on en a besoin ; de même, aux yeux d'où grand nombre de prolétaires, le booi|(eois est un enneni dont

S12 SGUMGB SMIAJLB.

«I n*«0Mpte U flopériorilé qfoe pctfoe qui^tl est k plw fort. »

M. Cjikvalib^, note 57. du traie II des Leitm 9wr r Amérique du Nord.

— La conclusion du présent livre a été : n Primitivement, et pour aussi longtemps : que, la « yérité n'est point devenue nécessaire à l'existence « sociale, époque d'ignorance dans laquelle nous nous • trouvons encore ; la base exclusive de l'ordre, le « seul moyen de maintenir l'existence de l'humanité, a est : le DESPOTISME; l'arbitraire; la force brutale; c l'oppression de l'examen, Toppression du raisonne- « ment; ou bien encore en prenant les effets néces- « saires pour les causes inévitables, nous dirons : c qu'alors, le seul moyen de maintenir l' existence de « l'humanité, est : le monopole des développements de a l'intelligence; d'où dérive nécessairement : I'ex-

« PLOITATION des MASSES. «

Nous savons ce que la prétendue philosophie, relative à l'époque d'ignorance primitive, peut opposer à notre première conclusion . Nous allons établir ses objecUons dans toute leur force. Puis, nous les combattrons.

PREMIÈRE OSJECTION.

« Nous avons existé sous le despotisme, jusqu'en « 1789. Mais, depuis cette époque la partie de l'huc manité, régénérée par la révolution française, est « maintenant : en état de liberté.

wamHOL BOGiAU. 343

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