‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 102 sur 224 · J)e dms. nat,, Ub. III 29, p · texte numérisé non relu

J)e dms. nat,, Ub. III 29, p

iSÏ DEUXIÈME PARTIE.

que -celui qu'il leur donne, et que, parlant au peuple, il se mettait à sa portée. Qui oserait l'en bl^fuer? qui oserait reprocher au luminaire diyia (le distrtbutt Ja lumière avec mesui*e , selon les intelligences P C'était un prédics^teur et non un docteur, homUiarU» ad populum loculm est. Ne croyons donc pas qu'il ait entendu si simplement ce qu'il a si simplemwt exprimé. Moïse n'a-t-il pas fait de même , lui , le plus sublime des prophètes? Et n'est-ce pas pour s'aocotnmoder

à l'humaine faiblesse qu'il a raconté, jour par jour,

le développement successif de la création , de cette création accomplie par Dieu dans un seul et même acte -éternel et indivisible? S. Basile, non plus^^ le voit par un passe^e de son Hexaéméronj ne croyait pas à cettç création successive, bien qu'il* adopte la division des si% jours. Le sens qu'il a exposé au pei]q>le n'est pas le sens sublime qu'il a compris; il a approprié* ses paroles à la «implicite de ceux qui réooutaient. *

Après le Jiat lux des causes premières, après la création des éléments simples dans le ficmament, i^ous avons vif former, le troisième jour, les deux élémeots inférieurs, l'eau et la terjre; maintenant le divin hift* torien du monde (divinus cosmographus) v^ s'occuper des deux éléments supérieurs, l'air et le feu : Dixii autem Deus, fiant lumùiària in firmamento çœli, etdi'

1 De dids, nat, Hb.III, Si, 32, p. 268, 269.

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