‹ Science sociale (volume 5)Chapitre 34 sur 70 · INSTITUT DE FRANCE · texte numérisé non relu

INSTITUT DE FRANCE

acâbxm1e ds8 sciences moealbs et politiques. le 8echstajbe ferpétuel de l*agadévie^ a monsieur c0un8, a paris.

« Monsieur,

« L'Académie a reçu l'ouvrage que tous avez bien voulu lui adresser , intitulé : Qu'est-ce que la Science sociale? Paris, iS55^ 2 volumes in-8®, ouvrage qui lui a été offert en votre nom , par notre honorable confrère M. le baron Gh. Dupin.

« i*ai rhonneur de vous offrir les remerciments de l'Académie.

« Cet ouvrage a été déposé dans la bibliothèque de Flnstilut.

« Agrées, Monsieur, l'assurance de ma considération très-distinguée.

a MiGNET. »

Après la réception de cet accusé de réception, je me suis empressé d'écrire la lettre suivante :

A Monsieur le secrétaire perpétuel de VÀcadémie des sciences morales

et politiques, « Monsieur,

« J'ai été heureux de recevoir votre accusé de réception de mes deux volumes intitulés : Qu*est*ce qite la Science sociale? Je n'avais osé vous les adresser directement. J'ai préféré qu'ils fussent préalablement soumis à l'examen d'un de vos membres^ pouvant juger sUls méritaient de vous être présentés. Je vais remercier M. le baron Ch. Dapin de l'honneur qu'il a bien voulu me faire.

« Quelque opposé que je sois^ pour l'époque actuelle, aux Académies en général et à l'Académie des sciences morales et politiques en particulier ; il n'en est pas moins vrai : que, les Académies renferment les sommités intellectuelles pour chaque spécialité ; et, qu'un homme consciencieux doit désirer : être lu, par ces sommités. Je sais, en outre : combien il est impossible \ que, chaque académicien puisse acheter toutes les soltises qui se débitent sur l'ordre social ; et, cependant, il est néceafaire de les lire pour les juger. C'est, pour lever ces obstacles, autant qu'il dépend de moi , que^ j'ai l'honneur de vous adresser trente exemplaires de mon second volume', renfermant, depuis la page S70 jusqu^à la page 372

iOÎ SCIENCE SOCIALE.

les trots théories générales ; et, les questions qui s^j trouTeot tBoeiées. J'ose prier chaque membre de rAcadémio^ auquel je n^ai point déjà envoyé directement mon travail, de vouloir bien accepter :un, de ces tolûmes.

« Vous êtes , Messieurs , les nobles de la science ; et , tous le savex : noblesse oblige. Des théories, sur Inorganisation sociale, peuvent être erronées; et, Terreur se propage,avecplusdefacililé,quela vérité. Cependant, mes intentions sont pures. J^ose donc prier, non point rAcadémie^cela est en dehors de ses usages ; mais, chacun de ses membres; de vouloir bien m^adresser ses observations, critiques surtout, afin de les insérer dans raoa troisième volume ; dont, Timpression ne sera point terminée, ayant vingt jours. De cette manière, j'ose Fespérer , j*aurai mis d'accord : et, ma conscience ; et, mon devoir d*écrivain.

<f Je suis, etc.

« GOLU».

« Saint-Mandé, 20 mars 1854. »

— A propos d'Académie, me sera-t-il permis de faire observer, ici, combien il est déplorable : que, dans un mèmt institut, il y ait deux Académies des Sciences : Tune des sciences morales; l'autre des sciences physiques ? La sdence est UNE, ou n'est pas ; comme le pouvoir est un, ou n*est pas- Du reste : séparer les sciences morales des sciences physiques ; est, la même folie; que, de séparer le pouvoir spirituel du pouvoir temporel. Qu'arrive-t-il, de cette séparation des Académies : en présence, de Tignorance sociale sur la réalité du droit; et, de l'incompressibilité de Texamen; seule époque où des Académies de sciences morales soient possibles ? que/ le public s'aperçoit immédiatement : que, les sciences, dites morales, ne sont rien ; et que les sciences physiques, seules^ sont quelque chose ; tandis, que les Académies de sciences morales, pour ne point périr, s'efforcent : de faire croire, qu'elles sont quelque chose; et même, tâchent de se le persuader, à elles-mêmes; au lieu, de chercher à être quelque chose ; en s'efforçant, d'anéantir leur ignorance; ce qui, d'ailleurs, leur est impossible : tant, qu'elles sont séparées, des Académies des sciences physiques.

Sur quoi se trouvent basées, actiiellement, les sciences

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dile» morales? Sw le yide; sur an antbropofflorphifl»e.de eommaude ; auquel, aucun académicien ne peut plufi croire } qu'aux dépens de sa raison. C'est, cette l)ase que H. Gukot s'est cru obligé de répudier, en pleine chaire ; lorsqu'il a prononcé la fameuse propositîoa : que, la hobale est nr-

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