‹ Science sociale (volume 5)Chapitre 12 sur 70 · OPPOSITION · texte numérisé non relu

OPPOSITION

« Le tengafe humsin s'cft p«s asseï cbir. Dia

lai-méme, s'il daignait nous parler dans nos Ubgaes, ne mms dirait rien snr quoi Ton ne pftt dbpoter (1). •*

Rousseau, Lettre h M. de Beamnwt.

-— •« Noos n'entendons guère qne nos propre penaécs (2). »

M. CousiK, Fragm. philos., t. II, p. 82.

— « Si Ton n'est extrêmement attentif aox moU doit nous avons coataiM de nwis servir, soit posr accorder, soit pour nier, on se verra forcé d'aTooer des absurdités pins grandes encore que celles qu'on vient de voir. »

Platoit, Thééibie, Socrate interlocutenr.

Nous pourrions multiplier ces citations à rinfmi. Celles, que nous venons de donner, suffisent pour démontrer : que, les expressions n'ont encore rien : de déterminé.

(1) Nous ne pouvons trop rappeler cette citation : parce qu'elle est d'une vérité, presque généralement ignorée; et, qu'il faut nécessairement connaître, avant de chercher : à y porter remède.

(2) Il parait : que, M. Cousin a la certitude de n'èlre compris de pt^ronne. Alors, pourquoi a-t-ii écrit? Si, nous n'avions eu la certitude

d être compris, de ceux qui auraient la patience de nous lire ; nous n'eussions jamais taillé une plume.

SaBKGfi £OGIALS. 275

«* Cette amitrasse d'erreur, qoe Ion appelle fan taisie, opinion, est d'autant plas fourbe qu'elle ne IVst pas toujours; car elle serait règle infaillible de vérité, si elle Télait iiifaHIR>le dki jD«iiMB|;e (1). Mais étant le plus souvent fausse, elle ne donn» aucune marque de la qualité, marquant de mémo caractère le vrai et le faux. »

Pascal, Pensées,

— « Et puis le philosophe conserverait quelque respect pour l'opinion! Qu'il lui obéisse parfois, conme le pkw faible au plus fort, soit ; mais la respecter 1 ce «erait se montrer plus sot que le vulgaire, et c'est beaucoup dire. »

M. Ch. Lbmeslk, Misanlkropopanulopies f p. 179.

11 est bien singulier : qu'il n'y ait presque pas un grand homme, tant pour les temps anciens que pour les temps modernes, qui n'ait reconnu : que, jusqu'à lui, il n'y avait encore que des opinions; et, qu'en même temps, il soit presque impossible d'en trouver un : qui n'ait affirmé, dogmatisé. D'où peut provenir cette singularité? De ce qu'il est facile de reconnaître :

(1) Pascal savait: que, tous les dogmes, prétendus révôlôs, ne sont que des opinions; et, c'était ce qui le rendait si malheureux. Pour lui, il n'y avait pas de vérité ; et, cela devait être : pour son époque; et, pour un esprit aussi logique que le sien.

que, les autres ne savent rien ; et, très-difficile d'avouer : que, soi-même : on n'en sait pas davantage. La question de la diversité des langues, n'est, pour ainsi dire, jamais sortie du domaine de la science; et, dans le même domaine, il serait difficile d'y trouver : une opinion dominante. Nous croyons, cependant, avoir démontré : que, ce moyen est devenu incapable de servir, davantage, au maintien du despotisme ; et, qu'au contraire : cette même diversité, tant entre les nations qu'au sein même de chaque nation ; est devenue ud auxiliaire : de l'anarchie.

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