‹ Scripturae sacrae cursus completus -- plurimis annotantibus presbyteris ad decendas levitas -- ann. simul et ed. J.-P. MigneChapitre 6 sur 157 · ACE · texte numérisé non relu

ACE

pratiquait dès l'Age de quarante ans? Cest par la foi que lorsque Moïse fut devenu grand, il renonça à ta qualité de fils de la fille de Pharaon; et qu'il aima mieux être affligé avec le peuple de Dieu , que de jouir du plaisir si court qui se trouve dans le péché, jugeant que rignominie de Jésus Christ était un plus qumd trésor que toutes les richesses de l'Egypte, parce qu'il envisageait la récompense [lléb., }.l , v. 2i, 25 el 20). Pénétré jusqu'à ce point de ce que Jésus-Chrisl devait faire el souffrir, el des suiies que ses souffrances ?X ses travaux devaient avoir , n'était il pas naturel, quand même il n'aurait pas été inspiré, qu'il en remplît ses écrits; et ne serait il pas fort étrange qu'il eût tenu une autre conduite? Aussi les vé.itables Israélites avaient-ils de lui celle idée. Nous avons trouvé, dil Philippe à Nathanael, celui de qui Moïse a écrit dans ta loi el que les prophètes ont prédit; savoir : Jésus de Nazareth, fils de Joseph (Jean. I, 45).

11 ne serait pus moins étonnant que Dieu eût parlé d'autre chose dans ses Ecritures. Comme il n'a jamais considéié les hommes que par rapport à son Fils, il est nécessaire qu'il en ait toujours été occupé. Il ne voit que lui depuis qu'il e.>>l verni : il ne voyait aussi que lui avant s» venue. Il ne justifie maintenant que ceux qui croient el qui espèrent en Jé.-us- Christ : il ne justifiait autrefois que ceux qui avaient la même foi et la même espérance. 11 exige de nous que nous prenions part à ses souffrances et à ses ignominies : il a toujours exigé la même chose do tous les saints. La vraie piété a été dans lous les temps inséparable de l'attente d'un vrai libérateur et d'un vrai sauveur, ennemi des passions des hommes, incapable de les favoriser, et assez puissant pour les guérir. Sans celle lumière el sans eetlc espérance, on aurait toujours vécu dans Terreur; ou n'aurait eu que de fausses idées des biens el des maux ; ou n'aurait pu connaî re la véiitable justice, ni les moyens de l'acquérir ; on aurail ignoré en quoi l'on déplaisait à Dieu et par quelle voie l'on devait retourner à lui.

Les prophètes étaient instruits de tout, el le même Esprit qui leur révélait distinctement les vérités salutaires, en metiaiU'amour dans le cœur de lous les juales, qui, avec une connaissance plus confuse d'un médiateur, avaient les mêmes sentiments sur tous les points de morale que les prophètes, et n'espéraient leur réconciliation que par les mérites du même libérateur.

11 est donc clair que les patriarches, les prophètes el les anciens justes n'avaient point une autre loi, ni une autre religion (jue la nôtre. Ils s'appuyaient sur les mêmes promesses ; ils aimaient les mêmes biens; ils se regardaient également étrangers sur la lerre cl citoyens de la même cité céleste. Ils soupiraient après la venue du même Sauveur, que nous avons reçu ; el ils ne comptaient d'ère justifiés que par la foi, el non par les œuvres de la loi , ni par les effort.-, de la nature. C'étaient des hommes évangéliqms

PRÊFACK.

avant l'Evangile, et des chrétiens en esprit avant que le Christ eût paru dans la chair.

11 est vrai que la loi, comme un corps étranger et hors d'œûvre, s'est venu placer entre les promesses et leur exécution. Mais bien loin de les abolir, elle les a retracées sous des figures propres à rendre la foi plus sensible et plus vive; et eu attendant qu'elle pût enfanter l'Evangile dont elle était toute remplie, elle en couvrait les vérités et les mystères sous des voiles que les Juifs spirituels perçaient aisément.

Pour le corps de la nation , la loi a éié une occasion, quoique innocente, de mépri-e. Car cette loi exigeant toujours les œuvres, sans marquer clairement le seul moyen de les accomplir, qui est la grâce du Sauveur; insistant fortement et sans cesse sur des pratiques extérieures, sans parler que faiblement de la justice intérieure qui vient de la foi; exallant avec pompe les biens temporels et tenant cachés les biens éternels, elle les arrêtait beaucoup sur tout ce qui n'est que superficiel et visible , pendant qu'ils négligeaient les choses plus importantes, et qui étaient au-dessus de leurs sens.

Les Israélites charnels étaient dignes, par leur orgueil et par leur injustice, de cette espèce de séduction. Car Dieu parlait à l'insensé selon sa folie, cl proportionnait ses promesses à la disposition de son cœur. Il découvrait dans les Juifs un amour violent pour les faux biens, et un grand dégoût pour les biens véritables. Par là, ils méritaient qu'on leur mon'rât peu les vérités qu'ils n'aimaient pas, cl qu'on leur proposât des récompenses temporelles, qui seules pouvaient attacher leur cœur terrestre, el par lesquelles seules ils se croyaient bien payés.

Riais la miséricorde divine avait suscité la suite des prophètes pour lever le voile que la lui avait jeté sur la religion des patriarches, el pour en conserver la tradition. Ils s'élevaient au-dessus de la loi, et donnant, pour ainsi dire, la main gauche aux patriarches qui avaient été les premiers dépositaires du vrai culte, el la main droite aux apôtres, ils formaient une chaîne perpétuelle et non interrompue, et rendaient à l'Evangile le dépôt entier de leurs ancêtres.

On suppose uVms ce petit traité le lecteur instruit de toutes ces vérités, el l'on esl persiflulé qu'il ajoutera encore de lui-même beaucoup de preuves à celles qu'on a cru en devoir rapporter dandCrCtte préface, surtout s'il est un peu versé dans la lecture des saints pet es , qui ont tous enseigné cette même doctrine et l'ont fait passer des apôtres à nous. Mais en supposant le principe, on n'a eu en vue que iV^.n faciliter l'application, et d'aider la piété des iidèles à trouver Jésus-Christ dans les anciennes Ecritures, où ils étaient déjà bien convaincus qu'il est renfermé. Les règles qu'on propose pour cela , accompagnées de quelques exemples choisis, dont on espère (pie l'application paraîtra assez naturelle et assez claire, pourront être de quelque utilité à ceux qui s'occupent de la lecture des livres saints. On ne les donne point

comme un ouvrage complet qui renferme tout es qu'on peut désirer sur ce sujet ; mais plutôt comme un essai qui invitera les personnes habiles à y ajouter ce qu'elles trouveront qui y manque. A ces règles, qui font un traité séparé el comme la première parlie de ce livre, on a ajouté des réflexions tirées do Pexpliealion du psaume Cl sur la conversion des Jnif> à Jésus-Christ. On les a crues fort propres à faire entrer dans l'application des règles précédentes, et à faciliter l'intelligence des Ecritures qui présentent partout ce grand objet et ce merveilleux événement du rappel général des Juifs, qui, selon saint Paul (/tom.,XI, v. 12 el 15), doit faire un jour la consolalion et les richesses de l'Eglise chrétienne, et auquel par conséquent il ne nous esl pas permis d'être indifférents, après que les justes de l'Ancien Testament se sont intéressés d'une manière si vive et si tendra pour la conversion des Gentils, quoiqu'ils sussent qu'elle deva't coûter fort cher à leur nation.

Il ne nous reste plus que de demander à Dieu qu'il daigne répandre sa bénédiction sur ce petit ouvrag *, que le seul désir de lui plaire el d'êlrc de quelque secours à ses serviteurs, a fait entreprendre; et qu'il devienne lui-même notre guide, notre maître , notre lumière, en nous donnant à tous, non seulement l'intelligence et le vrai goût des Ecritures, mais l'amour et la pratique des vérités qui y sont renfermées (1). c Seigneur, mon Dieu, soyez attentif à ma prière, < t que voire miséricorde exauce le désir de mon cœur, puisque l'ardeur qui le presse ne regarde pas mon seul intérêt, mais aussi celui des autres, à qui la charité fraternelle lui fait désirer d'être utile. Faites par votre bonté que je trouve grâce en votre présence, afin que les secrets de votre sainte loi me soient découverts, lorsque je m'efforcerai de les entendre [et de les expliquer aux autres].... Je vous en conjure par celui qui est assis à voire droite, qui sans cesse pria pour nous, et en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. C'est lui que je cherche

dans vos saintes Ecritures Votre divine parole

est toute ma joie, et elle m'est plus agréable que tous les plaisirs de la terre. Donnez-moi donc ce que j'aime; car il est vrai que je l'aime, el c'est vous qui me l'avez fait aimer.,... Que je reconnaisse, mon Dieu, tenir de vous toutes les découvertes que j'aurai pu faire dans vos livres sacrés Que je sois

fidèle à vous rendre un hommage parfait des pensées

(l) Domine Deus meus, intende orationi meae, el mfsericordia tua exaudiat de'sideriuin meinn, quoniam non milii soli a'stuai, sed nsui vull esse fraternae caritati ... Placent in conspeelu misoriconliat! tuai iuvenire me gratiam ante te, ut aneriantur | ulsanti midi i iteriora sennonuin luorum.... Per ému le obsecro, qui sedet ad dexteram luam , el te interpellai pro nobis, in quo sunt omnes Ihesauri sapienthe el scientia; absamdili. Ipsum quœro in libris tuis.... Ecce vox tua gaudiuin nieum; vox tua super alïlueutiam volupla- Uun. Da quoamo : amo enim; et hoc tu dedisti.. . Confilcar libi quidquid invenero in libris luis.... Sacrifieem libi famulalum cogitalionis et liagua? meai ; et da quod ofleram libi. Inoj s euiin et pauper sum , el tu dives in omnes invocanles le. Circurackle at> omni lemeritate, omnique inendacio, inieriora et exleriora labia mea. Suit, castoe deliçia; mua,*, scriptura? lua; ; nec f&Uar in eis , nec fallaifi ex ci?..

UECLES

et des paroles que vous m'aurez inspirées pour l'utilité (Je vos serviteurs. Donnez-moi ce que vous savez agréable que je vous offre ; car je suis pauvre et misérable, et vous répandez vos richesses sur tous ceux qui vous invoquent. Préservez mon esprit et

ma langue de toute erreur et de tout mensonge. Que vos saintes Ecritures soient toujours mes chastes et innocentes délices. Que je ne sois point trompé en elles, et que je ne trompe point les autres par elles. > (S. Aug. Conf. L. XI, c. 2.)

POUR L'I&J7ELLÏGENCE

Jésus-Christ est la fin de la loi. Il est figuré et prédit

dans les événements et les prophéties de l'Ancien

Testament. Rom., X, 4; 1 Cor., X , 5, C, 9 et \ 1.

Rien n'est plus vrai que ce que nous avons appris

de l'apôtre saint Paul , que Jésus-Christ est la lin de

la loi; qu'il est prédit et figuré dans tout l'Ancien

Testament ; que les prophètes n'ont eu que lui en

vue; et que l'on n'entend pas les Écritures qui l'ont

précédé, si l'on ne l'y découvre partout , et si l'on se

contente d'une interprétation qui ne conduise pas

jusqu'à lui.

Dangereuse erreur de regarder les applications que les apôtres font de f Ancien Testament à Jésus Christ comme de simples convenances.

C'est une erreur , ce me semble , d'une très-dangereuse conséquence, que de penser que l'application que saint Paul fait à Jésus- Christ de plusieurs passages de l'Ancien Testament n'est pas conforme au sens véritable de ces passages; mais qu'elle n'est qu'une simple convenance, semblable à peu près à des citations tirées des auteurs profanes, qui ont des objets très- différents dans le premier et le second usage, mais qui sont transportées du premier qui était le naturel , au second qui est étranger , par une application arbitraire.

Si cela est, saint Paul n'a pas entendu le vrai sens de l'Écriture; ses preuves n'ont rien de solide; il attribue au Saint-Esprit, qui a parlé par les prophètes , une intention qu'il n'a point eue ; il a vu Jésus Christ où il n'était point; il nous trompe, en nous citant des témoins qui déposent tout autre chose ; il abuse des Écritures en les détournant à des sens arbitraires; et il nous apprend par son exemple à les tourner comme il nous plaît , sans nous mettre eu peine , non plus que lui , si nous allons jusqu'à la vérité, ou si nous sommes seulement éblouis par •'apparence et par la seule conformité des expressions. Il ne mérite plus d'être cru sur sa parole, puisqu'on peut se délier de son exactitude et de son discernement, et qu'on petit môme nier ce qu'il avance, et Ôtre mieux instruit que lui du sens de

l'Écriture. Il rend suspectes les preuves les plus certaines, par le mélange de celles qui ne concluent rien , n'avertissant jamais de la différence qui est entre elles; ne donnant point de règles pour les discerner; et fondant également sur toutes la doctrine et la morale chrétienne. En un mol, il n'est plus un homme inspiré, un homme divin, un homme instruit par Jésus-Christ même, et son Evangile n'est point la parole de Dieu, s'il cite comme vrai, comme inspiré, comme divin, comme la parole de Dieu, ce qui n'est qu'une imagination humaine cl une convenance purement extérieure, et sans aucun solide fondement dans l'Écriture. Car il n'y a point de milieu entre ces deux propositions : Saint Paul voit le véritable sens des endroits qu'il cite ; saint Paul ne le voit pas. S'il le voit, pourquoi en doutons-nous? S'il ne le voit pas, pourquoi le regardons nous comme un homme en qui Jésus-Christ parle , et dont tous les di?cours sont exactement vrais?

On aurait dû se convaincre par l'autorité du premier des apôtres, que l'Écriture étant vraiment divine, ce n'est point par une interprétation humaine qu'elle doit être expliquée. Vous devez vous persuader avant toutes choses, dit-il, que nulle prophétie de ÏÉailure ne s'explique par une interprétation particulière. Car ce n'a point été par la volonté des hommes , que les prophéties nous ont été anciennement apportées ; mais c'a été par le mouvement du Saint-Esprit que les saints hommes de Dieu ont parlé ( II Pierre, 1 , 20, 21 ) . Lo moyen donc le plus sûr pour entendre les prophètes est de consulter les apôtres , à qui Jésus-Christ a révélé ce qu'il y a de plus caché dans les Écritures, en leur communiquant le môme Esprit qui a parlé pu* les prophètes (Luc, XXIV, 45 ) , et en les rendant eux-mêmes plus que prophètes, aussi bien que suim Jqan (Jean, XX, 22).

objection. — Plusieurs des applications que fait saint Paul paraissent peu naturelles.

Mais si l'on considère plusieurs des preuves et des citations de l'Apôtre , elles paraissent dans les lieu* d'où il les tire, avoir un autre sens plus simple, phil

naturel , plus lié avec ce qui précède el ce qui suit ; et l'on a beaucoup de peine à les concilier avec le texte original, à l'égard duquel elles semblent étrangères et forcées. Voilà, dit-on , ce qui nous porte à ne les regarder que comme de simples convenances qu'il ne faut examiner, ni prendre à la rigueur.

kéî'Onse.— // suffit de savoir que le Saint-Esprit a donné à saint Paul l'intelligence des véritables sens de l'Écriture.

Mais ceux qui parlent ainsi, sont-ils prophètes? Sont-ils apôtres? Est-ce à eux que la clé de la science a été confiée ? Est-ce à eux que Jésus-Christ a ouvert l'esprit , et a donné l'intelligence pour entendre les Écritures? Est-ce sur eux qu'il a souillé, pour leur communiquer l'Esprit saint qui a parlé par les prophètes ? Est-ce sur eux qu'il l'a répandu avec plénitude, au jour de la Pentecôte ? Ont-ils éié envoyés aux nations pour les instruire du grand mystère de Jésus- Christ , caché dans tous les siècles et manifesté par l'Evangile? Savent-ils mieux ce que les prophètes ont pensé, que l'Esprit mémo qui les a instruits? Esl-il bien étonnant qu'ils ne découvrent pas sous la surface de la lettre, les profondeurs que la sagesse divine y a cachées, cl qu'elle a révélées à ses apôtres?

Au lieu de conclure témérairement que le sens attribué par saint Paul, ou par un évangcliste, à quelques passages de l'Ancien Testament, n'est pas le \iai, parce qu'il parait moins simple cl moins naturel qu'un autre, qu'on croit être le littéral : on devrait au contraire tirer celte conséquence, que le sens qui s'offre d'abord à l'esprit, et qui paraît conforme à la lettre, n'est ni le plus vrai , ni le plus important, puisque saint Paul en découvre un autre plus sublime, plus conforme aux desseins de Dieu, plus essentiel à l'Écriture, plus certainement compris dans la révélation.

Et en effet , rien ne doit rendre un habile théologien plus circonspect cl plus réservé, dans les endroits même qui paraissent n'être susceptibles que d'un sens historique el purement littéral, que de voir plusieurs endroits semblables, pleins de richesses el de mystères , lorsque saint Paul les explique par une lumière divine, quoiqu'ils parussent fort simples avant que cet apôtre eu eût découvert les profondeurs.

Exemples d 'endroits fort simples ou saint Paul découvre de grandes profondeurs. I. Melcliisédech»

Qui de nous , par exemple, eût songé qu'il y eût autant de mystères dans le silence de Moïse sur la généalogie de Melchisédech et sur la manière imprévue dont il l'introduit dans l'histoire d'Abraham (Gen., XIV, 18, 19 el 20), et le fait ensuite disparais re, que saint Paul en a remarqué dans l'Épître aux Hébreux (/!#., VU, 5) ? Mais rien n'était plus propre à servir de figure au Fils éternel du Père, qui n'a ni commencement, ni fin, el dont on ne peut marquer ni ce qui le précède, ni ce qui le suit (//>., Vil, 25, 2i) ; dont le sacerdoce est unique, perpétuel, immuable,

DES SS. ÊCMTURES. 18

sans successeurs, indépendant de h loi de Moïse (Uéb., Vil, 9, 18), supérieur au ministère de Lévi (Ibid., 6) ; qui bénit le fidèle Abraham, le dépositaire des promesses et en qui toutes les nations devaient être bénies ; qui est en même temps prêtre du Très- Haut , cl le roi de justice el de paix (Ibid. ,2); qui ne règne que par son sacerdoce, et qui n'est prêtre que pour régner.

Selon noire sagesse , c'était une faute contre l'histoire d'avoir omis des circonstances qui paraissaient essentielles ; mais notre sagesse comparée à celle de Dieu n'est qu'une folie; et ses pensées sont plus éloignées des nôtres que le ciel ne l'est de la terre.

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