ATION
s'en retournèrent tout comblés de joie à Jérusalem, selon l'ordre qu'ils en avaient reçu ; et ils étaient sans cesse dans le temple, louant et bénissant Dieu, lau doutes et benedicentes Deum (Marc, XVI, 19, 20; Luc, XXI Y, 50-53; Act.y I, 6-12).
L'Eglise donne communément le nom d'Ascension à celle entrée triomphante d è Jésus-Christ dans le ciel. Ce mystère ineffable, qui est comme la consommation et la clôture de tous ceux qu'il a opérés durant le cours de sa vie mortelle, s'est accompli sur le plus haut de la montagne des Oliviers, à une demilieue ou environ de Jérusalem; celte montagne était à l'orient de la ville, et par conséquent à l'opposite de celle du Calvaire, qui était à l'occident. L'Ascension arriva le jeudi 26 mai, l'an Irente-iroisième de l'âge de Jésus-Christ et le vingt-neuvième de l'ère commune : ce fut le quarantième jour depuis sa résurrection glorieuse, dix jours avant qu'il envoyât à ses disciples le Saint-Esprit, leur consolateur. Toute l'antiquité a rendu témoignage que Je us-Christ est monté au ciel sur le sommet de la montagne que je viens de nommer; et c'esl ce qui a porlé Hélène Auguste, mère très-pieuse du grand Constantin, à faire élever dans ce lieu un temple somptueux et magnifique à l'honneur du Dieu sauveur des hommes, qui, après avoir détruit le péché, avait encore triomphé de la mort.