‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 142 sur 224 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Comme ladi?inité, dont elle est l'image, est tout entière dans chacune des personnes divines. D'un autre côté, que signifient les menaçantes paroles du Christ: ite maJedicti^?

Remontons aux principes: le mal est-il éternel? C'est là toute la question » puisqu'il s'agit de savoir s'il y aura pour des hommes éternellement livrés au mal d'étemels châtiments. Or , nous avons le droit de répondre : non y le mal n'est pas éternel , c'est la bonté de Dieu qui est éternelle et infinie, et son contraire, le mal , doit être vaincu par elle et périr. Le mal n'est pas éternel y car il n'existe pas substantiellement. Rien n'existe i*éelleme4t que ce qui est pensé, conçu par Dieu; la conception que Dieu a d'une chose*, est la substance même de cette chose : ne cheix;hez pas cette substance ailleurs. Or, Dieu n'a point conçu le mal; soutenh* le contraire , ce serait un blasphème. Lç mal n'existe donc pas eo. réalité; ce n'est qu'un accident, accident qui doit disparaître avec les filles qu'il a engendrées, la misère et la mort. Le mal se consumera dans la bonté divine, la misère dans la béatitude , la mort dans la vie éternelle. C'est dans ce sens qu'il a été écrit-: ero mors tua y o mors, et morsus tuus, o inferne^f - Ce ne sera pas seulement chez l'homme que le mal ne sera pas éternel , et que son châtiment aura une

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