CHERTÉ. — BON MARCHÉ
La science sociale, rendue rationnellement incontestable, visà-vis de tous et de chacun, établit :
QuCj les expressions eherié et bon marché n'ont absolument aucun sens déterminé^ même seulement relatif aux objets auxquels on les applique ; ces expressions étant génériques ; et, ayant chacune des valeurs : complètement opposées.
— « Toute valeur, dit Bastiat, se coapose de deux éléments : la rémunération du travail et la rémunération du capital. »
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— n j a plus : la science sociale établit : que, les rémunérations de ces éléments sont antagonistes ; que, lorsque Tune est au maximum possible des circonstances; l'autre^ est au minimum possible des circonstances; et vice versa. Ainsi : quand une chose est chère^ au point de TUe du travail, elle est à bon marché, au point de vue du capital ; et, réciproquement.
L'époq[uey de l'exploitation du travail^ est donc celle : où, les objets sont au meilleur marché, au point de vue du trayail. Et, ce meilleur marché eiiste toujours, nécessairement; aussi longtemps : que^ le sol reste aliéné.
La société actuelle^ sans presque l'ombre d'une eiception^ prétend : que, la seule organisation possible de la propriété, compatible avec l'ordre ; est celle relative, à l'aliénation du sol. Elle prétend, en outre : que, la meilleure organisation sociale possible^ est celle^ qui met les objets au meilleur marché possible ; et^ ce meilleur marché est, nécessairement, celui relatif au travail. Cest, vouloir porterrexploitationdes masses, ou le paupérisme, au maximum possible des circonstances; ce qui, en présence de l'examen, est aussi anarchique que : possible.
Il n'en est pas moins vrai : que, prétendre^ par le seul raisonnement, faire comprendre : que^ le sol doit entrer àla propriété collective, pour que l'intérêt du capital soit au minimum possible des circonstances; et le salaire au maximum possible aussi des circonstances ; et cela, avant qu'une anarchie générale ait forcé d'accepter cette vérité, sous peine de mort sociale ; est une utopie, élevée : à la dernière puissance possible.
Concevez-vous , maintenant : pourquoi, la science sociale , quoique rendue rationnellement incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun ; doit être, pour l'actualité, complètement inutile? c'est, que pour bien voir, il faut une vue non cataractée ; et que, pour raisonner juste, il faut un cerveau, non paralysé : par les préjugés.
— « Lorsqu'une doctrine d'ordre, de paix et d'union se présente^ dit Baatiat, elle a beau avoir pour elle la clarté et la vérité, elle trouve la PUCE paisE. »
510 SCUSIICE SOCIALE.
C05CURBENCE.
La sdenoe modale, rendue râtkmnelieiDeQt kieoBlestaUe, ▼is-à-^is de tous et de chacun, établit :
Que, rexpraBsioiicoiicurreiicee^ générique; que, le genre eoncurrenee renferme deux espèces essentiellement opposées Fune^ au critérium de la force ; l'autre^ au critérium de la raêon qu^aassi longtemps^ que lecritériura delà niisonn'erisAe pmnt d'une manière ralkNradieœest ioeontestaUe ?is-à-Tis de t<»ts et de chacun ; la concurrence, au critérium delà force, estseide possible; qu'aussi longtemps, que ce critérium est seul possible ; les faibles sont exploités par les fods, au moyeo de raUénation du sol à un seul ou k plusieurs indiridus ; qu'alors, la concurrence existe : entre les faibles, pour avoir Tairanlage de se Inre exploiter par les forts, afin de ne point mourir ; et, entre les forts, pour avoir le pliis grand nombre possible de £aii:des i exploita^, afin de devenir : de plus en plus ridie.
La sodélé actuelle, sans l'ombre d'une exception^ mAne en1;pe les opinions antagonistes, prétend : ipie, rorgaakatioD jM^tueile de la propriété est la seule possible ; que, par conséquent, la concurrence actuelle est k seule posoble; et, qne porter attaiole, i la concurrenoe actuelle ; c'est, porter afteiafe, k k liberté. Et, ils disent vrai : ce serait, porter atteînieà la iiberlé, des forts sur les kibles*
Je ne parie point, de ceux : qui veulent abolir k concuneace. S'il fallait réfuter toutes les folies, qui sorlmt de CbaraiioB, ce serait : à n'en jamais finir.
La société aetudle va même jusqu'à prétendre : que, letnlétînm de k raison est inaccessible à i'buinanité; ce qui est prodamer, implicitement : que, le critériiiflHle k foroeestseui possible. Et, c'est passablement dangereux, en présence : de l'incompressibilité de l'examen.
11 est évident : qu'en présence, d'un pareil état de choses : vouloir, par le seul raisonnement, faire accepter à k société actneBe, qu'elle est dans Terreur, avant que Fanarciiie ne l'ait forcée à jeter les yeux sur la vérité ; est une utopie, flevée : à la dernière puissance possible*
Concevez-vous, maintenant : pourquoi, la science sodalCf
SGIBKCB SOCULB. 511
quoique rendue rationneUeiBieiit ioccmleslable, TÎ$»à>Yis de tous et de cbacuD ; doit èke, pour l'acUialitë) compiéleme&t inutile? C'est, que pour bien voir, il faut uue vue noa cala* raclée; et^ que pour raiso&ner juste, il faut un cerveau, noa paralysé par les pr^ugés.
— « Lorsqa^ane doctrine d*ordre , de paix et d^anion se présente, dît Bastiat, elle a beau avoir pour elle la clarté et la vérité, xi.Lt trouve la