‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 149 sur 224 · Ibidem, loc, cit., p · texte numérisé non relu

Ibidem, loc, cit., p

18^ DEtJXIÈME PARTIE.

selon lesquelles il y aurait, après la vie, un état <}orporel, un enfer matériel, des flammes, des vers dévo* rants , d^ lacs de soufre. Quand on lit ces choses dans les saints Pères, on reste d'abord stupéfait «t saisi d'horreur devant ces opinions monstrueuses; ttiais bientôt on se rappelle qu'ils étaient forcés de pader ainsi, qu'ils s'adressaient à des hommes de chair, qu'ils devaient, pour les élever peu à. peu à l'intelligence de la vérité , leur dépeindre le monde futur avec des images visibles; sans quoi, ces esprits grossiers ^ seraient ireprésenté, dans ce monde immatériel, un pur néant. *

Ne croyons pas davantage ceux qui pensent que les âmes brilleront plus ou moins , selob leur mérite. Qu'importe au juste l'éclat du soleil? tous les èorps auront la même spiritualité , la même transparence. La gloire du juste n'est pas dans le vif éclat que doit jeter son corps, mais dans la lucidité de sa contenu plation quand il Verra Dieu face à fade; œ n'est pas la laideur de ses membres qui fera la honte de rim'pie, ce sera la privation des visions divines. II n'y a pas d^autre joie que de voir le Christ ^ pas d'autre supplice que de nepâ^ le voir. Enlevez-^moi le ChrM, quels tourments puis-je désormais redouter? je souf^ fre le plus cruel de tous. ^

Nous avons renversé les fables grossières répandues

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