‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 114 sur 224 · De dim. nat, Uh, IV, 12, p. 862 et seg · texte numérisé non relu

De dim. nat, Uh, IV, 12, p. 862 et seg

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Non^.il ue Ta pas voulu; il a failli à sa tâche; il est tombé par le péché de ce faite où il était -placé pour une fonction sublime. Cette unité qu'il devait réaliser et replacer en Dieu, elle s est, au contraire, dispersée dans la chute; car la chute a donaélieu à une nouvelle division des êtres. L'homme, avant le péché, était comme les anges, il n'avait point de sexe; après le péché, au lieu de cette reproductioa spirituelle, qui lui était commune dans le Paradis avec les essences célestes, il a été assujetti auit lois brutales de la reproduction matérielle. L'homme primitif, en tombant^ s'est brisé, s'est divisé en deux: de là, l'homme et la femme. Voilà ce que signifie cette, côte qui lui a été enlevée pendant son sommeil et dont est née sa compagne. ^

La chute de l'homme ! à cette disparition d'un acteur nécessaire, voilà le monde en péril. Toutes les créatures qui allaient retourner vers Dieu, leur principe et leur fin, ne le pourront-elles plus? Qui les. portera? qui se chargera d'elles? le lien resterart-il brisé entre le monde et Dieu? le drame sera-t-il interrompu? que va- t-il- arriver? . .

Rien ne sera interrompu. Dieu lui-même remplira la fonction que l'homme a repoussée. Jésus-Christ prendra dans le drame universel la place qu'Adam a laissée vide.^

1. De diçis. nat,y lib.I, 9, p. 96. — Lih, IVy il, p. 362.— 19, p, 400.

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