CHAPITRE IV. Mi
Ouvrons cette étude par les pa|ples des saintes Écritures. 11 est juste et convenable de faire ainsi; ce doit être là le point de départ de toute recherche de la yéritë. *
Le très-divin prophète Moïse dit au premier livre de la Genèse : In principio fecit Deus cœlum et terrant. Cette phrase a longuement exercé l'esprit ingénieux des commentateurs. Pour les uns^ le ciel est tout l'univei» spirituel déjà formée et la terre l'univers matériel déjà formé aussi et constitué. Il y en a d'autres pour qui ces deux mots désignent paiement le monde des esprits et celui de la matière; mais ce monde n'existe encore qu'en puissance , il attend la forme qui lui donnera l'être. D'autres, enfin, ne voient sous ces deux termes que la création visible, laquelle se compose, en effet,. de deux principes, la matièi^ et l'esprit, la terre et le ciel. Pour moi, dit le Maître, sans entrer inutilement dans la discussion de ces difp férents commentaires , voici le sens que je donne à la phrase du texte sacré : Je crois que le ci^|Éi| la terre sont précisément les causes premières que nous cherchons , et que Dieu le Père a créées et déposées dans le FUsy nommé ici du nom de Principe : Dieu a créé dans le Principe le ciel et la terre. ^
Il ne faut pas croire que ce soit la même chosne de