PARTITIONS DE L’ECU
Fig. 233. — Écartelé contreécartelé.
Fig. 234. — Parti d’un trait et coupé de 2 (6 quartiers).
Fig. 235. — Parti de 3 traits et coupé d’un (8 quartiers).
Fig. 236. — Parti de 4 ^.aits Fig. 237.— Parti de 3 traits, et coupé d’un {10 quartiers). coupé de 2 (12 quartiers).
Fig. 238. — Parti de 3 traits, coupé de 3 (16 quartiers).
Fig. 23g. — Parti de 4 traits, Fig. 240.— Parti de 7 traits, Fig. 241.— Écartelé, avec un coupé de 3 (20 quartiers.) coupé de 3 (32 quartiers). écu sur le tout et sur le tout
du tout.
ches d’étoffe, qu’on attachait à l’extrémité des casques; les houseaiix ou bottes molles à forte semelle, que les hommes portaient seulement pour sortir à pied les jours de pluie; le pairie, qui, ayant la forme de l’Y, rappelait le pallium des évêques et constituait, selon les héraldistes du
seizième siècle, Temblème des trois grandes dévotions du chevalier ; « Son Dieu, sa Dame et son Roi. »
Aux hiéroglyphes tirés du costume de la noblesse, il faut joindre d’autres symboles plus héroïques : les pals, marque de juridiction; \ç.?>frettes ou frettiaux, barrières dont les champs-clos étaient environnés; les herses, les tours, les chaînes, les flèches, les béliers, emblèmes qui s’expliquent d’eux-mêmes par l’image qu’ils représentent; les clefs, souvenir d’une capitulation de château ou de ville, etc.
Le feu, l’eau, les nuées, les astres même (fig. 242 à 246), entrèrent aussi dans les meubles de l’écu. La famille deChalus porte d’a\ur à trois croissants d’argent; la famille de Cernon, d’a\ur à six comètes d’or, trois en chef, trois en pointe, au croissant de même en abisme (c’est-à-dire au milieu de l’écu).
L’image entière de l’homme est moins fréquente dans le blason que les parties séparées du corps, têtes, mains, yeux, jambes, etc., représentées quelquefois, de même que les animaux, les plantes et les objets divers, avec leur couleur naturelle, dite de carnation.
Les animaux, les quadrupèdes surtout, qui, d’ailleurs, impliquent ordinairement des idées allégoriques, sont très-communs dans le blason, quoique la représentation en soit toujours soumise à un type qui s’éloigne de la nature : le lion (générosité), l’éléphant (courtoisie), l’écureuil (prévoyance, à cause du soin qu’il met à boucher les ouvertures de son nid), l’agneau (douceur). Par exemple, Montalembert porte d’or, à trois têtes de loup arrachées., de sables; Portai, d’a\ur, au bœuf d’or, accompagné en chef de six fleurs de lis, de même; Le Coigneux, d’azur, au porc-épic passant de sable, etc.
Les oiseaux, en général, expriment des changements de résidence, de nationalité, de condition, sans préjudice de la signification particulière applicable à chacun d’eux (fig. 248 et 249) : la domination est représentée par l’aigle, la vigilance par le coq, le héron ou la grue, l’amour conjugal par la colombe, l’éloquence par le perroquet; le cygne caractérise la vieillesse longue et laborieuse; le pélican (fig. 247), qui, selon les auteurs anciens, se déchirait le sein pour nourrir ses enfants, symbolise le dévouement, car le blason le représente de profil, sur son aire ou nid.
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les ailes étendues, se perçant la poitrine et couvrant ses petits qui sont toujours au nombre de trois. En langage héraldique, les gouttes de sang que
Fig. 242. — Les Piccolomini, famille originaire de Rome, établie à Sienne, vers le viii” siècle.
Un croissant, avec la devise Sine macula, sans tache.
Fig. 243. — Jean II, roi de France (i35o-i3G4). Une étoile rayonnante.
La devise : Monstrant regibus astra viam, fait allusion à l’étoile qui conduisit les rois mages à Bethléem.
Fig. 244. — Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre (1189-1199). Une étoile, celle de Bethléem probablement, issant d'entre les cornes du croissant.
le pélican tire de son sein se nomment piété, lorsqu’elles sont d’un autre émail que l’oiseau. Ainsi la maison de Lecamus porte ào. gueules (écu à
Fig. 245. — Martin I"', roi d’Aragon (1395-1410). La Foi triomphante, debout sur le globe terrestre, avec la devise ; Non in tenebris, elle n’est pas dans les ténèbres.
Fig. 246. — Emmanuel, roi de Portugal (1495-1521). Le globe terrestre, entouré par l’Océan que sillonnent les vaisseaux portugais, avec cette légende . Primus circumdedisti me.
fond rouge), au pélican d'argent, avec sa piété de gueules, dans son aire; au chef cousu d’azur, chargé d'une Jleur de lis d'or. L’antique
famille de Vienne, qui avait produit deux amiraux et un maréchal de France, porte de gueules, à l’aigle d'or. Savoie, en Dauphiné, porte d’a\ur à trois colombes d’argent; Montmorency, d’or, à la
Fig. 247. — Alphonse X, roi de Castille (1252-1284). Un pélican qui s’ouvre le flanc pour nourrir ses petits, avec cette devise ; Pro lege et grege, pour la loi et le peuple.
croix de gueules, cantonnée de seize alérions , d’azur. Ces alérions , qui, en général, figurent des aigles sans bec et sans pattes, et qui indiquent une victoire remportée sur l’étranger (fig. 25o), ont dans les
Fig. 248. — Robert d’Anjou, roi de Naples (iSogiSqS). Une hirondelle apportant la pâture à ses petits, avec cette devise ; Concordia regni, c’est-àdire : à chacun sa part, c’est la paix des royaumes.
Fig. 24g. — Guillaume, prince d’Orange (icya-iSSq). Un alcyon plaçant son nid sur la mer, et au-dessus le monogramme du Christ : Scevis tranquillus in undis, calme sur les flots agités.
armes de Lorraine une signification particulière. On raconte que, pendant une fête que donnait le roi Pépin, une querelle s’étant engagée entre les Francs et les Lorrains, le duc Begon, qui remplissait les fonctions de sénéchal, se mit à la tête des gens de cuisine, les arma de cuillers, de cro-
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chets, de landiers, et se servit lui-même d'une broche garnie de pluviers, pour faire un horrible carnage parmi les Francs. C’est en souvenir de cet exploit, que les pluviers, devenus alérions pour rappeler qu’ils étaient à la broche, prirent place dans les armes de la nation lorraine, qui s’enorgueillissait de compter le duc Begon parmi ses anciens souverains.
Les poissons représentent ordinairement les voyages sur mer et les victoires navales. Un des poissons le plus employés dans le blason est le dauphin (fig. e5 i), qui, par le fait d’une célébrité héraldique, a même donné
l'ig. 25o. — Godelroi de Bouillon, duc de Lorraine, roi de Jérusalem ^I099). Une flèche embrochée de trois alérions (oiseaux fabuleux). La devise est tirée de Virgile : Dederitne viam casusve deusve, c’est-à-dire : (I Est-ce un Dieu ou le hasard qui nous montra la route? » Les alérions figurent encore dans le blason de la maison impériale de Habsbourg-Lorraine.
son nom au Dauphiné, un des grands fiels de la couronne de France.
Les crustacés, les serpents, les insectes font aussi partie des figures du blason : mais, pour la plupart, on serait souvent bien empêché de dire quelle en fut la signification première dans les armes où ils furent admis par suite de circonstances qui n’ont pas laissé de tradition ni de souvenir. Toutefois, l’Indice armorial du bonhomme Geliot, publié en iC5o, nous assure que le grillon représente toutes les vertus domestiques, parce que « cet insecte ne se met qu’au foyer des gens de bien » .
D’après le même auteur, qui donne volontiers carrière à son imagination, comme tous les anciens hérauts d’armes, les plantes, fleurs et fruits offri-
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raient un symbolisme fort bien déterminé : le chêne , par exemple, exprimerait la puissance; V olivier, la paix; la vigne, l’allégresse; le pommier, l’amour; le cyprès, la tristesse; la. grenade (fig. 262), par une pensée trèsingénieuse, représenterait « l’alliance des nations et des hommes réunis sous une même religion ». Les trèfles , ancolies, tierces-feuilles , quatrefeuilles et qiiintef^euilles figureraient l’espérance, parce que leur apparition printanière fait présager les récoltes de l’été et de l’automne; la rose caractériserait naturellement la grâce et la beauté. Quant à la fleur de lis (au point de vue français, la reine des fleurs héraldiques), elle offre un
Fig.'25i. — Le pape Paul III (i534-i549). Un caméléon qui porte un dauphin.
La devise était : Mature, avec réflexion.
sens complexe , qui justifie le choix qu’en firent nos rois pour diaprer le champ d’azur de leur bannière semée de fleurs de lis d’or sans nombre, avant que les hérauts d’armes eussent réduit ce nombre à trois seulement, dans les armes de France (fig. 278).
Divers savants ont soutenu que cette prétendue fleur de lis n’appartenait pas réellement au règne végétal ; selon eux, les pièces floriformes que Louis VI plaça le premier sur son scel, et dont Philippe de Valois réduisit le nombre à trois, étaient des fers d’angons, javelots à trois pointes, dont se servaient les Francs mérovingiens. D’autres héraldistes ont blasonné sérieusement ou malicieusement l’écu des anciens rois de France « de sable, à trois crapauds d’or ». Il serait impossible d’opposer, à cette ridicule métamorphose des fleurs de lis de Ëourbon , une réfutation
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appuyée sur des preuves matérielles, sans les explications péremptoires que nous trouvons dans les Annales de Guillaume de Nangis : « Li roys de France, dit le vieux chroniqueur, accoustumèrent en leurs armes à porter la fleur de lys peinte par trois feuilles, comme ils deissent (s’ils disaient) à tout le monde : Foy, sapience (sagesse) et chevalerie, sont, par la provision et la grâce de Dieu , plus abondamment en notre royaume qu’en mis (nuis) autres. Les deux feuilles de la fleur de l}^s, qui sont veles (ployées, courbées), signifient sens et chevalerie, qui gardent et détendent la tierce-feuille qui est au milieu d’icelles, plus longue, plus haute, et par
Fig. 252. — Catherine d'Aragon, première femme d’Henri VIII (i5oi). Une grenade portant une rose rouge et blanche, par allusion à la rose blanche d’York et à la rose rouge de Lancastre, réunissant les droits des deux familles à la couronne d’Angleterre.
laquelle foys (la foi) est entendue et signifiée, car elle doit estre gouvernée par sapience et deffendue par chevalerie. »
Il est donc hors de doute, d’après le témoignage de cet historien du treizième siècle, que, dans les armes du roi de France, le pétale central de la fleur de lis représentait la religion, et que les ailes ou feuilles latérales étaient la force morale et la force matérielle, destinées à lui servir d’appui . Au surplus, les fleurs de lis figuraient aussi dans les armoiries d’une foule de familles nobles, françaises et étrangères, qui ne tenaient, par aucun lien de parenté ou d’alliance, à la branche de nos rois de la troisième race. Quelques-unes de ces familles seulement avaient obtenu la prérogative de mettre les fleurs de lis dans leur écusson, en récompense de services rendus au souverain. Ainsi, Charles VII, en anoblissant les frères de Jeanne d’Arc, leur avait donné non-seulement le nouveau nom de du Lys, qu’ils
portèrent après elle, mais encore un écusson d’azur, chargé d’une épée en pointe, avec deux fleurs de lis d’or, à droite et à gauche (fig. 253).
Après avoir employé, à la création des armoiries, les principaux emblèmes fournis par la nature, la science héraldique en demanda aux ouvrages fabriqués de main d’homme, ou aux conceptions chimériques de l’esprit humain. Telle famille accepta ou choisit alors, pour en orner son écu, soit des instruments de musique, harpes, guitares, cors de chasse; soit les ustensiles les plus usuels de la vie privée, pots, verres à
Fig. 253. — Famille de Jeanne d'Arc, dite du Lys. Une épée d’argent en pal, supportant à la pointe une couronne d’or, et accostée de deux fleurs de lis, avec la légende : Consilio Jirmatei dei : sous les auspices.de Dieu, qui la soutient ou qui l'appuie. Ce blason fut composé en 1429, par Charles VII lui-même.
boire, couteaux, meules de moulin, chandeliers, etc. Telle autre famille, plus orgueilleuse, plaça dans ses armes des animaux fantastiques, tels que le phénix, la licorne, les harpies, etc.
Notons que beaucoup d’armes étaient parlantes, c’est-à-dire que les familles ne répugnaient pas à mettre dans leur blason certains objets vulgaires et même accusant une sorte de trivialité roturière, à cause de la similitude ou de l’analogie que leur nom patronymique pouvait offrir avec la désignation de ces objets (fig. 264). Par exemple, les Bouesseau portaient trois boisseaux d'a\ur; les Chabot, trois chabots, poissons fluviatiles du genre des cattes; les Mailly, trois maillets de sinople; les du Palmier, trois palmes d'or; les Rethel, trois râteaux d’or ; les Créquy , un
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créquier (cerisier) de gueules ; les Begassoux, trois têtes de bécasses d’or; les Auchat, un chat effrayé, d'argent; les Héricé, trois hérissons de sable; les Gourdin, trois gourdes ou calebasses d’or ; les Guiton, une guitare d'or , etc. C’est par application du même principe que la ville de Reims, dont le nom s’est écrit Rains, avait pris autrefois dans ses armes deux rainseaux ou rains, rameaux entrelacés, etc.
La fin du treizième siècle et tout le quatorzième furent la plus brillante époque du blason. C’est alors une langue figurée que tout le monde parle et comprend, du plus grand au plus petit. Les armoiries figurent
Fig. 254. — Les Orsini, famille romaine, xiv® siècle. Un ours assis (emblème du nom), tenant un sablier, avec la légende : Tempus et hora, à temps et à l’heure.
partout, chez les morts comme chez les vivants, puisqu’elles servent d’attributs décoratifs aux tombeaux et aux épitaphes; elles sont sculptées, gravées en creux et en relief, dessinées ou peintes, dans les châteaux et dans les plus modestes manoirs, sur les linteaux des portes, sur les serrures, sur les girouettes, sur les carrelages, sur les vitraux, sur les cheminées, sur les tapisseries, sur toutes les parties de l’ameublement (fig. 255), etc. On les voit même se multiplier, de mille manières, sur les vêtements, sur ceux des nobles eux-mêmes, sur ceux de leurs femmes et de leurs enfants, aussi bien que sur les livrées de leurs serviteurs , sur les caparaçons de leurs chevaux (fig. 256), sur les colliers de leurs chiens et sur les capuchons de leurs oiseaux de chasse.
Vers le quinzième siècle, le blason se complique d’une façon ingénieuse.
en inventant le timbre ou signalement. Le timbre représentait, au-dessus de récu, le heaume (casque de chevalier); placé de face, de trois quarts ou
Fig. 255. — Les seigneurs et barons o tont de leurs blasons fenestres », c'est-à-dire témoignent de leur noblesse, en appendant leurs bannières et en exposant leurs armoiries aux fenêtres de la loge des hérauts d’armes. D'après une miniature des Tournois du roy René, ms. du xv“ siècle. Biblioth. nat. de Paris.
de profil, selon sa forme et la matière dont il était fait, il indiquait exactement à première vue la condition et le titre de chaque gentilhomme. Ainsi, les rois avaient le heaume d’or posé de face, la visière complètement ouverte
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et sans grille, pour montrer qu’un souverain doit tout voir et tout savoir. Le heaume des comtes et des vicomtes était d’argent, posé de trois quarts, la visière baissée et garnie de neuf grilles d’or; celui des barons n’avait
Pig. 256. — Le duc de Bourbon, armé de pied en cap, pour le tournoi. D’après une miniature des Tournois du roy René, ms. du xv' siècle. Biblioth. nat. de Paris.
que sept grilles à sa visière ; celui des gentilshommes anciens était en acier poli, placé de profil, avec cinq grilles d’argent. Lorsque les rois donnèrent ou vendirent les titres, ils imaginèrent, comme timbre du blason, pour les nouveaux anoblis, un casque de fer, posé de profil, ayant la vantaille et le nasal entr’ouverts^ Les heaumes se compliquèrent encore des mor-
ceaux d’étoffe, nommés lambrequins, que les gentilshommes attachaient aux cimiers de leurs casques, qui avaient atteint des proportions gigantesques. Ces cimiers devinrent eux-mêmes un ornement essentiel et représentèrent des lions, des cornes, des bras armés, des chinières. Peu à peu, cependant, l’usage prévalut de substituer à ces décorations accessoires de simples couronnes, enrichies de fleurons et de perles, dont la forme et le nombre variaient, selon la condition des titulaires.
C’est au milieu du quinzième siècle seulement que l’usage s’établit, et d’abord exclusivement dans les familles qui avaient enrôlé et conduit, sous leurs propres bannières, des troupes à l’o5^ (armée) du suzerain, de placer au-dessus des cimiers un listel ou banderole portant leur cri d’armes. A vrai dire, le droit d’ajouter le listel au cimier héraldique ne tarda pas d’être acquis par le moindre chevalier banneret , qui fut assez riche pour réunir, sous son pennon on gonfanon (étendard aux armes ou aux couleurs d’un noble), quatre ou cinq gentilshommes et douze ou seize gens d’armes équipés à ses frais.
Au reste, le cri d’armes est bien antérieur au quinzième siècle; car on peut dire qu’il a existé de tous temps; les Barbares eux-mêmes s’excitaient à combattre par des cris qui devaient leur servir de signaux. L’usage de rallier les soldats, sur le champ de bataille, par une acclamation que tous répétaient à la fois, remonte à une très-haute antiquité. Dans la Bible, Gédéon , lorsqu’il veut surprendre le camp des Madianites, à la faveur de la nuit, recommande aux siens de crier, en attaquant l’ennemi que Dieu leur livre : « Vive le Seigneur et vive Gédéon ! »
Au moyen âge, les cris de guerre éclataient de toutes parts dans les combats. La plupart de ces cris étaient simplement des noms de seigneurs et de chevaliers, accompagnés d’une épithète élogieuse ou d’une pieuse invocation , comme par exemple : Maillyl — La Trémoille! — Bourbon, Bourbon, Nostre Dame! — Coiicy , à la merveille! Les hauts barons avaient pris pour cris d’armes le nom d’une province, d’une seigneurie, ou le nom d’une ville importante de leur domaine; et ces cris ne changeaient pas même, lorsque la ville ou la seigneurie avait changé de maître. Sous les ducs de Bourgogne, les Hennuyers criaient encore : Hainaut au noble duc! Les Gascons, les Navarrais et les Aragonais criaient : Bigorre!
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