Ibidem, loc, cit
CUiPlTRE VI. 439
^iou de toutes les choses créées est en
^à leur fondement : or, cette notion
'e est infiniment meilleure que les
Chaque être est ainsi connu,
^ qui lui est supérieur, et c'est
Prenons un exemple : Notre
. une nature supérieure, par
comprend parfaitement. Or, notre
^2> différente de cette notion qui existe
ai qui Ta créée et qui la comprend. C'est dans
connaissance de Dieu, dans cet acte de l'intelli-
e divine, que notre âme subsiste éternellement,
; là sa substance même, c'est là son fondement
afud>le, et l'homme peut être défini une certaine
râa intellectuelle, une certaine idée conçue de
(te éternité dans la pensée divine. Cognitio eorum
m surUj ea quœ sunty estj, a dit l'Aréopagite. Telle
la Traie définition de l'homme. Au lieu de dirne,
Dme on le fait souvent , l'homme est un animal
lonnable, etc., au lieu de ne (aire attention qu'aux
llités, il faut aller droit à la substance et la saisir
Dieu, où elle est. Maintenant, ces principes que
us saluons (dans l'intelligence divine, appliquons-les
'iatdligence humaine; n'y a-tril pas dans la pensée
rhomme une certaine notion, une certaine idée
i dioses intelligibles ou visibles qu'elle conçoit?
ii, assurément. Eh bien! celte notion de toutes
oses créée dans l'âme humaine, est la substance
même de ces choses; c'est ce que déclare hautement l'Ecriture : Formatis igitur Dominus Deus de humo aunctis animantibus terrœ et unwersis volaniibus eœli, adduœit ea ad Adamum, ut videret quid vocaret ea: omne autem quodvocavit Adamus animœviventis, ipswn est nomen ejus. ^
Mais y quand je dis que tous les êtres sont créés dans rhomjaoe, n'est-ce pas aller contre le texte de la Bible, qui fait naître Thomme, le sixième jour, après tous les animaux? Non, l'Ecriture parie de l'homme bien avant le sixième jour : ce firmament qui sépare les eaux supérieures des eaux inférimires, n'est-ce pas l'homme qui sépare et unit les deux mondes, le monde des corps et le monde des esprits? Le soleil, la lune, les étoil(^, ce sont nos sens. qui tantôt, comme le soleil, servent à nous éclairer, tantôt, comme la lunç, ne nous donnent qu'une lumière douteuse, et souvent nous révèlent une multitude d'apparitions, de phénomènes, aussi nombreux que les étoiles, et au milieu desquels se perd notre pensée. 3
Pourquoi toutes choses ont-elles été créées en lui? Pour que la seconde partie, en quelque sorte, du drame de la création, soit accomplie. La division des êtres, commencée en Dieu, est terminée. Il faut main-