CHAPITRE U
semeat, parait- être pardu, a été cité par Guillaume de Northausen , dans les recherches qu'il faisait eu AUemagne pour rassembler au Vatican les anciens manuscrits; c'est le Be egressu et régressa anùnœ ad Deum. Guillaume de Northausen dit l'avoir tu encore , en 1^4 9 dans la bibliothèque de l'électeur de Trêves. M. Grdith, dans son Spicilegiwn t;a^{baniim S* transcrit le passage de Guillaume de Northausen , qu'il a lu dans un catalogue duYatican; le voici : c Codices mss. membrac nacei quos e cumulo librorum ecclesiœ metropolUanœ « jyevirensis me vidisse memini. Ai sant.^ Alors suivent
les indications de différents manuscrits^ et, sous le u.° 15, il ajoute : ^JoAannis Scoti Benedictini {qui fuit c unus ex quatuor prinUs fundatoribus academiœ Pariai siensis) opus de egressu et regressu animœ ad Deum^ c stylo scriptum Platonico; quod licèt errorealiquocirca c S&Jrinitatem, ut Alexander Halensis et alii post eum ^dœtores gymnastici notant, impressum sit, servari c tamen potest in usum theologorum qui aliquûndo ad tipleniorem scholasticorum inteilecium erratum scoticum ^in ipsa scaturigine vellent inspicere^ {vide Cod. mss. Fallicel, c. 28^ sub titulo index voluminum qui tempore CœsarU Caronii in variis bibliothecis Romœ et alibi asserçantur, p. 192). M. Greith a cherché en vain
1. Spicikgium Vaticanum. Beitrâge zur nahem Kmntniss der VatikanUiihen BibUothek fur deutsehe Poésie des Miiielalters , von Cahl Greith, -jÇferrtfr in Morschivyi bei Sankt-Gallen. Frauenfeld, 1888^ m^.% 5. 80 unâ folg.
l'ouvrage au Vatican ; il pense qu'il n'eidste plus, c 3e a croi$ c^[>endant , ajoute-t-il , en ayoir découyeit un ft fragment dans le Codex collectan. mémbr^yA , cà. 2 , « 596. Parmi des feuilles de parckêmin de différantes «époques, on rencontre, feuille 9, un remarquable c fï^agment dans l'écriture ronde carlovingi^ine du a dixième siècle. La langue, le fond et la marche des a idées désignent Jean Scot Erigène, que nous coanoûs- « sons par son tssç] ocf%Zv ou De dwmone naturœ et c son Commentaire sur la hiérarchie céleste de S. l>enys t l'Aréopagite. ^ Ce fragment qu'on yerra plus loin ^ n^a malheureusement presque pas d'importance, et ne nous donne aucune lumière Sur le liyrè que aous ayons perdu. 11 semble que ce devait être un traité spécial sur l'une des questions qui remplissent le De divisione naturœ ; l'àme sortant de Dieu et retournant à Dieu , c'est aussi là le sujet du De dmsione mUurcB et de toute la philosophie de Jean Scot. Cette grande question eût sans doute été , dans ce livre , l'objet d'une étude plus particulière.
5.° Nous n'avons pas non plus son ouvrage sur l'Eucharistie , De corpore et sanguine Domini^. Bràlé par