DISCUSSION CONTRADICTOIRE
m A qui parle seul, il est toujours iadie «TaToir raison. » Sent comnutu.
Je suppose : que , la presse périodique s'occupe de mon travaU, autrement que pour en plaisauter ; ce, qui est déjà fort douteux. Qu'eu résultera- t-il, dans Tbypothèse la plus favorable?
tHuique journal y consacrera un article, afin de pouToir dire & ses lecteurs : je vous en ai parlé. Puis, pour que r^rtiole soit plus facilement fait, le rédacteur, au lieu de rendre compte de l'ouvrage, vous exposera son système. L'article, ne servira point de réclame à l'ouvrage ; ce sera l'ouvrage , qui servira de réclame à l'article.
Dans, l'état anarchique de l'instruction ; dont, l'anarchie du journalisme est le résultat ; tout journal, qui aurait le sens cQmmviB, ne serait point lu; à moins, qu'il n'eût la prétention et la puissance de réformer le journalisme : en instrii^sant -èes lecteurs ; et, en leur faisant abandonner, ce qui n'a pa» le sens commun. Cela sera ; mais, seulement : qnaud, Tignorance sociale sera près d'être reconnue. Nous n'y sommes pas.
Ainsi, et pour le moment, ne comptons point sur le journalisme; quan4bien même, les journalistes auraient ies meilleures intentions. "Ils voudraient; ils ne pourraient. M. de Girardki en a dit les raisons.
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Si, je me trompe, qu'on me lepronve; et, je serai heureux de le reeoaaaitre.
Hais, faut-il donc se passer de discussion ? Faut-il, les > eux fermés, attendre que l'anarchie ait forcé le journalisme : à se transformer, à quitter le chemin stérile de la politique etdu galimatias, pour entrer dans la lice : du socialisme réel et du bon sens ?
Peut-être.
11 faut, néanmoins, tâcher d'éviter ce mal. C'est, ce que je vais faire.
Pour arriver à ce résultat, je prie les personnes déjà citées dans ces volumes; et, en outre, celles que j'indiquerai, eu tète de la lettre collective qui va suivre : de vouloir bien ui^adresser leurs observations critiques sur ce commencement de mon travail. Je m'engage à publier ces observations dans mon troisième volume du présent ouvrage intitulé : Qu'esl'-ce que la science socialeP sous le titre de discussion COIfTRADICTOiRE.
Dans le but de faciliter les observations ; et, pour qu'il ne puisse être dit : nous ne savons sur quoi prononcer ; je vais tracer une série de questions, auxquelles je prie de répondre : clairement; et, aussi succinctement que possible.
— Acceptez-vous les trois théories générales. Si non : pourquoi ?
— La société vit-elle automatiquement? ou bien, une règle inventée ou découverte^ est-elle nécessaire : à la conservation de la vie sociale, Tordre (1)?
— Socialement, y a-t-il d'autre sanction : V Que, la force du bourreau;
(1) Je connais une personne fort instruite, fort estimcc dans la presse (quotidienne de Paris, et ce n'est pas M. de Girardin (si c'était lui je le citerais), laquelle m'a dit de la meilleure foi possible : que, dans Tordre moral, il avait les lois en horreur : parce qu'elles gênaient le libre arbitre. 11 ne comprend pas : que, le libre arbitre consiste précisément : à pouvoir désobéir à la loi, à la raison ; à pouvoir se précipiter : dans le
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2^ Qoe, la pniasanee de la sanction religiease? CeUe-ci, liant les actions de cette vie, avec le bien-être oa le raai-ètre dans une autre "vie, tant que la foi religieuse est posnble : et, liant de même et rëciproqaentent; dès, que cette foi n'est plus p<»sible ; et, que dès lors : la icience est devenue nécessaire.
— La sanction du bourreau est-elle suffisante : pour, que la règle puisse conserver : la vie sociale, l'onDRE?
— ¥ a-tril d'autre moyen d'établir, soeialementj la sanction religieuse ; si ce n'est : par une foi commune, basée sur une inquisition ; ou, par la science rendue commune : par sa démonstration rationnellement incontestable ; et, par la vulgarisation, socialement faite : de cette même démons- Ira lion ?
— Cette vulgarisation, nécessaire, est-elle possible : sans, que l'éducation et l'instraction soient socialement données : à tous et à chacun avec un égal soin? ,
— Socialement, et en présence de Tincompressibilîté de l'examen, la foi est-elle encore susceptible d'être : base d'ordre; base de vie sociale ?
— Si, la foi a perdu cette puissance ; la science, est-elle devenue socialement nécessaire ; en se rappelant : que, nécessaire signifie : sous peine de moex?
— Quand, la foi est encore socialement nécessaire et possible; parce que, l'examen peut encore être comprimé ; est-il nécessaire d'empêcher : que, les masses puissent examiner : pour que la foi, alors nécessaire, ne soit point détruite?
— Est- il possible : d'empêcher les masses d'examiner; si, ce n'est : par un travail incessant; et, par une exploitation qui les maintienne : dans la nécessité de ce travail?
— Est-il possible, d'assujettir les masses à un travail incessant : si ce n'est, par, l'aliénation du sol aux individus?
sein de la passion , de la folie. Essayez donc d*avoir de Tordre : dans une société, où les hommes du plus grand mérite sont eux-mêmes , et sans le savoir, fauteurs de désordre I
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— L'aliénation du sol, aux individus ; est-elle, oui ou non, la base matérielle de Tordre : tant, que l'examen peut être : socialement comprimé?
— Dès, que l'examen ne peut plus être comprimé; Ta- Uéaalion du sol, aux individus, est-elle, oui ou non : la source de toute anarchie ?
— L'aliénation, du sol, peut-elle être détruite; c'est-àdire : le sol, peut-il entrera la propriété collective ; avant, que rignorance sociale sur la réalité du droit soit anéantie; si ce n'est ; sous peine d^une effroyable anore/ite, n&us ramenant .• à Vignorance primitive?
— Dès, que l'examen est devenu incompressible; et, que rignorance sociale, sur la réalité du droit, n'est point anéantie; y a-t-il, socialement, d'autre critérium de droit: que, la force brutale ?
— Tant, qu'il y a des nationalités en contact ; y a-t-il, entre elles, d'autre critérium possible de droit : que, la force brutale ; VtMima ralio rej^m P
— Taot, que la force brutale est le seolerhériom possible de droit, entre les natâons en ooBtact; la force brutale n'estelle point, nécessairement : ]e seul eritérium possible de droit 9 au sein de chacune d'elles ?
— Le règne, de la force brutale ; n'esft-ce point essentiellement l'anarebie?
— L'anarchiCf n'est-ce point : l'agonie sociale ?
— Leproeboin anéantissement de» nationalités, est-il, oui on non, devenu nécessaire : à la vie sociale ; à la vie ée rbuBUmité?
Je me borne, à ces questions, pour le moment. J'attends les réponses : que, l'on voudra bien y | faire.
Je ne saie, si je me tpompe; mais, je crains bien de ne pas tn veoevMT : une seule (1).
(1) St, en effet : il y a quatre ans que celte publicaliou est faite; et, je n'ai pas reça me srale réponse.