‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 107 sur 224 · Ibidem, lih. 1, 4, 5, p · texte numérisé non relu

Ibidem, lih. 1, 4, 5, p

du corps, il n'y a rien au-dessus de l'intelligence; or, ces deux extrémités se rencontrent et sHuiissent chez un être, qui est rhomme. C'est en lui que Tient finir toute cette graifde division des êtres, con)^ mencée en Dieu; il est le ternie, le but et ocnnme le sommet de la création.^

11 n'y a point d'être, matériel ou immatériel , qifuoia ne retrouve vivant , s^itant , sub^stant dans rhomme* il esf, le résumé de l'univers, le résultat de tous ses éléments. Telle est la dignité et l'élévation de ^sa nature, qu'il porte dans son àme toutes les^ choses créées, comme le monde tout entier est en Dieu, et qu'il termine, qu'il anéantit en lui tous les cootraires, comme ce Dieu dont il est l'image. ^ '

Toutes choses ont été créées en lui; mais -comment le sont-elles? quelle est cette création? Le voici: Concevoir une chose, n'est-ce pas en quelque sorte la créer? Oui; tout ce que je comprends, je le crée en moi-même, je le sens naître dans ma pensée. Or , les • objets et l'idée que nous en concevons , c'est-à-dire l'objet de la création véritable, et Tobjet de cette création intellectuelle qui s'opère en nous, sont -ils de la même nature? Non; et qiii vaut le ijaieux des deux? La notion vaut mieux que Tobjèt: ce qui comprend vaut mieux que ce qui est com-

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