‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 150 sur 224 · CHAPITRE VlII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VlII

sur l'Eafer et le Paradi»^ il faut rejeter aus6i celles du jugement dernier. Ce jugement ne se fera pas, comme beaucoup se l'imaginent, dans un lieu déterminé, dans la vallée de josaphat. 11 est dit dans le symbole delà foi catholique, unde venturusestjudicare vwos et mortuos; mais cela ne signifie pas que Jésus-Christ doive se mouyoir dans le temps et dans l'espace, lui donlt l'humanité s'est changée en divinité , et qui est désormais dans Tétemité, loin de l'espace et du temps; cela signifie que toutes les consciences sentiront en elles-mêmes la venue du juge, lorsque y la vérité tout entière se manifestant, chacune jugera ses actions et ses pensées.^

Tel sera ce monde à venir , et chacune des vérités que nous venons d'exposer, nous a été figurée d^avànce par des symboles de l'Ecriture.

La création tout entière renaîtra en Dieu, et dans ce passage de la vie actuelle à la vie éternelle, le mal, vaincu, s'évanouira; le bien seul est admis. à la résurrection. Ainsi , dans le passage de la mer rouge , les Egyptiens furent noyés dans les eaux, et les Hébreux parvinrent seuls sur le rivage. Le diable et ses anges sont anéantis comme Pharaon, et Moïse, qui arrache son peuple au tyran d'Egypte, est la figure du Christ, détruisant l'empire de Satan et ramenant a Dieu l'humanité.^

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