‹ Sciences occultes et déséquilibre mentalChapitre 63 sur 72 · DAT PA RS · texte numérisé non relu

DAT PA RS

vous m'envoyer un volume dans lequel je trouverai toutes ces choses, vous me ferez grand plaisir. (1934). e

Je voudré un livre qui ine donne le moyen pour le départ, cet action pour se faire transporter dans les lieux loingtains où réside les esprits. Vous me rendrié un grand service. Je vous payrait votre dérangement et vous enverrait Ce que vous me demanderait. (1924).

Avez-vous un volume ou un talisman qui fait guérir es maladies, empêche la pluie de tomber, fait pleuvoir ? (1928.)

Je vous demande de m'indiquer le livre pour rendre mon corps corporel invisible. (1926).

Monsieur, vous aurait la bonté de m'envoyé le livre qui fait perdre les yeux au bête que sa ce fait pour jalouisie. Monsieur, mes plus grands recpect. (1925).

Au sujet des évocations d’après les grimoires, quel est votre avis D Aïnsi pour faire venir une fille vous trouver, si sage qu'elle soit, j'avais essayé cette opération. J'avais observé textuellement comme il est indiqué. Je laissais brûlé la chandelle sur le parchemin vierge que je trouvais au matin un peu brûlé. Je fis le reste comme il est indiqué mais l'opération n'eut aucun résultat, à mon grand étonnement. (1924).

Etant possesseur du véritable Dragon Noir, je me permets de vous demander si je puis mettre en pratique l'expérience de la page 109 pour empêcher la copulation ? Si un résultat peut être obtenu et si cela ne me porterait pas préjudice à moi qui: suis reçu assez souvent par cette femme ? Je tiens à cette femme et je voudrais qu'elle ne soit qu'à moi. Dites-moi si vous possédez un livre contenant des secrets pour pouvoir se faire aimer d'une femme ? (1931).

N'auriez-vous pas un livre pouvant m'être utile pour la raison suivante : une personne qui me touche de près a été victime d'un véritable crime et ni la police privée et publique n'a pu découvrir fe coupable. Je sais qu’en justice la science occulte n'est pas reconnue, mais enfin, s’il m'était possible de faire souffrir cet être sans aveu aussi cruellement qu'il a fait souffrir lui-même, j'en serais fort heureuse. (1926).

Veuillez me faire connaître s’il y a des livres et que vous en possédiez pour obtenir des miracles ?

Comme j'ai lu sur un livre qu’un individu était à la chasse, poursuivi par les gendarmes. Comme il allait être pris, il se retourna et les: gendarmes furent comme pétrifiés. 1} va un peu plus loin et s’assied sur un tertre, il lève le bras et les gendarmes se sont mis à danser. Le soir il va les délivrer.

Je serais heureux de posséder ce don. (1925).

Quels sont les moyens pour arrêter ou faire prisonnier un sorcier qui vient chez soi en bête ou non ?..... Pour atteindre d’un coup de fusil un sorcier même sans l'avoir vu, même s'il est accompagné d’un monstre ou d’un esprit quelconque ?...…. Pour être prospère et empêcher à son argent de s’évanouir sous le coup d’un maléfice quelconque ? (1932).

Monsieur Encausse, je vous prie de me faire pratiquer l’expérimentation ; voici 13 jours que je jeûne ; j'ai ressenti des symptômes très intéressants que je pourrai vous conter ; j'ai senti des emprises sur tout le corps qui tombaient, le sang a coulé du nez, etc... (1929).

Veuillez donc bien vouloir me dire le plusto possible si vous voulez vous occuper sérieusement de mon cas pour me faire avoir le Grand Phifactère et le Grand Grimoire, et que vous voudré bien me montrer pour bien les gouverner et m'en servir. Je vous pairez le prie qu'ils vaudrons et je vous donnerez en surplus cinq mille francs et deux pièces de bon vin blanc de Pouilly que j'arrangerai dans votre cave bien comme il faut.

Voulez-vous avoir la bonté de m'informer à quelle place je

pourrai trouver une poudre magique pour faire grossir les pariies génitoires ? (1934).

Dans la Revue Métapsychique (x), Maître MAURICE Garcon a conté comme suit ce que fut une séance d’évocation magique à laquelle il lui fut donné d’assister près de Fontainebleau : « J’aväis toujours été curieux d'assister à une opération magique ; jusqu’à ces derniers temps je n'avais pu y parvenir. Le hasard m'a pourtant récemment permis

(1) MAURICE GARCON : La Magie noîre de nos jours. (Revue Métapsychique Juillet-août 1929.)

de voir un des spectacles les plus étranges qu'on puisse imaginer. Une rencontre fortuite me fit apprendre que, dans les bois, du côté de Fontainebleau, un homme allait faire un pacte avec le Démon. On m'avait précisé l'endroit de la cérémonie et l’heure. Accompagné, par prudence, d’un ami, je m'y suis rendu. L'homme avait choisi, comme il sied, la croisée de deux chemins et la nuit était sans fune. Nous nous sommes cachés et nous avons attendu.

« Vers minuit le magicien est venu et a tracé avec une baguette un cercle magique autour de lui, et s’est réfugié à l'intérieur. Derrière lui, il à tracé le monogramme du Christ pour qu'aucun démon re püût l’attaquer de ce côté. Devant lui il a planté deux cierges et allumé de l’encens dans un bol. Puis, ouvrant un livre, il a proféré des imprécations contre Dieu et des invocations à Satan auquel il demandait la fortune. C'était tout le rituel classique du Dragon Rouge qu'il avait remis en honneur !

« La scène m'a d’abord paru ridicule. Le vent soufflait et éteignait les cierges qu'il rallumait aussitôt. C’était une lutte absurde entre ces chandeïles qui s’obstinaient à ne pas briller et lui qui voulait en enflammer les mèches. À Ja fin, il s’est lassé, et désespérant de conserver sa lumière, il s’est dressé droit et la main tendue, tenant son pacte prêt et signé. Il a adjuré le Diable de lui donner de l’or, s’engageant à lui fournir une âme pour chaque bienfait.

« Que voulait-il dire par cette âme fournie ? Parlait-il au figuré où promettait-il un crime ? Le spectacle, de grotesque qu'il avait été d'abord, était devenu tragique. L'homme avait peur. Il était arrivé à ce paroxysme nerveux qui fait penser que tout est possible. Les mots s’étranglaient dans sa gorge. Il déployait un courage surhumain pour continuer ses invocations, mettant Lucifer en demeure de paraître en personne devant lu. Son ombre qui se découpait obscure nous parut grandie. Instinctivement, mon. compagnon et moi, nous avons fait quelques pas en arrière et nous sommes partis sans en entendre davantage.

« Notre magicien était aussi effrayant à voir que le Diable lui-même s’il avait: paru.

. . - \ Fr .

« [1 se tenait sur la limite de la démence. Etait-ce un choc en retour ?

« Jamais je n'ai si bien compris le danger des pratiques de la Magie.

« C’est ce danger que par mon dernier récit ie voudrais pouvoir me flatter d’avoir fait pénétrer dans vos esprits. »

Il y aurait encore d’autres faits authentiques de ce genre à citer... Toujours est-il que ce ne sont point là des occupations de tout repos pour l'équilibre mental de certains imprudents. Il peut y avoir du danger. C’est ce que ne manquent jamais de dire ou d'écrire les grands classiques de l’Occulte. Nous avons d’ailleurs eu déjà l’occasion de vous donner connaissance de l4 façon de penser de certains

d’entre eux à ce sujet.

Il n’est pas rare, en effet, que des troubles plus ou moins graves frappent certains individus — en général prédisposés — s’adonnant à la magie. Là encore, les déficients mentaux, les orgueilleux, les naïfs, les ignorants, etc., sont les plus exposés. Or, en général, ils se montrent malheureusement les plus acharnés à vouloir « expérimenter » en ce domaine, les plus enclins à se lancer dans des pratiques éminemment préjudiciables pour eux...

« La magie, constate F.-Cn. BARLET, suppose donc une confiance audacieuse dans la science et en elle seule :; elle ne demande que l'intelligence, la connaissance des forces invisibles ; elle en usurpe l’usage, car il doit être réservé à ceux que l’Amour de l’Etre a élevés à la hauteur du sacrifice de soi-même (arcane XII du tarot. C'est pourquoi la Lumière d'Egypte nous la représente, avec raison, comme le suicide des éléments féminins de l’âme humaine ; les Anciens l’avaient symbolisée dans la révolte et le châtiment de PROMÉTHÉE.

« Encore PROMÉTRÉE avait-il conquis la science qui faisait son orgueil, mais pour un PROMÉTHÉE, combien de

NE

pauvres magiciens ignorants, nrisérables cuisiniers de l'Astral, parfaitement ignorants de ces réactions défensives dont ils n’ont recueilli qüe la routine et qui se brüûülent cruellement à ses feux ! (Notes sur l’Astral.)

Certes, parmi les pratiquants de la magie, victimes d’icelle, il en est beaucoup dont les troubles ne présentent pas un caractère d’une excessive gravité tant ils sont passacers ou peu marqués. Mais, par contre, il en est d’autres qui paient chèrement les excès commis si imprudemment dans le domaine des « sciences maudites ». C'est le cas, par exemple, de ceux qui deviennent de véritables perséculés : des « voix » (qu'ils attribuent aux puissances surnaturelles) peuvent [es poursuivre continuellement. ELesdites voix raillent, insultent, commandent, se rendent odieuses ; quelquefois même elles ordonnent, imposent le suicide... D'autres hallucinations peuvent également prendre naissance et contribuer à augmenter le désarroi, la détresse de ces malades ; visions plus ou moins terrifiantes ; sensations diverses telles que brûlures, morsures, piqüres, souffles, succions ; contacts étranges et repoussants, etc. Certains de ces malheureux déséquilibrés se disent en butte aux assiduités et aux caresses nocturnes de « larves astrales », de vampires », de « démons » ou de « démones » « dont kes chairs sont glacées », précisent-ils en général, et qui ne manquent pas de les... violer au cours de chacune de leurs visites,

I convient de ne point oublier que de tels malades sont dangereux non seulement pour eux-mêmes (ils peuvent se suicider), mais aussi pour les autres...

En dehors des « évocations » proprement dites, ces évocations dont Errruas Lévr estime la pratique dangereuse et nuisible pour la santé, soit morale, soit physique, en dehors également des « basses œuvres de la sorcellerie » (F.-Crr. Barcer dixit), les tentatives de « dédoublement », les exercices de « concentration » chers à certains « expérimenlateurs » peuvent également être à l’origine de troubles plus ou moins marqués. Ce danger est d’ailleurs connu mais,

bien entendu, chaque nouveau pratiquant est persuadé que le péril est pour les autres et non pour lui !

EH y à lieu enfin de signaler une complication grave survenant parfois chez quelques enthousiastes du « dédoublement » : la...{oricomanie ! En effet, il arrive que certains imprudents jugent bon d’avoir recours à des toxiques (au haschisch de préférence) pour « augmenter les visions », pour « favoriser où déterminer spontanément la sortie du corps astral »... Voici, entre sutres, un cas cité par notre confrère M. Hexrr Desoice : « M" de X.… était riche, oisive, jolie, laissée très libre par un père dont Fcccupation majeure consistait à se griser en compagnie de ses domestiques. Seule à Paris, cette jeune fille, très intelligente et très équilibrée, étudie différentes choses avec succès. Puis, par curiosité seientifique, elle aborde la théosophie et l’occultisme. Elle se met à pratiquer la Magie selon les rites prescrits (cercle magique, épée, réchauds, etc.) ; progressivement, elle entre en communication avec les morts, les voit, les entend, parle à PARACELSE, craint les élémentals et en vient à prendre du Haschisch pour augmenter ses visions. Elle a dû récemment être internée pour idées de suicide. » (La pratique des sciences occultes peut-elle conduire au déséquilibre mental ?)

C’est pour essayer de couper court à de tels abus, à de tels égarements, que les occultistes expérimentés ont soin de signaler aux néophytes les effets pernicieux de certains toxiques. C’est ainsi, par exemple, que nous avons relevé dans les deux traités de magie pratique de Papus le passage suivant : « Beaucoup de personnes se figurent que le haschisch, qui rentre dans la classe des drogues les plus dangereuses au point de vue psychique qu'on puisse manier, donne immédiatement des visions sublimes et plonge l’expérimentateur dans l’extase. Or, ainsi présentée, l’action du haschisch ne répond en rien à la réalité... Le haschisch est donc un amplificateur et non un créateur. Mais cette action enivrante est suivie d’une épouvantable réaction. Les centres de réserve, vidés de leur contenu, angoissent le malheureux imprudent, et les cauchemars les plus affreux, les douleurs

les plus poignantes sont la suite naturelle des rêves enchantés et des sensations astrales.

« L’opium, la morphine qui en dérive, ont la même action, mais avec moins d'intensité, et le malheureux esclave de cette substance, voulant fuir la réaction, qui est imminente, augmente progressivement la dose du poison jusqu’à l’épuisement complet, bientôt suivi de la mort.

« Au point de vue magique, le danger de ces drogues est considérable, car elles augmentent l’empire de l’être impulsif sur la volonté et il faut une volonté bien forte pour ne pas se laisser dominer par ces substances, incarnation de l'âme du monde dans la matière. »

Fort heureusement, la toxicomanie n’est quand même pas aussi fréquente chez les « clairvoyants » et autres « spécialistes » du « dédoublement » que d’aucuns le prétendent. Mais elle n’en existe pas moins quelquefois. C’est pourquoi nous avons tenu à la mentionner ici.

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