‹ Scripturae sacrae cursus completus -- plurimis annotantibus presbyteris ad decendas levitas -- ann. simul et ed. J.-P. MigneChapitre 48 sur 157 · EXPLIQUÉ · texte numérisé non relu

EXPLIQUÉ

On a vu dans notre journal du premier mai 1778, pag. 379 et suivantes, non seulement les mollis qui ont engagé M. l'abbé du C. D. L. M. à donner une nouvelle explication de la Bible, mais encore le plan judicieux qu'il a cru devoir adopter, et qu'il a commencé (2) d'exécuter avec beaucoup de succès; il ne s'en écarte point dans le développement de V Exode. « Nous y établissons, dit-il lui-même , la divinité de la législation de Moïse ; nous eu apportons des témoignages qui ne doivent pas paraître suspects aux incrédules, puisqu'ils sont tirés de leurs propres aveux; leurs difficultés mêmes se changent pour nous en preuves; ils triomphent du massacre dont ils accusent les lévites; mais le lecteur impartial, qui lira nos réponses à ce sujet, ne pourra s'empêcher de convenir que nous sommes beaucoup mieux foulés à triompher de l'ignorance des auteurs de pareilles objections. Nous démontrons la possibilité et la vérité des miracles que raconte le divin historien ; nous insistons principalement sur celui du passage de la mer Rouge, contre lequel nos philosophes ne cessent de s'élever; nous leur prouvons que la mémoire de ce grand événement s'est conservée, non seulement parmi les Hébreux et dans les livres sacrés, mais encore parmi les profanes et dans les histoires des ennemis du peuple de Dieu ; nous leur faisons voir, par la position des côtes et par la direction des vents , qu'il n'a pu être l'effet du flux et du reflux. 11 ne nous est donc pas bien diflicile de faire semir l'énorme différence qu'il y a entre le passage des Israélites par la mer Rouge et celui d'Alexandre le Grand par la mer de Pamphylie. Nous traçons le tableau effrayant des dix plaies d'Egypte , et nous montrons que la réalité de ces terribles fléaux remportait de beaucoup sur la

représentation Nous examinons soigneusement le

combat de Moïse avec les mages ou lettrés d'Egypte ; nous faisons voir que, tandis que le législateur des Juifs opère des miracles surprenants, qui supposent

(1) Les autres journaux ont aussi parlé favorablement de ['Exode expliqué. On peut consulter le Journal ecclésiastique, novembre, décembre 1779, et janvier 178); le Journal de Paris, 9 mars 1780: le Journal de liliérature, des sciences et des arts, année 1780, n° 6; les annonces de Paris ou le Journal général de France, mois de juin 1780, le journal des savants, septembre 178(., etc., etc., etc.

Si donc l'on ne rapporte ici que l'extrait du Journal Encyclopédique, c'esl que l'on veut abréger et éviter les répétitions. D'ailleurs, il n'est pas d'ouvrage périodique qui saisisse mieux que celui-ci le plan des productions qu'il analyse, et qui en donne l'aperçu avec plus de clarté et de méthode. Il a aussi l'avantage de faire connaître l'état de la littérature de l'Europe entière, et il est le plus répandu de tous les journaux.

U) Voyez la Genèse expliquée d'après les l:xles primiafSfVXC. dont nous avons rendu compte dans le Journal cité. .\ote du journaliste.

le bouleversement de la nature entière, ces demi rs ne sont que comme d'habiles charlatans et des joueurs de gobelet, qui en imposent aux yeux de la crédule populace. Enfin, nous donnons des calculs sur les frais du tabernacle de Moïse et du temple de Salomon, sur la population du pays des iMadianites et de la Palestine, qui pourront, je pense, contenter nos économistes. L'ouvrage est terminé par une dissertation sur ïharé et Abraham, où l'on a occasion d'examiner le nouveau système de l'inspiration partielle des livres saints. > Présentons quelques-uns des articles les plus remarquables de cet ouvrage.

Suivant la Yulgate de l'Exode (I, 9, 10), le roi d'Egypte dit à ses sujets : Vuilà le peuple des enfants d'Israël qui est devenu plus nombreux et plus fort que nous. Venez , opprimons- tes adroitement , de peur qu'ils ne se multiplient encore davantage , et que si nous nous trouvons attaqués par nos ennemis, ils ne se joignent à eux, et qu'après nous avoir vaincus, ils ne sortent de l'Egypte : Expugnatisque nobis eyrediatur de terra. Les textes arabe et syriaque, cités et traduits en latin par notre auteur, portent :

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