‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 140 sur 224 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

peuvent deveair l'ainour de Dieu, la erainte de Dieu : si donc des mouYeiûeots déraisonnables peuvent se changer en des dispositions salutaires, est -il impossible que la déraison elle - même s'élève à la hauteur de la raison ^ ?

Ainsi y le monde matériel meurt, pour naître, transformé, dans sa cause qui est l'homme; l'homme meurt pour revivre, renouvelé, transfiguré, dans les causes prenfli^res déposées au sein du Yerbe. ^

Cette mort dont nous mourrons comme créatures terrestres, est donc le passage à un état plus élevé, le retour en Dieu. Restant nous-mêmes, nous serons cependant hors de nous-mêmes, par la sublimité de J

la contemplation. Ainsi était mort Pierre, le chef des apôtres, quand il répondait à son maître : tu es le Christ, FUs du Dieu vivant. Ainsi était mort S. Jean l'évaii^liste , quand, s'élevant au-dessus de l'espace et du temps , il disait : au commencement était le Ferbe, et leFerhe était en Dieu et Dieu était le Verbe j et qiu'il poursuivait cette merveilleuse et inefiPable théorie. Ainsi étaient morts les saints, quand sur les hauteurs * de l'intuition céleste, sortant du monde, ils vivaient en Dieu; Tous ces exemples nous font comprendre qtîdle sera la mort du monde, comment il retournera vers son Créateur ; seulement , il ne sera pas tout entier

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