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d’Agrippa, Jean Wierus, qui publia d'importantes études de démonographie. On voit, par tous ces noms, l’importance acquise par l’Occultisme à toute époque et son action sur les esprits les plus élevés. Il y aurait une section spéciale à consacrer à l’influence de la Science occulte sur la littérature.
Quand nous aurons rappelé que Shakespeare fut initié, que Gœthe pratiqua l’hermétisme, que, plus près de nous, Balzac fut Martiniste et que Edgar Poë fut affilié aux groupes Pythagoriciens, nous aurons indiqué les grandes lignes de cette influence.
Revenons maintenant à notre époque et cherchons quelle est la situation de l’Occultisme au xrx° siècle. Nous éviterons autant que possible les questions personnelles et nous nous tiendrons aux grandes lignes et aux grandes divisions du mouvement occultiste.
L'Occultisme contemporain
Pour nous rendre compte exactement des origines immédiates de l’Occultisme contemporain, nous allons jeter un rapide coup d’œil sur l’état du mouvement en 1850. Ciest à cette époque que la redécouverte et la diffusion dans le public des faits d’occultisme pratique qui constituèrent le Magnétisme et le Spiritisme obligèrent les centres d'initiation à commencer une campagne de propagande et à étendre beaucoup leurs cadres, pour éviter les dangers d’un Mysticisme sans contrôle. D'autre part, la diffusion dans le peuple du Matérialisme et de l’Athéisme, obligeait les occultistes à une lutte plus ardente que jamais. À cette époque, le représentant du courant de l’Occultisme traditionnel fut l’abbé Constant, plus connu sous son pseudonyme d’Eliphas Lévi. C’est à l’auteur du Dogme et Rituel de Haute Magie qu'on doit l'intérêt que beaucoup d'’esprits curieux portèrent, dès cet instant, à la Kabbale et à l’Occultisme théorique. Wronski, Louis Lucas et d’autres, avaient demandé à l’Occultisme des voies d'adaptation, mais Eliphas, seul, se consacra à l’enseignement méthodique et à l’histoire de l’Occulte. Le courant pythagoricien était alors représenté par les élèves de Fabre d’Olivet, le Martinisme se continuait dans l’ombre avec Delaage et quelques initiateurs libres, Eugène Nus posait les premières bases du Mouvement spirite qu'Allan Kardec (Rivail) devait bientôt réaliser ; le Baron du Potet éveillait les âmes par ses curieuses expériences, et tout annonçait une renaissance active de l’Occulte. Vers 1882 paraît la Mission des Juifs, du Marquis de Saint-Yves d’Alveydre, en même temps que toute une nouvelle génération d'élèves d'Eliphas : Joséphin Péladan, Albert Jounet, Stanislas de Guaita, poursuivent l'étude de l’Occultisme scientifique, René Caillié fonde la Revue des Hautes Etudes, dans laquelle allait se révéler le plus savant des occultistes contemporains : F.-Ch. Barcer. Cette revue était la seconde tentative de diffusion active de l’Occulte, la première avait été la Magie, revue publiée vers 1855 par Alcide Morin. C’est à la même époque
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que Parus fut délégué à la réalisation par le Martinisme (1) et qu'il commença le groupement des forces individuelles. Ce groupement fut d’abord commencé dans la revue Le Lotus, dirigée avec une très grande autorité par F.-K. Gaboriau. Les premières loges martinistes fonctionnèrent de 1887 à 1889 à Montmartre, sous l'égide de Poirel, et comptèrent parmi leurs initiateurs : GuairaA, Pécapanm Papus et tous les occultistes jusque-là isolés. En 1889 est établi le Groupe indépendant d’études ésotériques (2), qui devient le centre de recrutement du Martinisme et compte bientôt des formations dans toute l'Europe. En même temps, Papus fonde la revue l’Initiation (3). De 1889, époque où un Congrès international avait groupé les délégués de 30.000 spiritualistes de toute école, à 1898, l'Ordre Martiniste constitua son Suprême Conseil de 21 membres à Paris et s’étendit rapidement en Europe et en Amérique... L'Ordre poursuit la lutte contre le matérialisme et l’athéisme et forme la porte d'entrée de la plupart des sociétés initiatiques contemporaines... Voici l’état de cet Ordre d'après le rapport officiel de mars 1898 : Le nombre des formations martinistes est le suivant : France 27, Belgique, 3, Allemagne 3, Dane-
{1) « L'Ordre, dans son ensemble, est surtout une école de chevalerie morale, s’efforçant de développer la spiritualité de ses membres par l'étude du monde invisible et de ses lois, par l'exercice du dévouement et de l'assistance intellectuelle, et par la création, dans chaque esprit, d'une foi d'autant plus solide qu'elle est basée sur l'observation et sur la science. Le Martinisme dérive directement de l’illuminisme chrétien ét il én a adopté les principes. Ne demandant à ses membres ni cotisations, ni droits d'entrée dans l'Ordre, n'exigeant non plus aucun tribut régulier de ses Loges au Suprême Conseil, le Martinisme est resté fidèle à son esprit et à ses origines en faisant de la pauvreté matérielle sa première règle. Par là, il a pu créer des écoles distribuant leurs grades exclusivement à l'examen, ouvrant leurs portes à tous à condition de justifier d’une richesse intellectuelle ou morale quelconque, et renvoyant ailleurs les oisifs et les pédants qui pensaiént arriver à quelque chose avec de l'argent. Les Martinistes né font pas de magie, soit blanche, soit noire. Ils étudient, ils prient et ils pardonnent les injures de leur mieux. Tout rite rayant Dieu de ses planches n'existe plus pour les Martinistes. Accusés d'être des diables par les uns, des cléricaux par les autres, des magiciens noirs ou des aliénés par la galerie, nous resterons simplement des chevalier fervents du Christ, des ennemis de la violence et de la vengeance, des synarchistes resolus, opposés à toute anarchie d'en haut ou d'en bas, en un mot des Martinistes comme le furent nos glorieux ancêtres MARTINES DE PASQUALLY, CLAUDE DE SAINT-MARTIN 6t WILLERMOZ ! » (Extrait de Martinésisme, Willermosisme, Martinisme et Franc-Maconnerie, de Papus.)(Ph. E.).
(2) Ce groupe prit une grande part à la diffusion de l'occultisme et à son application aux phénomènes psychiques. C’est là que BARLET, MARC HAVEN, ALBERT POISSON, PAUL SEDIR, VICTOR-EMILE MICHELET, JULIEN LEJAY et tant d’autres dirigérent les groupes d'études pratiques, en même temps qu’un licencié en droit, LUCIEN CHAMUEL, fondait la Librairie et la Maison d'édition destinées à appuyer le mouvement entrepris. (Ph. E.)
(3) C'est parce qu’il craignait que la Société Théosophique ne lançât l'occultisme sur une fausse route et « dans une voie où sa féconde activité se serait bientôt changée en une stérile obéissance de secte » (MARC HAVEN dixit) que PAPUS, avec la collaboration et les encouragements de BARLET, STANISLAS DE CUAITA, JOSÉPHIN PÉLADAN, VILLIERS DE L'ISLE-ADAM, CATULE MENDÈS, J'ULIEN LEJAY, EMILE GOUDEAU, JULES LERMINA, EUGÈNE NUS, VICTOR-EMILE MICHELET, ONE DARZENS, POLTI, GARY DE LACROZE et de bien d’autres, fonda sa. revue ’Iniliation.
Publiée mensuellement, sous la direction de Papus, l'Initiation parut de 1888 à 1912... Elle reparaïît en 1935 ! La direction en est assumée maintenant par VICTOR-EMILE MICHELET, assisté d'un Comité de six membres dont MM. Mar- GIOI @t O. BÉLIARD. (Ph, E.).
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mark 1, Espagne 53, Italie 8, Bohême 1, Suède 9, Hollande 12, Suisse 2, Roumanie 1, Russie 2, Angleterre 2, Tonkin ?, Egypte 1, Tunisie 1, Etats-Unis d'Amérique 19, La Havane 1, Colombie 1, République Argentine 7.
Outre l'Ordre Martiniste, nous citerons encore, parmi les sociétés occultistes importantes, l'Ordre Kabbalistique de la Rose- Croix (1)... À cette organisation correspond aussi la Faculté des Sciences Hermétiques, établie en 1897 par l'Ordre Martiniste, au 4, rue de Savoie... La Faculté des occultistes comptaii parmi ses professeurs : Paul Sédir, le secrétaire de presque toutes les formations occultistes et le bras droit de Papus ; Serge Basset, un agrégé de l’Université, Sisera, Rosabis, un ingénieur sortant de l’Ecole Centrale, le D' Rozier, Jollivet-Castelot, délégué à la direction des études alchimiques. Presque tous les occultistes adoptent des pseudonymes, suivant en cela la règle des illuminés. La plupart de ces pseudonymes sont tirés du Nuctemeron d’Apollonius de Tyane. Le conseil de perfectionnement de cette Faculté comprenait : Ch. Barlet, Papus, le D' Marc Haven, Victor- Emile Michelet, Serge Basset, Paul Sédir (2).
La Société Alchimique de France dont Jollivet-Castelot est secrétaire général, poursuit surtout les études d’alchimie (3).
En 1900, tous les chefs des principales sociétés occultistes d'Europe et d'Amérique ont formé, sous le nom d’ « Union Idéaliste Universelle », une sorte de Fédération qui groupe les représentants de plus de 35.000 membres et qui compte des journaux et des revues dans presque toutes les langues. Nous citerons surtout : à Paris, l’Iniliation, mensuelle, et le Voile d'Isis, hebdomadaire (4). En Norvège : Frie Ord et Nordisk Frimurer Titenda ; en Hongrie :.Sbornik pro filosofia okkultismus et Die Religion des Geistes. En Italie : Nuova Lux, Il Mondo Secreto et Supersienza. En langue anglaise : le Light, à Londres ; Notes and Queries, à Manchester (Etats-Unis) ; The Morning Star, à Louisville (Georgia) ; enfin, dans la République Argentine Luz Astral, à Buenos-Ayres ; et, toujours en langue espagnole,
(1) L'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix fut fondé en 1888 par STANISLAS DE GUAITA, avec le concours de BARLET, PAPUS, PÉLADAN et de quelques autres occultistes. (Par la suite, PÉLADAN se sépara de cet Ordre pour fonder le Tiers-Ordre de la Rose-Croix Catholique qui eut un très grand retentissement.) La mort du Marquis STANISLAS DE GUAITA plaça BARLET à la tête de la Rose- Croix Kabbalistique. (Ph. E))
(2) VIcrOR-EMILE MICHELET est le seul survivant. En effet, Papus est mort en 1916, BASSET en 1917, BARLET en 1921, MARC HAVEN et SEDIR en 19%6. (Ph. 15 be
(3) C’est après la mort d'ALBERT POISSON, prématurément enlevé à l'affection de tous ses camarades et amis, que JOLLIVET-CASTELOT prit la tête du mouvement alchimique en réorganisant la Société Alchimique de France et en créant la Revue l’Hyperchimie. (Ph. E.).
(4) Le Voile d'Isis devint ensuite mensuel. De ses débuts (1890) à la fin de 1928, cette revue traita de tous les mouvements dits « Spiritualistes ». Mais, depuis 1929, le Voile d'Isis s’est consacré plus spécialement, avec la collaboration de MM. RENÉ GUÉNON, ARGOS, ALLAR, BASILIDE, DIRICQ, PRÉAU, PROBST- BIRABEN, REYOR, FRITHIOF SCHUON, DT VERGNES, VULLIAUD, à l’étude des Traditions orientales et occidentales anciennes, « en dehors de tous les mouvements plus ou moins orthodoxes qui se sont manifestés dans les temps: modernes ».
(Ph. E,).
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la Nota Médica, x Madrid. En langue arabe : El Hadirah, à Tunis. Pour ne pas faire double emploi, nous avons fait rentrer dans cette liste tous les périodiques occultistes rattachés à une école ou fraternité initiatique de quelque importance, car, depuis le succès de ces idées, beaucoup de directeurs de petites feuilles. sans lecteurs se sont intitulés occultistes pour avoir des lecteurs, et nous pourrions allonger cette liste de quelques périodiques ne se rattachant que par leur couverture à l’occultisme.
Nous ne parlerons pas non plus, autrement que pour la citer, de la société théosophique (1), rattachée surtout à la tradition orientale, et qui ne touche que de fort loin à l’occultisme traditionnel de l'Occident qui, seul, a fait le sujet de notre article. (Qu'est-ce que l'Occultisme ?)
Cet exposé de Papus donne une idée de l’ampleur de ce « Mouvement occultiste » dont l’influence est encore si considérable, malgré les vides causés par les Parques inexorables dans les rangs de ses principaux animateurs.
(1) La Société Théosophique fut fondée, en Amérique, le 17 novembre 1875, par Mme H.-P, BLAVATSKY (née von HAHN) et le Colonel HENRY STEEL OLCOFT. En 1878, les deux fondateurs se rendirent aux Indes et y établirent le quartier général de la Société, d'abord à Bombay (1879), puis à Adyar (Madras) en 1882, MM6 BLAVATSKY qu, était née en 1831, mourut en 1891. À la mort du Colonel OLCOTT (1907), Mme ANNIE RESANT fut élue présidente de la Société Théosophique. Elle donna une impulsion considérable à la S. T. En 1929, on pouvait compter 1592 Loges et 47 sections nationales.
Les, Théosophes résument comme suit les buts de leur Société : 1° Former un noyau de fraternité dans l'humanité, sans distinction de sexe, de race, de rang ou de croyance. 2° Encourager l'étude des religions comparées, : de la philosophie et de la science. 3° Etudier les lois inexpliouées Ge la nature et les pouvoirs latents de l’homme. (Ph. E.).
Maintenant que nous avons traité sommairement du spiritisme et de l’occultisme en général, il y a lieu d’en venir à la partie principale de notre sujet, il y à lieu de se demander si les sciences occultes ne peuvent être préjudiciables au bon équilibre de certains de leurs adeptes ?
Nous répondrons sans hésiter : OUI ! Mais nous ferons tout de suite remarquer : 1° Qu'il s’agit presque toujours d'individus prédisposés. (En dehors des prédisposés, il arrive que de véritables déséquilibrés soient attirés secondairement par les sciences occultes. Mais alors, il n’y a pas à rendre ces sciences responsables de troubles qui existaient déjà antérieurement, même s'ils se sont enveloppés par la suite d’une expression de spiritisme ou d’occultisme) ;
2° Que c’est plus spécialement la pratique des sciences occultes qui, en l'occurrence, doit être incriminée.
À notre avis, le spiritisme est le premier à mettre en cause. En effet, sa simplicité, les réconfortants espoirs qu'il peut faire naître, lui attirent annuellement — sans sélection aucune — des milliers de prosélytes parmi lesquels se trouvent de nombreux prédisposés. Or, pour la plupart, ces nouveaux venus tiennent absolument à faire immédiatement de la pratique. Comme l'a si bien noté notre confrère, M. Henri Desoire (1), ils ont hâte de « savoir par eux-mêmes si cé que contient le livre est
(1) HENRI DESOILLE : La pratique des sciences occultes peut-elle conduirè au déséquilibre mental ? (Revue Métapsychique. Juillet-août 1929.)
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vrai ». Ajoutez à cela que bon nombre de ces enthousiastes font fi des conseils éclairés des spirites avertis, quand ils ne les ignorent pas, tout simplement ! C’est d’ailleurs ce que souligne très justement M. Huserr ForESsTiER, viceprésident de la « Fédération Spirite Internationale », rédacteur en chef de la Revue Spirite, dans la préface du livre de M. J. Laomme : L'Au-delà à la portée de tous. « On ne s’improvise point expérimentateur ; on ne peut aborder le côté pratique du spiritisme sans une longue préparation, une étude consciencieuse et difficile... Trop des nôtres, il faut bien le dire, ignorent nos grands devanciers... Nous ne conseillerons donc jamais assez aux novices du spiritisme de ne se livrer à l’expérimentation qu'après une connaissance solide des principes fondamentaux qui sont à la base de notre philosophie scientifique. »
Puisse le conseil de M. HuBerT FoREsTIER être mieux suivi !.….
On voudra bien reconnaître qu'il n’est pas donné à n'importe qui de se livrer n'importe comment et n'importe quand — comme c’est habituellement le cas (!) — à ces délicates investigations.
Avouez que, dans J'Antiquité, les dépositaires de la « Science sacrée » étaient dans le vrai quand ils faisaient subir de sévères épreuves éliminatoires aux candidats à 1” « Initiation ».
Si, en toute franchise, en toute impartialité, nous estimons que le spiritisme doive être plus particulièrement mis en cause, il serait injuste cependant, il serait illogique ou sectaire de s’en prendre uniquement à la doctrine spirite. En effet, certains adeptes de la magie, certains habitués de la concentration, certains amateurs de voyages « en astral », etc., sont parfois les premiers, victimes de leur témérité, de leur ignorance ou de leur insouciance…
Il est donc raisonnable de ne pas se lancer à corps perdu dans l'étude et surtout dans la pratique des sciences occultes, quand on ne se trouve pas absolument dans les meilleures conditions possibles. Telle est d’ailleurs l'opinion de Ja grande majorité de ceux qui se sont occupés de cette
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question. Avant de vouloir expérimenter par soi-même, disent-ils en général, il est nécessaire d’être parfaitement équilibré.
Etre parfaitement équilibré !... Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, loin de Ià !...
Nombre d’auteurs ont soin d'insister sur l'influence particulièrement néfaste du spiritisme, de la magie, etc., sur certains prédisposés. Nous les en approuvons.
Par contre, quand d’aucuns affirment que ces prédisposés auraient pâti tout autant à da suite de pratiques ou d’occupations relevant d’un autre ordre d'idées, nous faisons quelques réserves. En effet, nous croyons que l'étude et surtout la pratique des sciences occultes sont, plus que d'autres, susceptibles de leur être nuisibles. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur cette question.
Au cours des nombreuses lectures faites en vue du présent travail, nous avons relevé spécialement un certain nombre de remarques concernant les écueils possibles des sciences occultes, en certaines circonstances. D'autre part, nous avons demandé à quelques personnalités de bien vouloir nous dire si, à leur avis, il ne pouvait y avoir parfois du danger à pratiquer les sciences occultes ?
Ce sont ces diverses remarques, ces différents avis que nous allons publier ci-dessous. Ils constitueront certainement pour le lecteur une documentation intéressante.
Que tous ceux qui ont bien voulu répondre si aimablement à notre petite « enquête », reçoivent ici nos très sincères remerciements.
ALAJOUANINE (Prof. Agr. Tx.).
Je ne crois pas que les sciences occultes, en elles-mêmes, conduisent au déséquilibre mental si celui qui les étudie ou les pratique ne présente pas de tares intellectuelles. Mais il est bien certain qu’un grand nombre de déséquilibrés mentaux sont attirés vers la pratique des sciences occultes et n’y trouvent guère, d'ordinaire, qu’une exagération de leurs troubles ou un thème à leur délire.
Qu'il s'agisse de débiles mentaux, d’hypomaniaques ou de délirants, il ne paraît pas douteux qu’à ceux-là la pratique des sciences occultes ne soit préjudiciable. Tous les neuro-psy-