CHAPITRE VI
pour r^ler cette anarchie, couronnei'a par là sa glorieuse carrièra , et si , averti , par les emportements de Tesprit philosophique, des dangers de l'imagination 9. il pourra faire triompher cette méthode nou- Yelle, qu'il n'a pas suivie toujours, mais qu'il annonce aujourd'hui, et qui consisterait dans un retour plus profond sur nous-mêmes, sur notre pensée, sur cette force spirituelle que nous sommes.
Pourquoi craindrais-je de le dire? Pourquoi ne semt-il pas permis d'exprimer sans faste ce culte de la patrie et de l'esprit qui fait sa force? C'est l'excellence de la philosophie française d'avoir su conserver, avec le long espoir et les vastes pensées, avec l'idéal continuellement poursuivi, la seule méthode l^itime, l'étude psychologique. Attachons-nous-y plus fortement encore; que l'homme entre de plus en plus en possession de lui-même; qti'il ne s'arrête pas aux phénomènes de l'àme, qu'il pénètre jusqu'à la substance en quelque sorte, jusqu'à la force; jusqu'à l'énergie spirituelle, qui contient toutes les puissances que nous réalisons. Savons-nous bien tout ce que cette étude peut nous donner encore, que de richesses et que de richesses bien acquises ! En descendant plus profondément dans cette route ouverte par Descartes, dans ce fond intime de nous-mêmes où Dieu habite, comme parle Fénelon , la philosophie nrioderne, qui a été dite sceptique, et que condamnent les esprits pusillanimes, ne retrou vera-t-elle pas toutes