‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 112 sur 224 · Ibidem, Ub. IV, 12, p, 361 et seq · texte numérisé non relu

Ibidem, Ub. IV, 12, p, 361 et seq

est comme une image de Tàme, l'image d'une image, le miroir d'iiJi miroir; et enfin la matière» La matière obéit au mouyement vital; le mouyèment yital obéit à l'àme , laquelle représente Dieu ; et c'est en ce sens qu'on peut dire que l'homme tout entier , dans son corps et dans son âme , est fait à l'image de la Divinité. Mais le mouvement vital ne fait point partie de la substance de l'homme , il n'est que le produit de l'àme et du corps , leur messager, leur médiateur (internuncius). Quand le corps sera abandonné par l'àme y ce souffle vital , résultat passager de l'union des deux natures, s'évanouira aussitôt. >

Mais, ayant la chute, n'avions-nous pas de corps? PI 'étions -nous qu'une àme? Alors, pourquoi Dieu dit-il xfaciamus hominem? L'homme est la réunion des deux natures. Si nous étions àme et corps , quel était ce corps? c'était un corps immortel, d'une nature immatérielle, éthérée, celui que la résurrection nous rendra; car, peut-on accorder qu'il y ait ^u quelque chose de corruptible avant la cause de toute corruption , qui est le péché ? C'est ce que S. Gn^oire de Nysse explique admirablement; et, selon lui, ce coips céleste de l'homme avant la chute , c'est ce qui est dans tous les corps humains , depuis la chute , la forme éternelle, universelle, identique, commune à tous. La forme, le type, l'idée, c'est là ce corps spirituel

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