‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 97 sur 224 · Ibidem, Kb. UI, 23, p · texte numérisé non relu

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lequel on. ne voit que Dieu , comme on ne yoit que la lueur du soleil, quand l'air disparaît dans la luniière. qui l'inonde. Non pas que Dieu ne soit dès aujourd'hui présent en toutes choses; mais, depiiis la chute ^ chargés que nous sommes des pensées de la chair y l'esprit obscurci de vaines imaginations , ce diyin speclacle nous est caché jusqu'au jour de la grâce. Quand on parle de ces questions si sublimes, les hommes qui vivent charnellement, s'emportoit aussitôt et s'écrient : « Doctrine insensée! Quoi! le Dieu «invisible, immatériel, incorruptible, peut descendre « de lui-même et se créer en toutes choses ! il est des- « cendu dans toutes les misères, dans toutes les cor- « ruptions de ce monde! " Ils parlent ainsi, parce qu'ils vivent eux-mêmes misérablement et loin de la vérité. Oui, en efiPçt, quand la vérité ne nous éclaire pas, nous ne voyons que mal, misère, corruption, erreur; mais ceux qui vivent pieusement , et pieusement comprennent la science, aperçoivent le monde tout illuminé par des clartés merveilleuses, ils le voient tel qu'il est en Dieu, bon, pur, parfait, immaculé, et cette doctrine, obscure pour les autres, les enchante, de la plus douce lumière.^ . • .

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