CHAPITRE V
H\^i est au fond de tous les êtres, tous aurez séparé *^ passager de l'éternel , le yariable de rinyariable , ^^ous aurez compris le sens de ces paroles : congregentur ^qtuBqùœ sub cœlo sunt, et àppareat arida. Cette terre ferme que vous trouverez , ce sera ce qu'il y a de constant, d'impérissable chez l'homme, la nature, qui leur. est coipmune à tous, cette substance éternelle, immuable, que Dieu, le troisième jour, a, voulu rendre visible et intelligible sous la multiplicité des phénomènes qui la cachent. Et comme l'Ecriture ajoute : germinet terra herbam vir entent, et facientent semèn, et lignum pomiferum faciens fructum juœta genus suum , cujfus semen in ipso, sit super terram; cela signifie que de cette nature, commune à tous les êtres sortent 1^ distinctions particulières à chacun d'eux; que les universaux produisent les genres, les espèces, les individus. C'est ce qui arriva: et factum est ità, et protulit terra herbam virentem, et ferentem semen juxta genus suum, lignumque faciens fructum, et habens unumquodque semen secundum speciem suam.^
Que si cetta explication semble nouvelle et contraire à l'histoire quelle remplace par l'allégorie, Si. on objecte le commentaire de S. JBasile , lequel prend à la lettre les paroles de la Genèse , il faut nous souvenir que ce grand saint, porteur de Dieu, et illuminé de sa grâce , comprenait ces paroles en un sens plus élevé