SEIN DU FOTER HUMANITAIRE
« La première révolution est : Tabolition du pnvilége de naissance, au sein de chaque famille ;
« La Mconde , Tabolition du privilège de naissance, au sein de chaque nationalité;
« La troisième, Tabolition du privilège de naissance, au sein de Thumanité.
« 11 est bien à craindre : que, ce soit seule-
ment la dernière de ces révolntions, qui puisse se faire par la seule raison. Et, cependant, ce serait si facile I sans utopib, sans mysticisme, SAlfS GALIMATIAS ! »
COLlIfS, Mss.
Le sol peut entrer à la propriété collective, avec toutes les conditions de justice que je viens d'énoncer, en moins d'un quart de siècle.
— C'est bien long, diront les amateurs de révolutions; pour le seul plaisir^ d'avoir des révolutions !
— Avez-vous mieux, Messieurs? Prenez !
Je continue.
Nous avons dit :
Que, la richesse de tous, la richesse collective, ne peut s'accroître : que, par l'activité des individus ; et, que l'activité des individus ne peut être excitée; que, par la certitude pour chacun : que, le fruit de sou travail sera sa propriété individuelle, à lui, à ses enfants, ou à ceux à qui il jugera convenable de la transmettre : après sa mort.
Tel est, en effet, Tordre social non u topique : la propriété, la famille, Thérédité et la faculté de tester (1). C'est, dans ces limites, que doit se trouver : l'entrée du sol à la propriété collective, sous les conditions :
De ne faire tort à personne ;
De rendre, chacun, propriétaire assuré de ce qu'il aura produit; de porter la richesse de tous, la richesse de chacun, la production, et la consommation : toujours au
MAXIMUM possible DES CIRCONSTAKCES.
La propriété et la famille, sous peine d'absurde, ne peuvent être mises en discussion.
Quant à la discussion, relative à l'organisation de la fa-
it) Enlever, à Thommcla faculté de tester; c'est, le premier pas : vers le communisme absolu ; le communisme despotique ; le communisme de couvent; vers le despotisme oriental : où, tout appartient à un seul.
mille ; ce qui est une discussion bien différente, de celle sur l'existence de la famille ; cette discussion appartient à la question morale ; que, nous n'avons point à traiter ici.
Et, quant à la discussion, relative à l'oi^anisation de la propriété ; discussion bien différente, de celle sur l'existence de la propriété ; c'est, précisément, de cette organisation dont il va être question, en traitant : de Y hérédité; et, de la faculté de tester.
HEREDITE SAKS TESTAMENT.
« Pour que rhéi'cdUé existe, il faut qa*dk soit GiviLEMBHT établie. Le droit d'hérédité peut donc être restreint plus encore que le droit de propriété. Suivant le droit naturel, il n'y a point d'hérédité; la propriété est commune à la famille. »
M. RoYKR-CoLLAKD, professeur à h faculté de droit de Paris. Leçon du 9 mai 1840.
La seule hérédité, sans testament^ qui soit nécessaire à l'excitation au travail ; c'est : l'hérédité directe. Toute autre est inutile, à cette même excitation ; tant, que la faculté de tester existe.
Donc :
Anéanlissementj par la loi, de toute hérédité collatérale; etj entrée à la propriété collective, de toute successiony ab nvTESTAT, sans héritier direct.
SCISKCE SOCIALE. 321
HÉRÉDITÉ PAR TESTAMEIfT.
« Un des signes les plas frappants que rhoma* nité ait fournis de sa grandeur, c'est d*avoir, par les lois ciTÎles, donné à la pensée penistanoe et dnréei même après que Tbomme a dispara de la terre dans sa manifestation matérielle; il n'y a rien, dans le droit civil des nations , de plus grand, de plus profond, de plus mystique, que le droit de testament. » M. PiBRHs Lxaoux.
— <• Ce n'était pas sans raison que le droit romain unissait si profondément la puissance paternelle et la faculté de tester. »
Leeii misa, Philos, du droit»
Lliérédité par testament est nécessaire à Yexcitation au travail, premier moteur social.
A la Térité, cette hérédité tend continuellement : à di* minaer la richesse collective; a augmenter les richesses individuelles; par conséquent à tendre vers le paupérisme des masses.
Mais, la société, qui seule protège l'organisation de la propriété et l'organisation de la famille, peut placer, sur cette espèce d'hérédité, un impôt aussi fort que possible : pourvu qu'il ne porte point atteinte à l'excitation au tra* vail.
Nous ne porterons cet impôt qu'à vingt-cinq pour cent 11 est évident : que, celui qui héritera, par testament, d'une somme de 100,000 fr., ne croira point éprouver une injustice, en ne recevant que 75,000 fr.; quand il sait:* que, lui-même a sa part dans toutes les successions possibles , faites par testament.
Donc:
Êlablissement, par la loi, d'un impôt de vingt-cinq pwtr cent sur toutes Us successions par testament. Et enfin :
Déclaration que U sol, une fois entré à la propriété collective^ est INALIÉNABLE.
Tel est, en fait d'organisation de propriété, le remède social, anéantissant le paupérisme, anéantissant toate espèce d^esclayage : pourvu, qae le joug de Tignorance sociale, 8oH préalablement brisé.
— Cest facile à dire, vont s'écrier les prétendus conservateurs : appartenant à toutes les sectes possibles. Car, jusqu'ici, il n'en est pas une seule, qui ne veuille conserver la vieille société : soit le sachant; soit sans le savoir.
Je vais prouver :
Que, les prétendus conservateurs, n'importe à quel drapeau ils appartiennent, sont tous : des destructeurs de Tordre, des conservateurs d'anarchie; tandis que, moi: je suis destructeur d'anarchie ; et, conservateur, pour Taveiiûv de l'ordre rétabli.
Pour faciliter nos preuves, énumérons les éléments de l'ordre; puis, examinons ces mêmes éléments mis en rapport : avec l'entrée du soi à la propriété collective.
FINAjfCfiS, EDUGATIO]» ET INSTHUCTION , AQRI€ULTUItE ,
HANUFACTUUB ET G(»£MIUIG£.
Finances.
id comenenoe p»r les finenees ; p«*ee qu'elles sont, à ta ^e collective, ce que le sai»g est à lit vie individuelle.
De quelque magnificence, de quelque poésie que puisse être revêtue une théorie ; elle est toujours réductible aux Mille et une Nuits; si, elle n'est réellement réàfisablè. Yû^iensr, ce quipeui se réaliser.
Le revenu du so^ est^ aetu^tement, d'environ dix-sept
SCOHCB SOClttE..
Voilà éé)à» è»moBMÉl VM^leaol a^avlfmt à la propriété eéUectiYe, ua asses ysii badgei de reettte. Bt^ cette seuk bvanche de revemi social psiit être portée an Q<}iUMiQPLB : laeaqaeT agrieMiimêy Im fi^e^imtiêH- et laem^
Iiesliérkagioftefr t»leslal; Timpàt sur k^attceesaîons; et^ tefriewnQ» des capilaiK acfeî» par Ite géeévalioBepaafiéie^ cpÉî arrivent svcotsaiTeoieiit à to propriété eelkstiire t swpi ywaaia iaire tort à q/ai fM «e seit; aan& nuire à Texestatirat' aa travail ; sans enire aux propriété» individuelke; aaiie» nuire à la famille; le toat joioil au revesir du sol et à l'in^ pé& sttr kl rîebease nebiUère; porteal ks finaBces à un tel pmaÉL de ^ptendeur : fne^ la seciété £eara.très-&eiteiiieirt et très-utileskent crédit aux individus^ sans jamai» areir à..l* demaader. S'imaginer : que, la société ratioinwHe'petit .de>iBasder te crédit aux nidiiridHSy sera aussi ridicule alote». qu'U le serait actuettemenl de s'imaginer : qu'ua p^ dîe iamiik doit demander le crédit^ à ses enfants ani mailtM^
Ainsi^ dn côté des finances^ pas Tombre d'une Qhjp^tHWf . raisonnable.
Voyorn* nmnleiuuit ks résultats t
Aussi longtemps, qm le sol est aliéné ; Fimpôt, qaétte que soit sa forme, de quelque manière qa*ii paraisse peser suBot la rkhesse,. reiMBbe toujeura^ et nèuisaifeimné : sur le travaS. Ifous Favons prouvé r èans l'exposé de la fliéorié générale de llmpôt.
])e là^ l'eiiateace néeesMura du paopérismei^ èt^ en pré^ . senee de FincempressibiKté de F^eianen^ Tetisleiioe néteê^ saire des révotuiions.
tkk nomeid qne le sol^ par ranéantissement de Vign»-^ ^ rance sociale, peot entrer à Ya propriété colleeiive;' Timpdf; qpeUe que soit sa forme, et quand même toujs voudriez le placer sur letfacrail, retowho nitimaitetMtU: sarlamehease.. Noos Favons également prouvé: éansla théorie générale de Fimpôt
âS4 SCIB5CB SOCIALE.
De là^ ranéantissement nécessaire da paupérisme ; par conséquent : ranéantissement des révolations.
Aassi longtemps, que le sol est aliéné ; le salaire est toujours et nieessairement : au plus bas possible ; et, Tintérèt du capital : au plus haut possible. Gar^ alors, les travailleurs se font nieessairement concurrence, pour obtoiir des possesseurs du capital : soit du travail, au plus bas prix possible f soit du capital, à l'intérêt le plus haut possible. C*est, rinévitable résultat: de rexistence du paupérisme. Et, en présence de Fincompressibilité de l'examen, c'est une source continuelle : de révolutions.
Du moment, où le sol peut entrer à la propriété collective ; le salaire est toujours, et nécessairement : au plus haut possible ; et, l'intérêt du capital : au plus bas possible. Car, alors, les capitalistes se font nécessairement concurrence pour offrir aux travailleurs : soit, du capital à l'intérêt le plus bas possible ; soit, du travail au prix le plus haut pos • sible. C*est, Finévitable résultat : de l'anéantissement du paupérisme ; c'est, l'anéantissement: de toute révolution (1).
(1) J'aime à être aussi bref que possible dans le texte. Qu'il me soit permis, néanmoins, de donner un léger développement aune proposition essentielle.
Du moment : que. toute la dépense sociale pèse exclusivement sur la richesse; ety que rien ne pèse surle travail; le travailleur travaille pour satisfaire tous ses besoins. Et, comme ses besoins sont développés, au mcLXimum possible, par le complet développement de son intelligence; puis,. comme son travail est complètement libre de tout impôt : la conaommation générale se trouve au mcuiMlium possible des circonstances; et, par conséquent, la production générale. Il est évident : que, dans ce cas, le prix du salaire, ou le salaire, est aussi 'au maximum possible : puisque, rien i^st prélevé sur le salaire; et, que Tintérètdu capital est, •■Igi-méme, au minimum possible. En effet : les capitaux alors^ vont nécessairement se présenter aux bras ; comme, actuellement, les bras vont se présenter aux capitaux. Actuellement, les bras, nécessairement aussi, vont se présenter aux capitaux. Actuellem^nty Toffre des bras, surpasse bt demande. Alors, l'offre des capitaux surpasse la demande.
Il y a plus : le crédit, alors, se fait à l'individu ; et ne se fait plus au capital : parce qu'il y a concurrence, entre l'État et les individus, pour avancer au travailleur malheureux^ et au plus faible intérêt poss&le,
Ainsi :
Anéantisseméut de tous les impôts actuellement existants ;
Élévation du revenu social, au m(ucimum possible à^ droonstances ;
Élévation du salaire au maolimum possible des circonstances ; ety par le seul effet de Torganisation de la propriétéy sans qu'il soit besoin des utopies : du maocimum légal da prix des produits ; ni du minimum légal du prix des salaires ;
Abaissement de l'intérêt du capital au maximum possible des circonstances, et par le seul effet de l'organisation de la propriété : sans gu'il soit besoin de lutopie du maximum légal de l'usure.
Tel est le résultat nécessaire de l'entrée du sol à la propriété coUectiTe, et quant aux finances : tant pour l'État que pour les individus.
le capital dont il a besoin. Ce fait serait utopicftie, sous le matérialisme de Fépoqae. Mais, quand Thonnéte homme n*e8t plus un sot , ce qui existe dès que Tignorance est éranouie ; ce même fait devient, aussi simple et aussi pratique : que, deux et deux font qnatre.
Bfointenant, remarquons bien et n'oublions jamais : qu'en présence del'ignorance socialesur la réalité du droit ; et, de Tincompressibilité de Vexamen ; Texistence de l'humanité dçpend :
1® De la certitude^ pour chacun : que, Thonnête homme n'est pas un sot : ce qui anéantit le paupérisme moral;
2° De l'entrée du sol à la propriété collective : ce qtU anéantit lepau* périsme matériel.
9Î6 SGIBlfCB SOCIALE*
EDUGATIOIf ET INSTRUCTION.
— «Il d'y aura pas d«taljK)liUqae fixe, s*it B*5 a pas de corps enseignant avec des principe^; fixfs. »
LDOiS-NAPOI<MIH BOKAPAX'K.
— « -Qnuil à nous, uoas vomànonm qa*au lien ds faire quelques nobles, le gouvfniement ptit la résolution d'en' (aire des milliers et millions. "Noas vcmdrions qu'il prit è (à(She D*ARODLia tms VRUiectHQXixxxoM 1» tBAjroAts MM isttf. ooBS&srr
l'iXSTRUCTIOK, la morale, x'aISAMCV, BICXS QGI
jusqu'ici w'oirr été L'APAirAor. que d'o:i PETIT NOMBRE , BT Quc DtvnAicirr êtrx i.*APa9A6C DE TOUS. » Lovis-^APOiiozi Bowata
Vouloir : .que, réducation et rinstraction des individas, 'Soient relatives, en quoi que ce soity au basard de la naissance; et, prétendre à Tegalité de tous devant la justice sociale, ^vant rorganisatîon delà propriété; c'est unentofià: à nulle antre pareille. Et, si l'égalité sociale, l'égalité devant la justice, est devenue nécessaire : à reristenoe de Tordre, delà paix, du bien«étre universel; prétendre à cet ordre, a cette paix, à ce Jbien^trâ, en laissant l'édacation ^ Tinstruction des individus relatives tiu hasard de la uaissattcé ; est une double utopie, pouvant seulement exister : chez la. folie portée: au dernier degré possible.
Les conservateurs, tant économistes que socialistes, de Torganisation actuelle, auront-ils la bonté : de discuter sérieusement ce passage? Je préviens qu'il est capital : et, pour le bien-être social, qui est V ordre ; et, pour le bienêtre domestique, qui est le bonheur. Désormais, bors l'édacation et Tinstruction, données socialement à tous avec un égal soin; ordre social et bonheur domestique sont également : des utopies.
SCIENCE 80CULB. 3S7
— Yooloir : que, la liberté sûdale des individos, paisse exister : en présence, de Vinégalité sociale de ces mêmes individus; est une utopie : de même force.
— Est-ce yrai, oui ou non? Répondez !
— Vouloir : que, Tégalité d'éducation et d'instruction paisse exister : en dehors, d'une éducation et d'une instruction socialement données à tous indistinctement, oomprenant : logement, nourriture, habilleittent, entretien, etc.; est une autre utopie : de même force.
— Est-ce vrai, oui ou non? Répondez!
— Vouloir : que, l'éducation et l'instruction relatives à rëgalité sociale, puissent être données : dans l'état actuel des finances; ou, dans tout état de finances relatif à la société actuelle ; est encore une utopie : de même force.
— Encore une fois, est-ce vrai, oui ou non? Répondez ! — H<ttas! vous ne répondrez : que par le silence. C'eA, la
réponse ordinaire de l'ignorance aux abois, -se réfugtaitt : dans le sein de la vanité.
Vous êtes Httbarrassé de répondre, sur des gétféniliMB. Voyons ! je vais particulariser.
Une iamiUe, c'est-à-dire l'homme et la femme, n'ont point d'enfants. Une autre famille, c'est-à-dire l'homme «et lafemme, ont dix ou vingtenfants (1). Et, vous voulez : t[ue, pour oes deux familles, l'égalité sooialeexiste; si, la société ne^ charge point complètement: de Tentretien, de l'éducation et de rittslroction des enfants ! Utopie.
Un autre exemple : deux familles ont des enfants. Ia première fait de ses enfants des voleors; la seconde en fait d*li€<tnêtes gens. Et, vous voulez :.que, pour ces «nfants, l'égalité sociale existe ! Utopie.
Continuons !
(1) Ea 1818, j'ai connu en Belgique le docteur K., médeGin éa o^f de ThôpiUl, d'A... Sa femme a fait ueuf enfants ea trois couches coasécu- (ives.
L'état des finaDceSy pouvant permettre l'édacation et Finstructioii de tous, seules compatibles avec l'ordre, la paix et le bien-être universel ; est donc exclusivement relatif : à celui qui permet : lentrée du sol à la propriété collectiye.
Qu'il nous soit permis d'ajouter : uu nouveau développement à cette pensée.
Belativement :
A rignorance sociale;
A l'incompressibilité de l'examen ;
Au paupérisme;
A l'éducation et à l'instruction ;
Et, enfin aux finances; il existe un cercle vicieux : que, la société actuelle, la société relative à l'aliénation du sol, est incapable de briser.
Voici ce cercle.
1'^ partie. — En présence : de Vignorance sodaUj sur la rialiti du droit ; ignorance qui dure encore;
En présence : de V incompressibilité de la pressej dérivant de l'imprimerie; et, des communications, devenues inévitables, eutre les nationalités ;
Le paupérisme doit être anéanti ; ou, Thumanité doit périr : au sein de l'anarchie.
2® partie. — Le paupérisme moral, ou l'ignorance; dont, le paupérisme matériel est la conséquence nécessaire ; ne peut être anéanti : que, par une éducation et une instruction socialement données, a tous et à chacun, avec un égal soin»
— La société actuelle est absolument incapable :
Au moral, de donner une éducation et une instruction communes : parce qu'elle est ignorante;
Au matériel, de subvenir aux D£PE1!ISEs : que, cette éducation et cette instruction exigent.
3"^ parité. — La société actuelle ne peut donc anéantir : le paupérisme.
1" partie. — Et, en présence, etc.
Tel est ce cercle.
Par la société nouyelle^ permettant, par Tanéantissemeat de l'ignorance sociale, rentrée du sol à la propriété collective : ce cercle est brisé, comme yerre.
Ainsi, du côté du développement d'une éducation et d'une instruction communes, devenues nécessaires à l'existence de Tordre, de la paix, du bien-être universel ; pas V ombre d'une objection raisonnable : contre l'entrée du sol, à la propriété collective.
Toyons, maintenant : les résultats.
Existence possible de la concurrence rationnelley substituée : à la concurrence anarchique.
La concurrence rationnelle existe : lorsque, tous les moyens de travail sont développés, avec un ^alsoin, parla société; et, que le travail se trouve libre : du joug de l'impôt. C'est, ce qui a lieu : lorsque, l'ignorance sociale se trouve anéantie ; et que, par suite^ le sol peut appartenir : à la propriété collective.
La concurrence anarchique, relative à la compressibilité de Taxamen, succède à la concurrence despotique : lorsque, les moyens de travtil, restant monopolisés, les prolétaires continuent de subir le joug et les entraves de Timpôt ; et, que rincompressibilité de l'examen enspèche : que, cet esclavage reste compatible : avec l'existence de Tordre.
Sous la concurrence rationnelle, chaque enfant, devenu majeur, sortant des mains de la société collective, entre dans la société des individus, avec les développements de tous ses moyens, tant physiques que moraux; riche : De sa part inaliénable, dans la richesse collective ; Et, d'une part aliénable, résultant : de sa dot sodale. Cette richesse, le met à même de concourir, dans la société des individus, avec rincontestable conviction :
De toujours pouvoir travailler : la consommation générale étant au maximum possible.
Et, d'avoir, pour Taider dans son travail : .
Le concours : de tous lesdéveloppemenlsderiiitelligeiice;
Le concours : de kt richesse naturelle ;
Le oonooars : de la richesse acquise, par les génénrtkms passées ;
Et, la certitude : qae, le produit résultant de son trnTail, lui appartiendra en tfitalité : car, alors, Vimpôt pèse eapclusivetMnt tur la richesêe.
Et, «i le malbeur ou la folie ireuaieat à le frapper :
La société, qui alors est une assurance mutuelle contre tous les maux, le protège : soit contre le malheur; soit contre sa propre fotie. Car, du moment que rignonmoe sociale est évanouie; du moment, qn*il est prouvé : qu^agir, oontrairement à ce qu'ordonne le dévouement à<fles frères; c'est agir, contre son propre intérêt; il n'y a ptns de méchants sur le globe ; il n'y a que des malbeureuK maeveés : dignes de toute la pitié sociale.
Ce résultat, ne se rapporte qu*auK individus. Geax, qai se rattachent à la société, sout, s'il est possible : pi«s eonsîdérables encore.
Alors : plus de richesses perdues ; plus d'întelligenees perdues. Que de Newtons ! que de grands hommes en poissance ! dans les sciences, dans les arts, sont nécessairement pevdus : quand, ïeséét}eloppementsde Vintelligence^ dépenâmt du hasard de la Tiaissance .' Sous la société rationnelle, tout est nécessairement développé.
Peut-on se faire actuellement une idée, du bien-être social et -du bonheur domestique : lorsque; toutes les intelligences, sans excqition, seront complètement développées; et, lorsque tontes les intelligences auront reconnu : que, la seule vertu est sagesse ; et, que le vice n'est que folie ! • Sons la société actuelle : le développement d'nne richesse généralement répartie ; mis en rapport, avec Tignorimce sociale, qui en est la caractéristique; serait, nous Tavons vu : une éternelle saorce d'anarchie. H {riaoerait les individus à même de recommltre : que, dans ce même état
SCtBNGC SOGIAt^E. S31
d^ignorance, il n'y a de droit : que, la force, assez adroite pour triompher : par rhypocrisie, le sophisme, la corruption et tous les crimes heureux; qui, alors : sont les seules yertus privées possibles.
Dans la société rationnelle, au contraire ; où, le droit se trouve incontestablement démonhié : l'éducation n'est plus eu désaccord avec l'instruction; la probité, inculquée dans FeofiGaiise^ par Tédiioatioa; rinsiruction vient démontrer : qu'-dle est rationnelle; et l'égoïsme, exclusivement relatif à cette vie, se trouve reconnu : être un acte de folie ; nuisible.: BOiHfiettkmenî aux autres; mais aussi, à soi-même.
£oii8 la soeiélé actuelle, fOus la société relative à la force, il y a anarchie nécessaire : entre l'éducation et l'instruction. Sons la société future, sous la société relative à la raison ; il 7 a barraotiie néeessaiFe : eittfe Tune et l'autre.
*6ou8 la société actuelle, Il y a anarchie nécessaire : au sein des sociétés, des familles^ «des individus, au sein même de chaque î&di vidu .
Sons la société rationnelle, il y a ordre nécessaire : au sein de lliumanité, des familles, des individus» et de chaque iodivida.
Ainsi:
Anéantissement : de toutes les sources d'anarchie^ dérivant : de l'éducation et de Finstruction ;
Substitution : de sources d*ordf«, à toutes les sources d'imaréhie;
Td est le résultat nécessaire: de l'entrée du sol à la propriété eoUectiv^ quant à l'éducation et à l'instruction.
«CoDiradîotonrs ! Cst-oe -^nrai, ovi ou non ? Répondez ! Et, répondez clairement : sous peine, de ne trouver de protection : qu'au sein delà logomachie <«t du galimatias.
332 8C1RNCB SOCIALE*