LE CHIEN, LE RENARD ET LE LAPIN
Maître chien, sur l'herbe couché, Dormait sans crainte de dommage, Maître renard, sous un arbre caché, Guettait selon son vieil usage,
* Cette fable rappelle naturellement par sa forme celle du renard et du corbeau, mais comme il est aisé de s'en apercevoir, elle s'en éloigne complètement par l'idée. Il va sans dire que je n'ai nullement la prétention de rivaliser avec l'immortel fabuliste.
J. El C de P-R.
Tout à coup, l'on entend du bruit
Au bord d'une noire ravine ;
Le rusé renard se tapit, Mais le mâtin prend une fière mine (Il flairait, je suppose, une grande aventure).
Le léger bruit se répéta, Car un jeune lapin fit le brave et sauta
Tout près de la ravine obscure.
Alors, oubliant le danger, Le chien, d'un bond, s'élance. . . et tombe dans l'abîme.
Le lapin fuit, mais le renard léger Le poursuit à son tour et le fait sa victime.
Il faut penser y mon cher lecteur, Avant que Von se détermine :
Avant que de courir , hélas ! à sa ruine, Il faut être calculateur.
Premio-Real.