‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 96 sur 224 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

et nous ne pouvons pas ne pas le rencontrer partout.

La première nature, celle qui n'est pas créée et qui crée, c'est Dieu, nous l'avons vu; la quatrièn^e, celle qui n'est pas créée et qui ne crée pas, nous verrons que c'est encore lui. Entre ces deux extrémités, que notre pensée divise en les contemplant, mais qui sont inséparablement unies, entre le Dieu principe uniTOTsel, et le Dieu vers lequel tout aspire, il y a la création. Nous l'avons divisée en deux natures , celle qui est créée et qui crée , celle qui est créée et qui ne crée pas. Là encore nous rencontrons la nature divine: dan» les causes premières , elle crée et elle est créée , car c'est elle-même qu'elle crée ; dans les effets de ces causes, elle est créée et elle ne crée pas. >

Mais qu'il faut un esprit pur et d^agé des imagiginations terrestres à celui qui veut s'élever jusqu'à ce mystère I Pour comprendre parfaitement comment Dieu est à la fois éternel et créé , il faudrait monter, comme Moïse j sur la montagne, sur les sommets de la contemplation, m summitatem theoriœ^ ; il faudrait la grâce qui ravit et illumina S. Paul. Pour voir Dieu tout entier en toutes choses , il faudrait la béatitude du paradis, et cette pure vision de Dieu, que le Verbe incarné est venu nous rendre par la rédemption. Nous^ le verrons donc un jour, ce spectacle ineffable, dans

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