NOUS AVONS ABSOLUMENT TORT
Voilà quatre ans, que, cette théorie générale, de l'organisation de la propriété, a été publiée par plusieurs journaux. Je l'ai adressée, autant qu'il a dépendu de moi, à tous les publicistes. Je n'ai pu obtenir : ni une seule critique; ni une seule approbation publique. Je me trompe ;
En 49, j'avais envoyé ma brochure à M. Blanqui; et, verbalement, il m'avait répondu : que c'était bon, mais inopportun. C'était pure complaisance. M. Blanqui ne m'avait pas lu. En 1850, je m'en aperçus ; et, le priai instamment de me lire. Il me le promit, tint parole, et m'adressa la lettre suivante :
«il août 1850.
— « J'ai la Totre nouvelle brochure, mou cher monsieur Colins ; je fCy comprends rien^ si ce n'est que tous accuseï la propriété, Vappro» priaiUm des terres , de tous nos maux. Je me résigne dès lors à les Toir éteintes (1), et, peu préoccupé de ce qui arriTera dans cinq cents ans, je continuerai à brouler mon herbe, si MM. les socialistes le permettent : Il nr bbstbrà toujoitbs assbz poub eux. Adieu, tous êtes, un excellent homme; mais le socialisme et la politique m'ennuient tellement que je ne vous ai lu que par sympathie pour tous. Je suis mort ; laisseï en paix ma cendre. — Mille amitiés. B. »
— M. Blanqai confond, la propriété ; eX^ l'appropriation des terres. 11 oublie que lui-même a dit : Remaniez les lois qui règlent Vtuage de la propriété. Cependant, ne tous y trompez pas : M. Blanqui est un homme de beaucoup d'esprit. Malheureusement, il est entré à l'Académie des sciences morales et politiques ; et, naturellement, il y a perdu cinquante pour cent de sa valeur.
Oserai-je demander à mes lecteurs : si, eux aussi sont d'a\is : de m'envoyer brouter l'herbe, avec le reste du prolétariat? Daus ce cas, je me résignerais ; et, par reconnaissance, je leur conseillerais : de se résigner également. . . à la continuation des révolutions.
(1) Il y a éteintes ou éternelles. La dernière veruon serait une raillerie académique.
3i8 SCIENCB SOCIALB.
• Notre mode dVpproprialÎQO (du sol) est trèsexceptionnel sur le globe, il est exceptionnel en Europe, et il n'a de date pour nous que d'an demisiècle. Je suis loin d*en conclnre qa^il ait été, ni même qu*il soit mauvais pour la France, mais je ne narais eo conclure qn*il soit Im» en tout fie», en tout temps, pour tout penpi^ ni qu'il eût été bon pour la France il y a on siècle, on qu'il soit encore bon ponr elle dans an siècle. »
ËNVASTis, CeUnUtoHon de Tjilgérie.
- « La révolution de 1789 a élc produite : par la nécessité sociale, de faire entrer le sol à la propriété collective : dans chaqce famille.
« Ce résultat a été obtenu : par l'anéantissement légal du droit de primogéniture, au sein de chaque foyer domestique.
« La révolution de 1848 a été produite : par la nécessité sociale , de faire entrer le sol à la propriété collective : dans chaque ra-
TIONALrrÉ.
« Ce résultat sera obtenu : par l'anéantissement légal du droit de primog^niture, au sein de chaque foyer national.
« La dernière des révolutions sera produite : par la nécessité sociale, de faire entrer le sol à la propriété collective : au seih de
« Ce résultat sera obtenu : par Tanéantissement légal du droit de primogénilure : au