‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 126 sur 224 · Ibidem, iib. V, 25, p · texte numérisé non relu

Ibidem, iib. V, 25, p

i^ DEUXIÈME PARTIE.

terrible, impraticable, plein de gouffres et de rochers pu se brisent les vaisseaux. Si Dieu bous aide, cependant, nous les éviterons , nous passerons d'une course facile et l^ère au' milieu des pi^es, et librement nous arriverons au port. Tendons les voilea : ne vtuiil pas mieux pour la raison exercer ses forces dans la tempête , sur les < mers cachées de Tocéan de Dieu^ que de s'eûdormir , . loin de lui, dans un calme sans honneur? L'homme, dit l'Écriture, mangera son pàia à la sueur de son front jusqu'à ce qu'il trouve le séjour de Dieu , le tabernacle du Dieu de Jacob. Hàtéiisnous donc, par l'étude sérieuse des lettres sacrées, ist avec le secours de la grâce; hàtonsnaous vers la vérité que la chute nous a fait perdre; hàtons-nous vers eHe pour l'atteindre, atteignons-^la pour l'aimer, aimons» la pour y reposer éternellement. *

Dieu , nous l'avons vu, a maudit le serpent , maïs il ne maudit pas l'homme, qui est l'ouvrage de ses mains; il le relève, et, dès la chute, il lui montre le retour vers la céleste patrie. On s^est mépris sur le sens des

paroles de Dieu dans l'Ecriture , au moment de l'expulsion d'Adam ; on s'est représenté un Dieu vengeur et terrible, on n'a point compris ses miséricordieuses consolations, lorsqu'ilMit : Nunc ergo.ne mAtat M^ num suam et sumat etiam de ligno vitœ et comedat et vivat in œternum. Ce n'est pas une parole prononcée

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