Ibidem, loc. cit., p
fia; 4c1iez les aoges déchus^ chez les démons euxmêmes , le .mal sera vaincu , le bien infini triomphera. C'e^t ce que déclarent Origène, S. Ambroise, et S. Denys TAréopagite. ^
Ainsi 9 partout, le mal et son aiguillon ^ l'impiété, la misère, seront abolis et efiPacés de la création. Le mal, que Dieu n'a point fait, mourra; Ia nature, qu'il a faite^ ressuscitera libre et purifiée. Le prophète l'a dit : non résurgent impii in judicio. Non, on De verra pas ressusciter l'impie au jour du jugement; car, chez tous les hommes, le mal, l'impiété resteront dans la mort, frappés d'une condamnation, éternelle, tandis que la nature se relèvera dans sa gloire,^
Cependant, comment faut-il entendre ce feu éternel , ce ver du sépulcre , tous ces supplices dont parie l'Ecriture? Débarrassons-nous des gross^res idées du peuple; ce ne seront pas des châtiments matériels, et il n'y aura pas un lieu où ils seront infligés. Le supplice sera dans les consciences; le supplice sera, pour le méchant , l'impuissance de l'être. Chaque pécheur, dit S, Ambroise, sera brûlé, comme d'une flamme, par la passion qu'il avait dans cette vie. Les démons seront punis parce que , voulant faire le mal , ils ne le pourront pas, n'y ayant plus aucune âme* à portée de leurs coups. ^