‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 50 sur 224 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

a composé un grand nombre de vers. Ils soni, ainsi que sa prose, très-reconnaissables au mélange de grec et de.latm : il y a souyent deux ou trois vers grecs, qui se suivent au milieu d'une pièce latine. On en a [mbiié à difiérentes époques. Usser d'abord, dans le liyre intitulé Epistolarum MberrUcarum sylloge, a donné, avec une pièce sur l'Aréopagite, une autre pièce , dans laquelle J^uql Scot dédie à Charles le Chauve sa traduction des œuvres du grand mystique.^ Duçange et Mabillon ont aussi fait connaître quelques-uns de ses vers , ils sont écrits à la louange du pape Jean VIII et d'Hincmar de Rheims , et se trouvent ea tète d'un ancien glossaire grec et latine. Après eux , M. de Sainte-Palaye, voyageant en Italie, trouva au Vatican sept poëmes, d'une main du ck>uzième siècle; il les fit copier et les con^muniqua à Dom Rivet, qui y reconnut facilement la manière de Jean Soot^. M. Angélo Mai a publié récemment treize morceaux poétiques , découverts par lui dans les palimpsestes du Vatican 4. Or, de ces treize morceaux, il y en a sept qui semblent être ceux-là même qui avaient été copiés par Sainte-Palaye , et dont V Histoire littéraire de la France a donné l'analyse ^. Les sept

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